◊ Présentation du texte : L’utopie de l’actuel est le poison mortel de notreZeitgeist. L’idéal d’un peuple sans histoire, posé comme gage du bonheur, lui sert de consensus idéologique. À la différence des peuples premiers témoignant d'une supra-historicité en ce qu’ils sont structurés par des activités traditionnelles signifiantes et que leur tissu relationnel est hors de toute logique étatisante (cf. Clastres), la mystification individualiste, considérant les rapports sociaux constitutifs de notre humanité comme stables et non comme historiques, est quant à elle manifeste d'une infra-historicité. Si l’utopiste est bien ce penseur ignorant des déterminations historiques et des conditions de réalisation de ses projets, ignorance due, précisément, aux conditions historiques dans lesquelles il se situe, l’utopiste de l’actuel manifeste bien le dernier maillon de l’occidental qui croit à unmeilleur des mondes pour mieux se détourner des enjeux contemporains et des formes historiques pour leur répondre. Son indécision ne renvoie-t-elle pas à celle d'Hamlet qui, ne pouvant reprendre l'armure de son père, mais ne pouvant non plus consentir à Claudius, n'a pour l'éternité que le recours au soliloque ? Et pourtant l’exigence d’une maîtrise par les hommes du sens de leur existence, si elle ne passe ni par un déni artificiel du passé ni par une fétichisation de celui-ci, doit-elle pour autant balancer entre obéissance ou démence ? L’analyse comparative des événements de 1848 chez Marx et chez Flaubert, menée ici par l'historienne des idées Françoise Gaillard, nous amènera à considérer le dilemme entre agent et auteur de l’histoire. L'histoire ne se répète pas, nous dit Marx, sauf à se caricaturer. En pensant conjointement le sens historique et sa négation, Flaubert nous invite néanmoins à reprendre cette problématique à nouveaux frais. Flaubert est en effet loin du cliché de l’esthète (il avait juste choisi d’être artiste avant tout) : si cet esprit voltairien caricaturait férocement avec M. Homais cet héritage, il n’y avait dans cette apparente contradiction que la hauteur de vue d’un auteur trop intelligent pour ne pas voir que toutes les doctrines, et même les meilleures, se dégradent si on les fige dans des formules sommaires et toutes faites. En effet il nous livre avec Salammbô un regard sur son temps en une stratégie d'écriture indirecte. L'archaïque apparaît dès lors comme détour, comme moyen méthodologique de penser l'avenir en d'autres termes que ceux programmés par la dernière révolution survenue ; la prise en compte de l'arkhè jette le fond des choses comme base du futur : « Comme le révolutionnaire, le réactionnaire ne voit dans la révolution qu'un événement politique. Le conservateur au contraire, qui voit l'événement historique, reconnaît derrière la révolution l'événement spirituel qui l'accompagne, qui en est la transposition ou l'origine, — et ceci quand bien même l'esprit de la révolution aurait été, d'abord, des plus équivoques » (Moeller van den Bruck).
cuisine Dadi, coup de gueule, diététique, médecine dessin peinture culture psychologie divers
lundi 20 juin 2016
dimanche 12 juin 2016
dans cette histoire sur l'enfant et le smartphone

Les smartphones rendent-ils les enfants complètement idiots ? A priori, non
| juin 2016 | 12 min |
Il est fréquent de voir de jeunes enfants
interagir avec des écrans tactiles. Mais quel effet le temps d’écran
prolongé a-t-il sur eux ? (Partie 1)
Les petits doigts de Jessica glissent sur la surface de l’iPad,
faisant défiler les photos jusqu’à afficher une vidéo particulièrement
divertissante : un clip de 12 secondes dans lequel on la voit se
dandiner maladroitement sur « Single Ladies », le morceau de Beyoncé. La
petite fille de 18 mois tape sur « lecture » avant de laisser échapper
un cri de joie.Après avoir visionné deux fois la séquence, elle revient à la page d’accueil et ouvre l’application YouTube pour regarder un épisode du dessin animé coloré Billy Bam Bam. Arrivée à la moitié, elle le délaisse pour une partie de Yo Gabba Gabba!, un jeu mobile dans lequel des fruits anthropomorphes s’aventurent dans le ventre d’un personnage.
Comme de nombreux parents, elle s’inquiète à propos de l’obsession de son enfant pour les écrans. Elle voudrait savoir quelles sont les activités les plus appropriées pour elle, et après combien de temps elle doit l’en écarter.
Il s’est écoulé six ans depuis le lancement de l’iPad et, avec lui, la renaissance des tablettes tactiles. Les choses sont allées trop vite pour la recherche académique, ce qui signifie qu’il est difficile de déterminer l’impact à long terme de l’exposition d’un jeune cerveau aux tablettes et aux smartphones.
Certains experts craignent que ces appareils, lorsqu’ils sont utilisés d’une certaine manière, nuisent au développement du cerveau des jeunes enfants en affectant potentiellement leur attention, leur contrôle moteur, leurs facultés de langage et leur vision – tout particulièrement chez les moins de cinq ans, qui sont l’objet d’un développement cérébral intense.
Les entreprises de technologie et les développeurs d’applications ont fait des prouesses marketing sur le sujet, en accolant des mots comme « éducatif » ou « e-learning » à leurs produits, la plupart du temps sans aucune base scientifique. Mais que sont supposés faire les parents ?
À tâtons
Les gens ont toujours eu peur des nouveaux médias. Il y a près de 2 500 ans, Socrate décriait la diffusion de l’écriture, arguant qu’elle éroderait la mémoire et la connaissance humaines. Au XVe siècle, c’est l’imprimerie qui agitait les esprits. Les moines bénédictins, auxquels la rédaction de manuscrits bénéficiait grandement, se dressèrent contre l’imprimerie mécanique, dont ils avançaient qu’elle risquait d’enflammer les jeunes esprits influençables.Quand la radio fit son apparition, elle aussi fut perçue comme une menace. On l’accusait de distraire les enfants de leurs devoirs d’école. Un article de 1936 paru dans le magazine anglais Gramophone rapportait que les jeunes avaient « pris l’habitude de partager leur attention entre la tache rébarbative de leurs devoirs d’école et le plaisir irrésistible provoqué par le haut-parleur ».
Cependant, peu de technologies ont envahi nos vies – et celles de nos enfants – avec aussi peu de remous que l’informatique mobile, incarnée le plus souvent par les smartphones ou les tablettes. Ces appareils ont la taille idéale pour être manipulés par de petites mains, et les écrans tactiles sont simples d’utilisation pour des petits doigts. Sans compter la foule de choses qu’il est possible de faire avec : regarder des vidéos, jouer à des jeux, dessiner et communiquer avec des proches qui se trouvent à des milliers de kilomètres de là.
Cet appareil est-il diabolique ?
Les conséquences de l’utilisation à long terme de tels appareils ne sont pas claires. L’Académie américaine de pédiatrie (AAP) a péché par excès de prudence en recommandant de ne pas exposer du tout les enfants âgés de moins de deux ans aux écrans, et fixant la limite à deux heures par jour pour les plus âgés. Des restrictions qui ne prennent pas en compte le nombre de gens qui ont intégré naturellement ces appareils dans la vie de leurs enfants, et qui ne reflètent pas non plus le fait que certaines interactions avec des écrans peuvent s’avérer bénéfiques.
« Si votre enfant est âgé de moins de deux ans et qu’il est exposé à un écran, cela ne causera aucun dommage à son cerveau : il ne va pas devenir idiot », assure Michael Rich, professeur associé de pédiatrie à l’école de médecine de Harvard et membre de l’AAP. « Mais il y a des inconvénients potentiels, et les parents sont tenus d’effectuer une balance bénéfice-risque. » L’AAP est actuellement en train de reformuler ses directives, qui devraient être publiées à la fin de l’année 2016.
Mais pourquoi n’en savons-nous pas plus à propos des risques que courent les enfants en utilisant des écrans ? C’est qu’il y a un souci fondamental à la base de l’ensemble de ce secteur de la recherche : qu’entend-on exactement par « temps d’écran » ?
Tout d’abord, il est important de distinguer les différents types d’écrans : parlons-nous d’un écran de télévision, de celui d’une tablette, d’un smartphone ou bien d’une liseuse ? Ensuite, la nature du contenu est importante : s’agit-il d’un jeu de dessin interactif, d’un e-book, d’un appel sur Skype avec grand-mère ou d’un dessin animé regardé en streaming sur Netflix ? Enfin, il faut tenir compte du contexte : y a-t-il quelqu’un pour s’occuper de l’enfant dans la pièce, qui s’adresse à lui pendant qu’il interagit avec l’écran, ou bien est-il laissé à lui-même ?
Les moins de trois ans, en particulier, ont besoin d’un équilibre dans leurs activités.Actuellement, nous disposons de recherches approfondies sur les enfants et leur exposition à la télévision, mais nous ne savons pas encore à quel point elles s’appliquent aux écrans interactifs comme les tablettes et les smartphones. Nous savons certaines choses, cependant. La plupart des spécialistes du développement infantile s’accordent pour dire que même si le temps passé devant un écran peut être divertissant, il n’en découlera pas une expérience d’apprentissage particulièrement riche. Regarder un dessin animé à la télé ou sur une tablette ne fait pas de différence : l’expérience est globalement la même.
Avoir une vidéo en cours de lecture ou la télévision allumée quand un enfant est en train de faire autre chose peut le distraire et l’éloigner du jeu et de l’expérience d’apprentissage qui l’accompagne, affectant négativement son développement. Il a également été démontré que les heures passées avec la télé en fond sonore réduisent l’interaction entre les enfants et leurs parents, ce qui impacte de façon importante le développement de la parole. Ce déport de l’attention soulève de grandes préoccupations : si on confie les enfants à des écrans comme on le ferait à des baby-sitters, ils n’interagissent pas avec les personnes censées prendre soin d’eux ou avec le monde physique. Il n’y a pas tant d’heures que cela dans une journée, et le temps passé devant les écrans l’est au dépend d’activités sûrement plus bénéfiques.
Les moins de trois ans, en particulier, ont besoin d’un équilibre dans leurs activités entre jeux instructifs, exploration de leur environnement naturel, manipulation de jouets matériels et socialisation avec d’autres enfants et d’autres adultes. Le temps d’écran croissant implique de réduire ces autres activités. « Les parents doivent penser de façon stratégique », dit le pédiatre Dimitri Christakis, directeur du Centre pour la santé de l’enfant, le comportement et le développement à l’Institut de recherche infantile de Seattle. « Si votre enfant est éveillé pendant 12 heures et que deux d’entre elles sont consacrées à manger, comment comptez-vous organiser le reste du temps ? »
Le problème, c’est que les tablettes sont aussi attirantes pour les enfants que pour les adultes. Grâce à leur design, leur polyvalence et leurs interfaces intuitives, les tablettes sont idéales pour permettre aux enfants de dessiner, de résoudre des puzzles et de s’amuser n’importe où. Ajoutez à cela les efforts marketing des sociétés spécialisées dans les médias numériques et des développeurs d’applications mobiles – dont le succès se mesure au temps que les gens passent scotchés devant leurs produits –, et vous obtenez un jouet qu’il est difficile de reprendre des mains des enfants.
Beaucoup d’applications sont conçues pour être stimulantes, elles contiennent des récompenses visuelles et auditives amusantes pour chaque mission accomplie. Pour Christakis, cela fait vibrer la corde sensible de notre fierté. En se disant : « Je l’ai fait ! », on ouvre le circuit de la récompense de notre cerveau. « Le plaisir qu’un enfant prend à toucher un écran et déclencher une animation est à la fois édifiant et potentiellement addictif », dit-il.
Dimitri Christakis
Crédits : DR
Crédits : DR
« C’est assez répandu », dit Jenny Radesky, professeure adjointe en pédiatrie à l’université du Michigan. « Cela devient l’outil incontournable, le plus simple à utiliser pour les parents. » Bien qu’utile à court terme, il est important que les jeunes enfants soient capables de développer des mécanismes internes d’auto-régulation, et notamment d’apprendre sans être systématiquement récompensés ou d’être capables de devoir patienter sans stimulation numérique à portée de main.
Dimitri Christakis ajoute que, de façon empirique, lui et d’autres spécialistes voient des patients de plus en plus jeunes utiliser ces appareils de façon compulsive. « Nous savions déjà que l’utilisation abusive d’Internet par des enfants plus âgés et des adolescents est une réalité, et cela prouve que le même schéma peut s’appliquer aux plus petits », dit-il. Il mène actuellement des recherches pour en apprendre plus à ce sujet.
Les problèmes des écrans
Au Centre de recherches neurologiques intégratives de Seattle, une portée de souriceaux roses gigotent en masse derrière leur mère. La famille de rongeurs habite un récipient en plastique transparent rempli de sciure, parmi les centaines d’autres qui sont empilés sur des étagères rotatives. Il s’agit des souris dites « de contrôle » utilisées par Dimitri Christakis, le neuroscientifique Nino Ramirez et leur équipe, alors qu’ils tentent de comprendre l’impact d’une exposition médiatique effrénée sur de jeunes cerveaux.
L’expérience de Christakis et Ramirez
Les résultats sont saisissants. « Les soumettre à ces hyper-stimulations lorsqu’ils sont bébés tend à les rendre hyperactifs pour le reste de leur vie », explique Ramirez. Les souris hyper-stimulées prennent plus de risques et rencontrent plus de difficultés pour apprendre et rester attentives. Elles sont par exemple troublées par des objets qu’elles ont déjà vu auparavant, et ont plus de difficultés à se déplacer dans un labyrinthe. Lorsqu’il leur est offert de prendre une dose de cocaïne, les souris hyper-stimulées se révèlent plus sujettes à l’addiction que le groupe témoin. Ces changements comportementaux sont dues aux métamorphoses de leurs cerveaux.
En théorie, le même phénomène s’applique aux enfants : les surexposer à ces médias – particulièrement à une époque envahie de tablettes au streaming incessant, de vidéos au déclenchement incontrôlable et des jeux interactifs flashys – peut causer un déséquilibre dans une partie du cortex cérébral appelée « ganglions de la base ». Il s’agit de la partie du cerveau permettant de se focaliser sur des taches critiques et d’ignorer les distractions. Une stimulation aussi excessive risque de déboucher sur des problèmes comportementaux dans la vie adulte, particulièrement en termes d’attention, de mémoire et d’impulsivité.
« Il semble qu’il soit possible de surstimuler les jeunes cerveaux à tel point que la vie quotidienne ne les excitera plus dans les mêmes proportions », d’après le docteur Ramirez.
Mais avant de déclencher la panique générale autour d’une génération d’hyperactifs incapables de se concentrer et d’adultes post-millenials accros à la cocaïne, il est important de souligner que ces expériences ont soulevé de nombreuses critiques pour de multiples raisons. Six heures quotidiennes de n’importe quelle activité représente une grande quantité de temps, tout particulièrement pour des mammifères nocturnes comme les souris (bien que les chercheurs assurent que les rongeurs ne présentent aucun signe de stress). En outre, Christakis, Ramirez et leurs collègues ne mettent pas les souris face à un véritable écran diffusant un contenu censé – il s’agit d’un simulacre d’écran en forme de flashs lumineux.
La recherche sur les rongeurs menée à Seattle est unique en termes d’approche et d’envergure, ce qui explique pourquoi on s’y réfère si fréquemment pour illustrer les effets négatifs du temps d’écran. Et bien que le modèle des souris ne soit en aucun cas infaillible, il est utile pour étudier les mécanismes sous-jacents liés à des processus cognitifs élémentaires, qui sont grosso modo les mêmes chez tous les mammifères.
Étant donné que les souris sont dotées d’une longévité relativement courte, il est possible d’examiner leurs trajectoires de développement sur des périodes plus restreintes et d’obtenir un aperçu concret de ce qui se trame dans leurs cerveaux. Et tout ceci peut être réalisé dans un environnement contrôlé qu’on ne saurait reproduire avec des sujets humains.
Si, comme le suggèrent les résultats de l’expérience, le développement cognitif est affecté par l’exposition aux médias, alors ces recherches pourraient avoir un impact sur le type d’interactions avec les écrans que nous autorisons aux jeunes enfants. Les parents doivent-ils s’inquiéter ? « Ils doivent se montrer vigilants et rester prudents vis-à-vis du temps d’exposition aux écrans de leurs enfants, ainsi que des contenus auxquels ils ont accès », met en garde le docteur Christakis.
Bien qu’il soit difficile de mener des expériences contrôlées avec de véritables nouveaux-nés, il est donc possible d’observer ce qu’il se passe « dans leur environnement naturel ». À partir de quoi nous pouvons établir des liens avec leurs habitudes des appareils mobiles.
En Californie, Maria Liu dirige la Clinique pour la prévention de la myopie au sein de l’école d’optométrie de l’université de Californie à Berkeley. Elle a observé une nette augmentation de la myopie chez les jeunes enfants. « Elle augmente de façon alarmante dans le monde entier, et l’initiation des jeunes enfants aux appareils mobiles est un facteur déterminant de cette augmentation. »
Les tablettes sont particulièrement adaptées à l’usage des tout petits
Les tablettes et les smartphones sont tenus la plupart du temps plus proches du visage que d’autres appareils comme les écrans de télévision et les ordinateurs de bureau. Et bien que les livres sont lus de près, des études ont montré que les enfants avaient tendance à les tenir plus éloignés d’eux que les écrans.
Autre aspect problématique des écrans : il a été démontré qu’ils perturbaient le sommeil. La lumière bleue émise par les écrans rétro-éclairés peut dérégler notre rythme métabolique naturel, en empêchant la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil. Cela peut également conduire à des troubles du sommeil, chez les enfants comme chez les adultes. Sandy raconte que si Jessica utilise la tablette avant d’aller se coucher, elle devient « clairement irritable ». Aussi, dit-elle, ils préfèrent utiliser des livres. Ce souci explique la raison pour laquelle la dernière version d’iOS s’accompagne d’un « mode nuit », qui permute automatiquement de la lumière bleue de l’écran à une couleur plus chaude avant le couché.
Traduit de l’anglais par Nicolas
Prouillac et Adélie Floch d’après l’article « Smartphones won’t make
your kids dumb. We think », paru dans Mosaic.
Couverture : Un enfant face à un iPad.
c'est quoi le Ramadan
En ce moment, sur YouTube, c’est le Ramadan Comedy Club
Amine, Aya, Mona, Nadiya et les autres célèbrent le ramadan à leur manière : blagues et vidéos bricolées à la maison.
Le
ramadan est une source inépuisable de vannes. Ces derniers jours, les
vidéos de jeunes youtubeurs musulmans se sont multipliées. Inspirés par
ce mois de jeûne, ils ont choisi d’en parler avec humour.
« Les gens acceptent mieux d’en parler quand c’est
un peu tourné en dérision », estime Amine Radi, jeune humoriste et
youtubeur invétéré, à l’origine d’un petit morceau de bravoure de deux
minutes dix-neuf qui ne prend pas le sujet avec des pincettes :
« Les gens pendant le ramadan ils inventent des règles dans leur tête [...] Ils commencent à “haramiser” tout ce qui bouge ! »
Amine Radi est étudiant en comptabilité à Paris. Fan
de Gad Elmaleh, il veut débusquer « toutes les petites schizophrénies
de la société », et exprime une déception : que le rigorisme des
pratiques l’emporte parfois sur la profondeur spirituelle.
« Le ramadan c’est mental. C’est entre toi et Dieu. Ce n’est pas juste les interdits, ne pas manger, ne pas fumer, etc. C’est spirituel, c’est dans ta tête. Le pire c’est que tout le monde pendant le ramadan devient imam tout d’un coup, et te donne des cours de religion.
Le plus drôle : il y en a qui deviennent complètement schizo pendant le ramadan. Ils attendent le ftour et là c’est fini les bonnes résolutions, tout est “halalisé” : les filles, la chicha... »
Un thème qu’il a développé dans une précédente vidéo :
Amine Radi dénonce aussi ceux qui « se servent du prétexte du ramadan pour justifier leur mauvaise humeur » :
« Au Maroc, quand on dit que quelqu’un est “mramdam” (en ramadan), ça veut souvent dire qu’il est énervé. Pourtant, il faut être joyeux ! Il n’y a rien de plus joyeux que le ramadan ! »
Moments gênants
Mais parfois, bien sûr, c’est compliqué. Zakadi, un
autre youtubeur, conserve ainsi un souvenir cuisant de la fois où, en
plein ramadan et en plein été, il a dû faire des glaces dans la rue.
Il a cru, raconte-t-il, que la glace se mettait à
lui parler. Comment résister à la tentation ? Et comment rester calme
quand on lui demande pour la 437e fois : « Mais vous pouvez quand même
boire de l’eau ? »
Dans la série des souvenirs de moments gênants, Aya,
une youtubeuse marocaine, se souvient de la fois où, juste après la
prière, elle a pieusement mis le contact de sa voiture et qu’un tube
dance des plus dévergondés a retenti à 110 décibels.
Quelle dose de maquillage ?
A travers des saynettes bien filmées, elle explore
les petites et grandes questions (quelle dose de maquillage est
acceptable ?) qui se posent avec plus d’acuité pendant cette période.
Plan séquence mémorable : on la voit engouffrer le
plus de céréales possible en quatre minutes, juste avant que ne
retentisse l’heure du jeûne.
Difficile à croire, pourtant la future ingénieure
d’Oujda vient bien de poster sa toute première vidéo. Contactée via
l’application Imo (la seule qui fonctionne en mode appel depuis que les
autres ont été interdites au Maroc), Aya est sans détour :
« Je veux conquérir le monde. L’humour c’est la meilleure façon de partager avec les gens. Moi je veux faire voir la culture marocaine et la façon dont on vit. »
« Hijab burrito »
Outre-Atlantique, Ahmed et Wajeeh connaissent aussi
le coup de l’autoradio dans la voiture qui a traîtreusement oublié de se
mettre en mode ramadan. Extrait :
« Mais change-moi vite cette musique, tu es fou, c’est le ramadan quoi !
– Oui mais c’est la West Coast ! »
Sur la chaîne de Daniela M Biah, on ne manque pas
non plus d’audace pour parler du neuvième mois lunaire. Au cours d’un
« trucs et astuces » assez hors normes, Daniela explique soudain sa
technique pour le moins singulière de mettre rapidement son habit
traditionnel, quand le jeûne l’a épuisée.
D’abord effondrée dans ses draps, elle se roule
ensuite dedans, et à la fin du roulé-boulé qui la recouvre plusieurs
fois, elle se lève et... la voilà habillée (2 mn 44).
Elle a nommé cette découverte bien pratique le « hijab burrito », en référence aux galettes de blé roulées mexicaines.
Conseils d’organisation
Retour en France. Nadiya B et Muslim Queens ont
aussi fait leur vidéo spécial ramadan 2016. Avec respectivement
70 000 et 150 000 abonnés, elles sont un peu les Dr.Dre de la mode
féminine. Les youtubeuses françaises en force.
Quand ses abonnés lui demande de raconter son vécu
du ramadan, Muslim Queens (Mona), n’est pas non plus du genre à y aller
avec le dos de la cuillère :
« On peut jamais faire le ramadan sur des chaises. Tout le monde veut s’asseoir par terre.[...] Et puis mon mari je comprends pas, au lieu du couscous il préfère manger des corn flakes. »
Pour l’événement, elles livrent aussi des recettes et des conseils d’organisation pour vivre sereinement les 30 jours.
Dans l’attente de la nouvelle lune.
En ce moment, sur YouTube, c’est le Ramadan Comedy Club - Rue89 - L'Obs
En ce moment, sur YouTube, c’est le Ramadan Comedy Club - Rue89 - L'Obs
« Le ramadan c’est mental. C’est entre
toi et Dieu. Ce n’est pas juste les interdits, ne pas manger, ne pas
fumer, etc. C’est spirituel, c’est dans ta tête. Le pire c’est que tout
le monde pendant le ramadan devient imam tout d’un coup, et te donne des
cours de religion.
Le plus drôle : il y en a qui deviennent complètement schizo pendant le ramadan. Ils attendent le ftour et là c’est fini les bonnes résolutions, tout est “halalisé” : les filles, la chicha... »
mercredi 25 mai 2016
« De l'hypnose éricksonienne à la transe générative »
« De l'hypnose éricksonienne à la transe générative »
Entretien avec Stephen Gilligan
Propos recueillis par Jean-François Marmion
Article modifié le
L’hypnose se
trouve aujourd’hui au c½ur de diverses formes de thérapie ou de
développement personnel. Exemple avec la transe générative élaborée par
Stephen Gilligan.
Vous expliquez dans votre livre avoir passé une partie de votre enfance dans des états de conscience modifiée…
La transe fut mon premier langage. Comme beaucoup d’enfants confrontés à l’alcoolisme familial, j’ai appris à dissocier, c’est-à-dire à utiliser mon imagination pour me réfugier ailleurs. Quand j’ai rencontré Milton Erickson, il y a quarante ans, j’avais 19 ans. J’avais entendu parler de lui à l’université de Californie, Santa Cruz, où j’étais étudiant. Je me suis dit qu’il pratiquait quelque chose qui m’avait toujours été familier. Mais alors que la transe m’avait toujours servi à me retirer de la vie, Erickson l’utilisait pour s’y reconnecter. C’est un précurseur de ce qu’on appelle aujourd’hui la psychologie positive : plutôt que se focaliser sur les pathologies ou les faiblesses de chacun de nous, il a su s’intéresser à nos ressources et notre créativité. Il a développé de nouvelles formes d’hypnose, mais aussi de psychothérapie permettant d’utiliser notre propre personnalité pour évoluer.En quoi Milton Erickson a-t-il renouvelé la pratique de l’hypnose ?
L’idée que la plupart des gens se font traditionnellement de l’hypnose, c’est qu’il s’agit d’une technique employée par une personne pour en contrôler une autre, la programmer pour accomplir des actions ou penser à certaines choses. Erickson a avancé que la transe n’est pas un produit artificiel de la suggestion, mais un phénomène propre à la conscience humaine : il nous arrive d’entrer naturellement en transe, avec ou sans l’hypnose. D’autre part, il existe de nombreux types de transe, mais celle qui s’avère la plus utile pour la théorie comme pour la pratique se base sur le fonctionnement propre à un patient donné. La technique d’induction de cette transe ne peut donc pas être standardisée, mais doit rester flexible pour s’adapter à chaque personne.Vous qui avez été son élève, quelle différence faites-vous entre l’hypnose d’Erickson et votre transe générative ?
Dans l’hypnose éricksonienne, le thérapeute vous guide. Pour accéder à la créativité, il faut se débarrasser de l’esprit conscient, notamment par la relaxation. Or on peut parvenir à des résultats en maintenant la conscience. Mon approche met précisément l’accent sur une conversation entre l’esprit conscient et l’inconscient. La transe générative a pour but de favoriser la fluidité des échanges entre ces deux types d’intelligence. Quand le corps et l’esprit sont détendus, aucune tension ne bloque le processus.Quelle est la différence entre la transe, le rêve et l’état hypnagogique, celui où nous glissons de la veille au sommeil ?
Le terme d’hypnose vient du grec « sommeil ». Beaucoup de gens s’imaginent d’ailleurs que plonger dans un état hypnotique nous isole du monde extérieur. En réalité, d’un certain point de vue, l’hypnose est le contraire du sommeil : c’est un état d’éveil que nous utilisons non seulement pour être conscients de ce qui se passe en nous, mais de ce qui vient de l’extérieur. L’état hypnagogique, lui, ressemble davantage à l’état hypnotique parce que nous y conservons une parcelle de conscience qui nous rend attentifs au processus. Je viens de visiter l’Orangerie aujourd’hui, pour la quatrième fois, et devant les tableaux de Monet je discernais un artiste qui avait justement su se connecter à son monde intérieur de possibilités pour les traduire dans le monde extérieur.Peut-on alors comparer la transe générative au rêve lucide, où le dormeur prend conscience qu’il se trouve dans un rêve et parvient à le diriger ?
Oui, c’est une bonne analogie. J’ai obtenu mon diplôme en même temps que Stephen Laberge, pionnier dans l’étude du rêve lucide en laboratoire. Nous avons même travaillé ensemble pendant deux ans pour essayer de savoir quelle serait la meilleure façon d’y entraîner les gens.Y a-t-il des patients pour lesquels vous déconseilleriez la transe générative ?
Il faut être prudent lorsqu’on se connecte à la partie la plus profonde de soi. Le danger est de s’y perdre. C’est pour cela que les patients doivent d’abord être accompagnés par un professionnel expérimenté, qui doit savoir comment assurer les aspects positifs de la transe. L’essentiel est d’encourager les gens à se connecter à ce qu’il y a de positif en eux et dans la vie. Ils peuvent s’ouvrir et se faire davantage confiance, cela s’apprend.Une fois qu’on est bien formé, peut-on pratiquer la transe générative quotidiennement, comme la méditation de pleine conscience par exemple ?
La méditation de pleine conscience est une composante cruciale de la transe. Plusieurs éléments m’ont déçu dans l’évolution de la psychothérapie de ces quinze dernières années, mais le développement et la popularité de la pleine conscience m’ont agréablement surpris. Être capable de se montrer attentif calmement à ses états intérieurs, c’est la clé de tout.Vous intéressez-vous à l’évaluation scientifique de la transe générative, comme le font les promoteurs de la méditation de pleine conscience ?
Absolument. J’ai d’ailleurs travaillé dans un laboratoire qui étudiait expérimentalement l’hypnose. Je suis impatient que des étudiants d’aujourd’hui s’emparent du sujet.Après toutes ces années de pratique de la transe, qu’est-ce que ça vous apporte encore ?
Plus vous en faites, mieux c’est. Cela favorise ce que le psychologue hongrois Mihaly Csikszentmihalyi, chef de file de la psychologie positive, appelle le flux (flow) : non seulement vous êtes plus productif et votre travail est meilleur, mais vous vous sentez tellement bien ! Ces deux types d’arguments me conviennent.
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NOTES
1.
Psychologie positive :
Étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement et/ou au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions. La psychologie positive ne s’intéresse pas seulement à l’individu et à son bonheur, mais aussi aux relations interpersonnelles, avec par exemple des recherches sur l’empathie, la gratitude, le pardon, la confiance en autrui, la coopération.
Étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement et/ou au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions. La psychologie positive ne s’intéresse pas seulement à l’individu et à son bonheur, mais aussi aux relations interpersonnelles, avec par exemple des recherches sur l’empathie, la gratitude, le pardon, la confiance en autrui, la coopération.
2.
Stephen Laberge (né en 1947)
Psycho-physiologiste
américain qui est l’un des chefs de file dans l’étude scientifique du
rêve lucide. Il développa des techniques afin de permettre d’induire des
rêves lucides, en particulier la méthode MILD (Mnemonic Induction of Lucid Dreams). En 1987, il fonda le Lucidity Institute,
une organisation qui promeut la recherche concernant le rêve lucide
(rêve durant lequel on a conscience d’être en train de rêver).
3.
Mihaly Csikszentmihalyi (né en 1934)
Psychologue
hongrois qui tient d’une conception humaniste de la créativité et de la
définition de la créativité correspondante. Il a travaillé sur le
bonheur, la créativité et le bien-être subjectif, mais il est surtout
connu comme l’architecte de la notion de flow (état maximal de concentration) et pour ses années de recherche sur ce sujet.
Parotide,Syndrome salivaire lacrymal de Mikulicz,syndrome de Gougerot-sjögren, glandes salivaires
Parotide
Synonymes
Grec : para : près, et de ous : oreille.Définition
La parotide est la glande salivaire la plus volumineuse, située derrière la branche montante de la mandibule (maxillaire inférieur), sous l'oreille.Généralités
Cette glande est traversée par :-
L'artère carotide.
-
La veine jugulaire externe.
-
Le nerf facial (qui se divise à ce
niveau).
Anatomie
Le terme salivaire, désigne tout ce qui est en rapport avec la salive. Les glandes salivaires, en anglais salivary glands, sont les trois paires de glandes exocrines, qui sont annexées à la bouche. Il s'agit :-
Des glandes parotides.
-
Des glandes submandibulaires.
-
Des glandes sublinguales.
Les glandes parotides sont des glandes salivaires les plus volumineuses, situées derrière la branche montante de la mandibule (maxillaire inférieur), sous l'oreille. Elles siègent en avant, et en dessous, du conduit auditif externe (orifice de l'oreille), en avant de la branche montante de la mandibule (mâchoire inférieure).
Elles présentent des prolongements plus ou moins bien définis :
-
En avant d'un muscle appelé le masséter, en bas vers la région cervicale (le cou).
-
En dedans dans les espaces situés sur les côtés du
pharynx (latéro pharyngé).
La glande parotide est constituée de deux lobes : superficiel et profond. Entre ces deux lobes se divise le nerf facial. La parotide est traversée par l'artère carotide, la veine jugulaire externe, et le nerf facial (qui se divise à ce niveau).
Symptômes
Les symptômes sont quelquefois atypiques, étant donné l'anatomie de la parotide différente d'une personne à l'autre. Ils dépendent également de la nature de la tumeur. Ce peut-être :-
Une coloration anormalement rouge de la peau à l'endroit des parotides (angle de la mâchoire en dessous de l'oreille).
-
Une augmentation de chaleur localement.
-
Une augmentation de volume et de consistance.
Physiopathologie
La sialolithiase (un calcul qui bouche le conduit d'exrétion de la salive) peut atteindre la glande parotide. Elle est bien souvent unilatérale (d'un seul côté)La tumeur de la parotide (du grec para : près de ous : oreille) est la plus fréquente. Ce type de tumeur, correspond à environ 5 à 10 % des tumeurs concernant la tête et le cou. Environ la moitié de ces tumeurs sont malignes chez l'enfant, alors que chez l'adulte le taux de malignité est d'environ 25 %.
Liste (non exhaustive) des tumeurs de la parotide :
-
Les tumeurs bénignes dites épithéliales.
-
Les adénomes pléomorphes, les plus nombreux (60 %). Quand l'adénome pléomorphe (qui touche essentiellement le sexe féminin) prend naissance à l'intérieur de la glande il est susceptible de comprimer le nerf facial. On constate fréquemment la survenue de récidive après avoir procédé à l'énucléation (on retire la tumeur) de l'adénome pléomorphe, ainsi qu'une cancérisation, c'est-à-dire une transformation en cellules cancéreuses dans 5 % des cas, après un certain temps d'évolution (le plus souvent quelques années).
-
La tumeur de Wharthin (cystadénolymphome), représente environ 7 % des tumeurs de la glande parotide. Appelée également adénolymphome, cette tumeur qui concerne le sexe masculin, est situé à l'intérieur de la parotide, le plus souvent dans la région de l'angle mandibulaire. Elle ne récidive pas, mais est susceptible de dégénérer pour donner un cancer dans environ 1 % des cas.
-
L'adénome à cellules basales épithéliales (2,5 %).
-
Les autres types d'adénomes (3 %).
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Le papillome canalaire (1 %).
-
Le papillome intracanalaire (environ 1 %).
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L'adénome sébacé canaliculaire (plus rare).
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Le cystadénome, sialoblastome, oncocytome (rares).
-
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Les tumeurs malignes épithéliales comportent :
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Lecarcinome mucoépidermoïde (45 %).
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L'adénocarcinome (12 %).
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Le carcinome adénoïde kystique, également appelé cylindrome (10 %).
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Le carcinome épidermoïde (6 %).
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Le carcinome sur adénome pléomorphe (20 %).
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L'adénome mucineux à cellules basales (rare).
-
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Les lymphomes.
-
Les métastases intraparotidiennes (peau, ORL, rein, poumon, prostate, estomac).
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Les lésions pseudo-tumorales. :
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La sialadénose.
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L'infarctus des glandes salivaires.
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Les lésions lymphoépithéliales bénignes.
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Les kystes des glandes salivaires.
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L'augmentation de volume des ganglions lymphoïdes d'origine kystique du sida.
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Les tumeurs non épithéliales malignes : sarcomes.
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Les tumeurs non épithéliales bénignes.
-
Les tumeurs vasculaires (hémangiome, lymphangiome).
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Les tumeurs nerveuses (neurinome, neurofibrome).
-
Les tumeurs conjonctives (fibromes, chondromes).
-
-
Les lipomes.
Le syndrome d'Heerfordt appelé également febris uveo-parotidea subchronica d'Heerfordt, est une affection oculaire, s'accompagnant de fièvre, et se caractérisant par l'association de lésions de type inflammatoire, concernant l'uvée (iris, corps ciliaire et choroïde), et les glandes parotides. Les glandes lacrymales, sont également concernées par ce syndrome qui rappelle la maladie de Mikulicz, avec apparition de symptômes concernant le système nerveux, c'est-à-dire une paralysie faciale et plus rarement, une atteinte de la troisième, et de la sixième paire crânienne. On constate d'autre part, une légère réaction des méninges.
L'évolution se fait vers la persistance des lésions des yeux. Il s'agit essentiellement de synéchies (accolements postérieurs), de descemétite (atteinte des couches profondes de la cornée c'est-à-dire de la membrane de Descemet) et d'iritis (inflammation de l'iris). Ces lésions sont associées à des troubles de la vision. Il s'agit d'une uvéo parotidite faisant partie de la maladie de Besnier-Boeck-Schaumann, c'est-à-dire la sarcoïdose. Cette maladie chronique de nature inflammatoire, atteint plusieurs organes mais plus particulièrement le poumon. Cette pathologie dont on ne connaît pas la cause avec précision, se caractérise, sur le plan histologique, c'est-à-dire quand on étudie les cellules concernées, par l'existence de granulations tuberculoïdes, c'est-à-dire des lymphocytes, et de phagocytes (variété particulière de globules blancs).
Le pneumatocèle parotidienne appelé également pneumatocèle du canal de Sténon, en anglais blower's mouth, est une dilatation des canaux excréteurs, de la parotide s'accompagnant d'une atrophie, c'est-à-dire d'une diminution du volume du parenchyme glandulaire (tissu fonctionnel). Ce type de lésions s'observe essentiellement chez les souffleurs de verre.
Le terme mangy (étudié par Fontoynont en 1911), est une maladie endémique survenant sur les hauts plateaux de Madagascar, se caractérisant par l'apparition d'une inflammation de la parotide, c'est-à-dire une parotidite chronique, le plus souvent bilatéral (survenant des deux côtés). Au cours de cette pathologie, stomatologique (concernant la bouche), le patient ne se plaint ni de douleur ni d'inflammation. Il semble que cette affection, soit un goitre de la glandes parotide comparable au goitre de la glande thyroïde.
Examen médical
-
L'échographie permet de préciser le siège de la tumeur, sa structure et son volume. C'est ainsi que théoriquement quand la tumeur apparaît homogène, avec des parois nettes, elle est généralement bénigne. Inversement quand elle apparaît hétérogène (les spécialistes disent très échogène) avec des contours imprécis, elle semble plutôt maligne.
-
L'I.R.M. et le scanner de la glande et du cou sont particulièrement utiles quand la glande présente une anatomie inhabituelle (voir ci-dessus). Dans ce cas, ces examens mettent en évidence des tumeurs du lobe profond, ou des prolongements latéro-pharyngés, susceptibles d'échapper à l'échographie classique. Quelquefois l'I.R.M. permet de différencier une tumeur maligne, d'une tumeur bénigne, et le scanner est utile quand la tumeur est volumineuse, ainsi que pour préciser la topographie de la tumeur et des ganglions associés. Etant donné le trajet de voisinage du nerf facial, cet examen est également d'un grand secours.
-
Le prélèvement d'un échantillon des
glandes parotidiennes par l'intermédiaire de la cytoponction,
est un moment important pour la mise en place du diagnostic. Elle se
fait immédiatement après l'échographie, quand il existe un doute
quant à l'origine de la tumeur. Il est nécessaire de tranquilliser
les patients, en leur disant qu'il n'existe aucun risque de
dissémination des cellules cancéreuses (quand c'est le cas). Il
n'existe pas, non plus, de risque de paralysie faciale.
Consultation médecin
L'examen physique, est susceptible de mettre en évidence la présence d'adénopathies (ganglions anormalement volumineux), parfois loin de la tumeur.Traitement
-
Devant un calcul dans le conduit, le traitement se veut conservateur et comprend des massages répétés de la glande ainsi que des mesures visant à augmenter la production et donc le flux de salive à travers les conduits (via un bonbon dur ou un citron par exemple). Si le soucis persiste ou que cela récidive, une infection peut s'installer. On la traite alors par antibiotiques et parfois par un traitement chirurgical.
-
En face d'une tumeur bénigne, le traitement est chirurgical. Il consiste en l'ablation des parotides en totalité, en ayant soin de conserver quand cela est possible, le nerf numéro sept.
-
Dans la mesure du possible on associe un curetage des ganglions.
-
En présence d'une tumeur bénigne, et quand il n'existe
pas de contre-indication, le traitement est également chirurgical,
il consiste à enlever la totalité de la parotide, quand il s'agit
d'un adénome pléomorphe.
Evolution de la maladie
Les tumeurs de la parotide peuvent évoluer :-
En lymphome correspondant à une tumeur se développant dans les tissus appelés organes lymphoïdes, mais ayant la particularité de pouvoir également apparaître dans d'autres organes. Il existe de nombreuses sortes de lymphomes, mais la majeure partie d'entre eux, se développe dans les ganglions lymphatiques.
-
En donnant des métastases (cancer
secondaire), à l'intérieur même des glandes. C'est la raison pour
laquelle le diagnostic doit être posé rapidement et précisément.
Syndrome salivaire lacrymal de Mikulicz
Définition
Le syndrome salivaire lacrymal de Mikulicz correspond à une augmentation de volume, le plus souvent indolore, des glandes salivaires (parotides), et des glandes lacrymales dont la cause est inconnue.Généralités
Ce syndrome s'observe, entre autres, dans la sarcoïdose (maladie touchant spécifiquement les poumons, et se caractérisant par la présence de cellules géantes : macrophages transformés), et certaines hémopathie malignes (maladie cancéreuse du sang).Historique
Ensemble de symptômes étudiés en 1892 par Mikulicz.Symptômes
A l'interrogatoire le patient déclare présenter une diminution de sécrétion de la salive et des larmes.Physiopathologie
Ce syndrome se caractérise par une infiltration (pénétration de liquide et de cellules), et une augmentation de volume des glandes salivaires et des glandes lacrymales, avec ou pas une diminution ou un arrêt de leur sécrétion.Consultation médecin
-
Gonflement du cou.
-
Augmentation chronique (s'étalant dans le temps) de volume des glandes salivaires (parotides et des sous mandibulaires).
-
Augmentation de volume des glandes
lacrymales.
Cause
Le syndrome de Mikulicz s'observe dans de nombreuses affections (liste non exhaustive) :-
La sarcoïdose.
-
Certaines leucémies.
-
Les lymphosarcomes.
Syndrome de Gougerot-Sjögren
Définition
Le syndrome de Gougerot-Sjögren est un syndrome (association de
signes) se déclarant généralement avant 40 ans et concernant
essentiellement la femme. Il fait suite le plus souvent à une
connectivite (le malade fabrique des anticorps contre ses propres
tissus).
Généralités
Le terme syndrome ophtalmo-rhino-stomato-xérose est quelquefois utilisé pour désigner le syndrome de Gougerot-Houwer-Sjögren.Les autres synonymes sont :
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Lesyndrome de Sjögren.
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Le syndrome sec.
-
Le syndrome arthro-oculo-salivaire.
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La xérodermostéose de Touraine.
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La kérato-conjonctivite sèche.
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Le syndrome de l' œil sec.
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La conjunctivis sicca de Gougerot).
-
Le syndrome de Creyx et Lévy.
Classification
Critères obtenus par l'interrogatoire du patient, de classification internationale du syndrome de Gougerot Sjögren, réactualisés en 2006.A) En ce qui concerne les symptômes oculaires:
Il est nécessaire que le patient ou la patiente réponde positivement à l'une des trois questions suivantes :
1) Avez-vous ressenti une sensation d'oeil sec quotidienne persistante et gênante depuis plus de trois mois ?
2) Avez-vous fréquemment l'impression d'avoir du sable ou du gravier dans les yeux ?
3) Utilisez-vous des larmes artificielles plus de trois fois par jour ?
B) En ce qui concerne les symptômes buccaux :
Il est nécessaire que le patient ou la patiente réponde positivement à l'une des trois questions suivantes:
1) Avez-vous, quotidiennement, la sensation d'avoir la bouche sèche depuis plus de trois mois ?
2) Avez-vous eu des épisodes récidivants ou permanents de gonflement des parotides un âge adulte ?
3) Êtes vous obligé de boire fréquemment des liquides pour aider à avaler les aliments secs ?
Il est nécessaire de différencier les patients atteints du syndrome de Gougerot-Sjögren et ceux atteints du syndrome de Gougerot-Sjögren qui présentent en plus une atteinte des articulations de type polyarthrite rhumatoïde. Généralement ces patients se plaignent d'une fatigue continue, d'une petite fièvre, de douleurs musculaires, de douleurs articulaires et d'un syndrome de Raynaud. En effet, chez ces patients l'atteinte systémique (concernant le reste de l'organisme) est plus rare par rapport aux autres.
Syndrome de Gougerot-Sjögren : Symptômes
Symptômes
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Pathologie oculaire comprenant :
-
Absence de larmes (à l'occasion d'une irritation par exemple) aboutissant à la xérophtalmie.
-
Sensation de sable ou de corps étranger dans les yeux.
-
Brûlures oculaires.
-
Photophobie (difficultés à supporter la lumière)
-
-
Pathologie buccale s'accompagnant de :
-
Sécheresse la bouche avec brûlures gênant la déglutition
(hyposialie ou asialie). La xérostomie est une forme de sécheresse
excessive de la bouche, secondaire à une fabrication insuffisante
de salive (hyposialie), parfois même à une absence de salive
(asialie).
-
Atteinte de la langue associée à une inflammation des gencives (gingivite) et des dents (caries).
-
Délabrement des commissures labiales (jonction des lèvres, aux coins de la bouche).
-
Difficultés d'élocution liée à la sécheresse buccale.
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Difficultés pour avaler les aliments secs.
-
Pathologie des parotides (glandes salivaires placées devant l'oreille, près de l'angle de la mâchoire inférieure).
-
Sécheresse de l'appareil sexuel et des autres muqueuses (couche de cellules recouvrant les organes creux en contact avec l'air).
-
Démangeaisons et sécheresse de la peau.
-
Asthénie (fatigue).
-
Vascularite leucocytoclasique (trisyndrome de Goujerot).
-
Atteinte moins fréquente de certains organes (reins, poumons, articulations, vaisseaux).
-
Arthralgies (douleurs articulaires).
-
Myalgies (douleurs musculaires) avec quelquefois sensation de muscles chauds.
-
Alvéolite lymphocytaire (inflammation des alvéoles petits sacs contenant l'air dans les poumons) avec afflux de leucocytes (variété de globules blancs).
-
Fibrose pulmonaire (perte d'élasticité du tissu pulmonaire) assez fréquent.
-
Atteinte de l'appareil d'épuration rénal (acidose tubulaire) nécessitant une surveillance des constantes biologiques (analyse de sang) en particulier le calcium et un dosage des hormones. parathyroïdiennes.
-
Neuropathie périphérique (atteinte des nerfs périphériques de l'organisme) rarement centrale.
-
Syndrome de Raynaud. Les doigts des mains et des pieds, comme n'importe quelle autre partie de l'organisme, comportent de petites artères appelées artérioles. Quand elles sont soumises au froid, elles se " ferment ", c'est-à-dire que leur diamètre diminue, entraînant une chute de la vascularisation à ce niveau. En terme médical, cela s'appelle une ischémie digitale paroxystique, qui se manifeste par l'apparition successive d'épisodes de pâleur et de cyanose (coloration tirant sur le bleu gris et traduisant un manque d'oxygène dans les doigts). Une coloration rouge vif associée à une douleur des doigts concernés peut être provoquée par un réchauffement trop brutal ou un stress émotionnel interrompant l'arrivée du sang. La localisation de ce phénomène se limite parfois à deux ou trois doigts de chaque main. On estime que le phénomène de Raynaud touche 10 % de la population générale.
-
Purpura hyperglobulinémique. Le purpura est un écoulement
anormal de sang au niveau de la peau ou des muqueuses : celles-ci
sont parsemées de petites taches rouge vif ou bleuâtres devenant
brunâtres ou jaunâtres. Il ne faut pas la confondre avec une
ecchymose, qui est une marque cutanée de couleur bleu-noir, puis
violacée tirant sur le vert ou jaunâtre, généralement secondaire
à un traumatisme, et due à une infiltration de sang sous la
lésion. Le purpura hyperglobulinémique de Waldenström semble
avoir une origine auto-immune (le sujet fabrique des anticorps
contre ses propres tissus). Les symptômes qui apparaissent au cours
de cette complication sont : un purpura siégeant essentiellement
aux membres inférieurs, des arthralgies (douleurs des
articulations), plein syndrome de Raynaud (modification du calibre
des vaisseaux des extrémités des membres), la présence de
ganglions (quelquefois).
Douleurs articulaires et inflammations articulaires concernant 60 patients sur 100.
Syndrome de Raynaud (35 patients sur 100).
Présence de ganglions anormaux (15 patients sur 100).
Atteinte pulmonaire (15 patients sur 100).
Inflammation des vaisseaux (10 patient sur 100).
Atteinte rénale (10 patients sur 100).
Atteinte hépatique (5 patients sur 100).
Lymphome (5 patients sur 100).
Augmentation de volume de la rate (3 patients sur 100).
Atteinte du tissu nerveux périphérique (2 patients sur 100).
Inflammation musculaire (5 patients sur 100).
Physiopathologie
Le syndrome de Gougerot-Sjögren est le résultat d'une infiltration c'est-à-dire d'une pénétration d'une variété de globules blancs : les lymphocytes à l'intérieur des glandes exocrines et une hyperréactivité des lymphocytes B aboutissant à la production d'anticorps à l'intérieur de la circulation sanguine.Chez un patient sur quatre, les spécialistes mettent en évidence que ces anticorps circulants s'accompagnent d'une multiplication des lymphocytes B se caractérisant par la sécrétion d'immunoglobulines de type monoclonal cryopricipitables et une activité des facteurs rhumatoïdes.
Pour le profane ceci est la traduction que ce syndrome est lié à un mécanisme auto-immun c'est-à-dire que le patient fabrique des anticorps contre ses propres tissus.
En ce qui concerne l'atteinte oculaire les symptômes sont attribués à la destruction de la cornée et de l'épithélium bulbaire (couche de cellules formant une peau recouvrant la conjonctive c'est-à-dire la partie avant de l'oeil). Cette atteinte de la conjonctive porte le nom de kératoconjonctivite sèche.
Les autres glandes de l'organisme sont quelquefois atteintes. Il s'agit en particulier des glandes de la muqueuse de l'appareil respiratoire (couche de cellules recouvrant l'intérieur de cet organe) entraînant une sécheresse du nez, de la gorge et de la trachée portant le nom de xérotrachée.
Le tube digestif est également concerné par le déficit de sécrétion des glandes exocrines. Ceci aboutit à une atrophie de la muqueuse de l'oesophage et à une gastrite de type atrophique (par diminution du volume des tissus) associée à une pancréatite (inflammation du pancréas).
L'appareil génital et sexuel de la femme est quelquefois concernée par le syndrome de Gougerot-Sjögren aboutissant à l'apparition d'une sécheresse des glandes génitales externes et d'une sécheresse de la peau.
Examen médical
La biopsie (prélèvement) des glandes salivaires est indispensable au diagnostic et à la surveillance de la patiente. Elle consiste à enlever, sous anesthésie locale, des échantillons de la glande salivaire. Ceux-ci sont prélevés sur la face interne de la lèvre inférieure. L'examen microscopique montre la pénétration à l'intérieur du tissu salivaire d'une variété de globules blancs des lymphoplasmocytes. Ils montrent également la destruction d'une partie de la glande (acinus) et des canaux qui permettent d'évacuation de la salive. Enfin la biopsie de la glande salivaire permet le suivi de la patiente. En effet au cours des différents prélèvements on peut constater la fibrose (perte d'élasticité) de la glande salivaire. Il a été mis en place une cotation en rapport avec l'infiltration plasmocytaire (pénétration des plasmocytes). Cette cotation va de 0 à 4. Les stades 3 et 4 permettent de porter avec certitude le diagnostic de syndrome de Gougerot-Sjögren.La scintigraphie des glandes salivaires consiste à injecter un produit radio-isotopique décelé par un appareil récepteur. Le produit administré au patient est du technétium 99m. Cet examen est très sensible mais pas spécifique.
Différents tests permettent de confirmer le syndrome de Goujerot-Sjögren se sont :
Le test de Schimer qui utilise un buvard dont on mesure la longueur qui sera imprégné par la salive. Celui-ci est imprégné par les larmes. Si le buvard est mouillé sur une distance inférieure à 10 mm en cinq minutes, le test est positif.
Le test de la coloration au rose bengale est une épreuve qui consiste à mettre dans l'œil du patient atteint par la maladie de Goujerot-Sjögren, une solution (un mélange) de rose bengale (variété de colorant) qui permet de mettre en évidence les cellules de la conjonctive (fine peau recouvrant le devant de l'œil et l'intérieur de la paupière inférieure) et de la cornée (membrane recouvrant et protégeant le globe oculaire en avant) qui sont touchées par cette maladie. L'examen de la cornée est possible après coloration par le rose bengale. Il révèle des ulcérations cornéennes punctiformes (petites plaies) et quelquefois des filaments qui sont attachés à la cornée.
Analyses médicales
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Des anticorps antinucléaires (anticorps dirigés contre le noyau de la cellule) sont positifs dans 50 à 80 % des cas.
-
Une autre variété d'anticorps anti-Ro (SSA) (et anti-La (SSB) sont positifs dans 80 %.
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La recherche de cryoglobuline est positif dans 20 % des cas. Les cryoglobulines sont des immunoglobulines (anticorps) présentes dans le sang (cryoglobulinémie) susceptibles de se transformer (dissolution ou solidification) sous l'effet d'une température inférieure à 37°C. Ces modifications ont tendance à provoquer l'obstruction des vaisseaux et plus spécifiquement l'altération de leur paroi à la suite d'une réaction immunitaire antigène anticorps. La conséquence sera l'apparition de purpura (infiltrations de globules rouges dans le derme). On distingue plusieurs types de cryoglobuline : les cryoglobulines de type I provenant de la multiplication d'un certain type de globules blancs (les lmphoplasmocytes), les cryoglobulines mixtes dites de type II ou III, comprenant une association de deux immunoglobulines rencontrées généralement dans des maladies auto-immunes (le malade fabrique des anticorps contre ses propres tissus). Les symptômes apparaissant au cours de cette pathologie sont : des troubles de la circulation (syndrome de Raynaud : anomalies du calibre des vaisseaux au niveau des extrémités des membres), une arthrite (inflammation des articulations), des hémorragies des muqueuses (couche de cellules recouvrant les organes creux en contact avec l'air), des thromboses (caillots sanguins obstruant un vaisseau) de la rétine, des problèmes rénaux (glomérulonéphrite : inflammation des glomérules par dépôts de complexe antigène anticorps), des problèmes neurologiques, et une pathologie cutanée. Les examens montrent une vitesse de sédimentation très augmentée, la présence de protéines dans le sang, un taux élevé de gammaglobulines correspondant à une variété d'anticorps dans le sang et plus particulièrement d'immunoglobulines G.
-
Les examens qui portent sur la coagulation sanguine sont normaux, en particulier le nombre de plaquettes est normal.
-
L'hémogramme (nombre de globules rouges, blanc et plaquettes) montre une anémie et une leucopénie (baisse du nombre de globules blancs) dans environ 25 à 30 % des cas.
-
La vitesse de sédimentation est accélérée, l'électrophorèse des protéines plasmatiques (dissociation des protéines soumises à un champ électrique) montre une hypergammaglobulinémie polyclonale dans 50 à 70 % des cas. Les gammaglobulines sont une variété de protéines essentiellement utilisées comme anticorps.
-
Le facteur rhumatoïde est positif dans environ 60 % des cas.
-
Il est souhaitable de rechercher des anticorps dirigés contre le virus de l'hépatite C.
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L'analyse de la composition des larmes (par l'analyse du
contenu en lysozyme: enzymes contenues dans les larmes) est
quelquefois demandée par certains spécialistes en ophtalmologie.
Traitement
-
Hygiène dentaire fréquente.
-
Larmes artificielles (collyres plusieurs fois par jour).
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Sialagogue (médicaments comme l'anétholtritione ayant pour but d'augmenter la fabrication de salive)
-
Utilisation de bonbons ou de chewing-gums.
-
Boissons gazeuses permettant d'humecter la muqueuse buccale, favorisant également parfois la sécrétion de salive.
-
Corticostéroïdes (cortisone).
-
Immunosuppresseurs (médicaments visant à diminuer la fabrication d'anticorps par l'organisme). Il s'agit de médicaments indiqués généralement uniquement pour le traitement des vascularites systémiques.
-
La pilocarpine à raison de 5 mg trois fois par jour) ou la cévimeline sont de produits quelquefois utilisés par voie orale pour améliorer les manifestations du syndrome sec.
-
L'hydroxychloroquine a raison de 200 milligrammes par jour est quelquefois conseillé par les spécialistes en rhumatologie pour traiter les arthralgies (douleurs articulaires).
-
Les patients qui présentent une acidose rénale doivent
prendre du bicarbonate de sodium par voie orale à raison de 1 à 2
millimoles par kilogramme en 4 doses séparées.
Evolution de la maladie
Au cours de ce syndrome de la xérostomie (sécheresse buccale) favorise l'apparition de caries dentaires et une difficulté à supporter les appareils dentaires. On constate d'autre part une atrophie de certaines zones du dos de la langue (papilles filiformes).
Complications de la maladie
Chez un patient sur deux on constate une diminution de l'acuité auditive au cours de l'évolution. Ceci est liée à la présence d'anticorps anticardiolipines.La vascularite inflammation des vaisseaux concerne les vaisseaux de petits et de moyen calibre. Ceci se traduit par l'apparition d'un purpura (taches de coloration bleue violette) dans la peau, une urticaire qui récidive, des ulcérations de la peau, une glomérulonéphrite et des multinévrites (atteinte inflammatoire des nerfs périphériques).
En ce qui concerne les complications liées au lymphome, il est
possible d'avancer les données médicales suivantes. Quand
l'hypertrophie des parotides c'est-à-dire l'augmentation de volume
de ces glandes salivaires persiste et si celle-ci est associée à
des ganglions anormaux, une inflammation des vaisseaux de la peau,
une neuropathie périphérique, il est possible d'évoquer un
lymphome. Le lymphome correspond à une manifestation du syndrome de
Gougerot survenant généralement tardivement.
Glandes salivaires
Définition
Les glandes salivaires sont à l'origine de la fabrication et de l'excrétion de la salive. Ce sont des organes constitués d'une multitude de cellules spécialisées.Classification
Il existe plusieurs types de glandes salivaires :-
Les glandes salivaires accessoires sont situées dans la muqueuse (couche de cellules superficielles recouvrant l'intérieur d'un organe en contact avec l'air) des lèvres.
-
Les glandes parotides sont situées derrière la branche montante du maxillaire inférieur (devant l'oreille). Ce sont les glandes salivaires les plus volumineuses. L'excrétion de la salive se fait par l'intermédiaire du canal de Sténon qui s'ouvre à la face interne de la joue, au niveau de la première molaire de la mâchoire supérieure.
-
Les glandes sous-maxillaires sont situées dans le plancher de la bouche, et permettent l'émission de salive par le canal de Wharton qui aboutit sous la langue au niveau des incisives inférieures.
-
La glande sublinguale est située dans le
plancher de la bouche et comporte 2 canaux excréteurs : les canaux
de Rivilus et de Walther.
Physiologie
-
En plus d'humecter les muqueuses buccales et du pharynx, la salive facilite la phonation (émission de sons), la mastication (mâcher les aliments) et la déglutition (avaler les aliments).
-
La salive possède également un rôle antiseptique (contre les microbes) et un rôle de protection de l'œsophage.
-
Sa sécrétion est de 0,7 à 1 litre par jour, et sa concentration se fait par l'intermédiaire des nerfs sympathiques et parasympathiques (système nerveux autonome, autorégulateur).
-
En dehors des repas, la salive est continuellement sécrétée et déglutie (avalée) 1 à 3 fois par minute.
-
Pendant les repas, la sécrétion est accrue.
-
La salive est composée de :
-
Eau.
-
Mucus (variété de glaire).
-
Enzymes (ptyaline).
-
Electrolytes
(sodium, chlore, potassium).
Physiopathologie
Principales pathologies des glandes parotides :-
Le syndrome de Gougerot-Sjögren : diminution de la sécrétion salivaire.
-
L'adénome pléiomorphe : tumeur bénigne de la parotide, à l'origine d'une augmentation de volume de celle-ci, susceptible de déformer le visage. Son traitement consiste à retirer la glande par une intervention chirurgicale. Celle-ci est relativement délicate, étant donné le passage du nerf facial (nerf innervant une partie du visage), et de ses branches accompagnatrices qui traversent la glande parotide.
-
Les oreillons : dus à une infection par le virus paramyxovirus, ils provoquent une augmentation du volume des glandes parotides, permettant de poser le diagnostic de cette maladie.
-
La prise de médicaments contenant de l'atropine est susceptible de diminuer le flux salivaire.
-
L'émotion peut être à l'origine d'une diminution de la sécrétion de salive.
-
L'hypersécrétion de salive (hypersialorrhée) est parfois due à un problème dentaire comme une carie, une gingivite (inflammation des gencives) ou un ulcère buccal.
-
La
maladie de Parkinson et la rage peuvent
également être à l'origine d'une hypersécrétion salivaire.
-
La lithiase du canal de Wharton :
formation de calculs dus à la précipitation de calcium qui
obstrue ce canal. Ceci est à l'origine d'une augmentation de volume
(gonflement) et de douleurs qui disparaissent entre les repas. En
effet, la sécrétion de cette partie de la glande salivaire, se
fait au moment des repas, quand la sécrétion de salive est
stimulée. Il est parfois nécessaire d'effectuer une ablation
chirurgicale de ce calcul qui peut néanmoins arriver à
s'expulser spontanément.
Analyses médicales
Le dosage et l'analyse de certains éléments sécrétés par la salive sont possibles :Hormones.
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Stupéfiants.
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Toxiques (mercure, plomb).
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Diverses substances naturelles.
Définition
Terme désignant la sécrétion exagérée de salive susceptible de s'élever jusqu'à une quantité de 4 à 5 litres par jour sans compter la salive déglutie (avalée).La ptyaline est une enzyme (amylase) contenue dans la salive. Elle permet de transformer l'amidon (variété de sucre) puis le glycogène (molécule de sucre très longue) en dextrine et en maltose (autre variété de sucre).
Généralités
La salive est une sécrétion présentant un aspect liquidien, incolore, insipide, filant.Son rôle est d'humidifier les muqueuses de la bouche (langue, joues, pharynx) et d'humecter les aliments ainsi que d'entamer le début de la digestion des glucides (sucres) par l'intermédiaire d'une enzyme : la ptyaline (responsable de la transformation de l'amidon en maltose).
Les glandes salivaires sont composées des glandes suivantes :
1) Les glandes parotides sont situées derrière la branche montante du maxillaire inférieur (devant l'oreille). Ce sont les glandes salivaires les plus volumineuses. L'excrétion de la salive se fait par l'intermédiaire du canal de Sténon qui s'ouvre à la face interne de la joue au niveau de la première molaire de la mâchoire supérieure. En plus d'humecter les muqueuses buccales et du pharynx, la salive facilite la phonation (émission de sons), la mastication (mâcher les aliments) et la déglutition (avaler les aliments). La salive possède également un rôle antiseptique (contre les microbes) et un rôle de protection de l'œsophage. Sa sécrétion en quantité normale est de 0,7 à 1 litre par jour et sa concentration se fait par l'intermédiaire des nerfs sympathiques et parasympathiques (système nerveux autonome, autorégulateur). En dehors des repas, la salive est continuellement sécrétée et déglutie (avalée) 1 à 3 fois par minute. Pendant les repas, la sécrétion est accrue.
2) Les glandes sous-maxillaires sont situées dans le plancher de la bouche, et permettent l'émission de salive par le canal de Wharton qui aboutit sous la langue au niveau des incisives inférieures.
Les pathologies des glandes sous-maxillaires sont :
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La lithiase du canal de Wharton : formation de calculs dus à la précipitation de calcium qui obstrue ce canal. Ceci est à l'origine d'une augmentation de volume (gonflement) et de douleurs qui disparaissent entre les repas. En effet, la sécrétion de cette partie de la glande salivaire se fait au moment des repas, quand la sécrétion de salive est stimulée. Il est parfois nécessaire d'effectuer une ablation chirurgicale de ce calcul qui peut néanmoins arriver à s'expulser spontanément.
4) Les glandes salivaires accessoires sont situées dans la muqueuse (couche de cellules superficielles recouvrant l'intérieur d'un organe en contact avec l'air) des lèvres.
Symptômes
La ptyalorrhœa ejaculativa est une affection qui se caractérise par unehypersialorrhée s'accompagnant d'une projection en jet de la salive.
Physiologie
# Composition de la salive-
Eau
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Mucus (variété de glaire)
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Enzymes (ptyaline)
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Electrolytes (sodium, chlore, potassium)
Analyses médicales
Pour s'assurer qu'il existe une hypersialorrhée il faut dans un premier temps effectuer le test du sucre. Celui-ci consiste à déposer un morceau dans la bouche et à de vérifier s'il s'est délité (s'il a fondu) au bout de deux minutes. En dessous de deux minutes le test est positif.
Cause
Le ptyialisme se rencontre dans certaines circonstances pathologiques (liste non exhaustive) :-
Certaines névroses
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La grossesse
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La paralysie faciale
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L'inflammation de la bouche
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Certaines intoxications en particulier celles dues aux dérivés mercuriels
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Un problème dentaire comme une carie
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Une gingivite (inflammation des gencives)
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Un ulcère buccal
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La maladie de Parkinson
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La rage
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Une affection de l'œsophage
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Certaines personnes âgées ont une salivation plus rare et plus épaisse et des difficultés pour avaler. Ceci est à l'origine d'une impression d'hypersalivation et non pas d'une vraie hypersialorrhée. De plus certaines personnes âgées présentent des tics dit tics de brassage de la salive correspondant à des mouvements répétitifs de la langue venant malaxer la salive restant dans la bouche.Les autres causes d'hypersalivation en plus de celles traitées ci-dessus sont les lésions infectieuses de la bouche entre autres :
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Une tumeur
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Des troubles digestifs
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De troubles neurologiques (tumeur cérébrale située au niveau du quatrième ventricule)
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Une inflammation
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Une prothèse mal adaptée
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Un diabète
Traitement
Les médicaments utilisés en cas d'hypersialorrhée sont le primpéran à raison d'un comprimé à 10 mg 3 fois par jour ou encore la Génatropine à 0,5 mg une à deux fois par jour ou sous forme de goutte (10 à 20 gouttes de 23 fois par jour) et la teinture alcoolique de belladone au 1/10 : 30 gouttes trois fois par jour.
Bibliographie
Simone Imbert, hypersialorrhée liée à l'âge, stomatologiste, attaché à la clinique de stomatologie et chirurgie maxillaire faciale de l'hôpital Salpêtrière de Paris. Le concours médical, consultations, tome 124-17, pages 1133, du 0 4-05-2002 .
Sialographie, sialogramme
Définition
Le terme sialographie désigne la radiographie des canaux excréteurs d'une glande salivaire servant à transporter la salive.
Anatomie
De canaux destinés à transporter la salive sont le canal de sténon et le canal de Wharton.Technique médicale
La radiographie est obtenue après injection d'un liquide opaque aux rayons X. Le sialogramme (en anglais sialogram) est l'image radiographique obtenue par la sialographie. Autrement dit la sialographie est l'étude des canaux des glandes salivaires.On distingue la sialographie de la glandes parotide qui est la glande située derrière la branche verticale du maxillaire inférieur (mâchoire inférieure ou mandibule) et la sialographie de la glande sous maxillaire qui est la glande salivaire située derrière la branche horizontale du même maxillaire.
Déroulement
Le patient n'est pas obligatoirement à jeun. Il doit apporter avec lui un produit de contraste (Hexabrix 320 : 10 ml) obtenu sur ordonnance.
D'autres examens sont éventuellement nécessaires:
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L'échographie
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Une ancienne sialographie
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Un scanner
Une fois que le patient est installé il doit préalablement sucer un morceau de citron puis le radiologue lui demande d'ouvrir la bouche. Ensuite le radiologue met l'extrémité arrondie d'une petite canule (un cathéter) qui est relié à un tuyau souple, très fin et permettant de pénétrer dans l'orifice du canal de la glande salivaire où l'injection de produit de contraste va être effectuée. Il est nécessaire de signaler que ce geste est le plus souvent difficile. Quand il est impossible de réaliser la sialographie celle-ci est remplacée par un autre examen que ce soit un scanner, une échographie ou une imagerie par résonance magnétique nucléaire.
Une fois que le cathéter est introduit dans le canal salivaire, le radiologue injecte doucement le produit de contraste iodé, opaque aux rayons X. Le liquide se répand dans le canal puis dans toutes ses ramifications, ensuite il est procédé à la prise de clichés (les radiographies elles-même). Plusieurs clichés sont pris et un dernier cliché est pris lors de l'évacuation du produit par la glande c'est-à-dire environ 45 minutes après.
L'examen dur environ une heure puis le cathéter est ensuite retiré, le patient peut alors se rincer la bouche, l'examen est terminé. Les résultats sont obtenus au bout de 24 heures.
Indications
La sialographie a pour but essentiellement de visualiser une lithiase c'est-à-dire un calcul salivaire dans un des canaux excréteurs. Le canal de Wharton, pour la glande maxillaire et le canal de Sténon, pour la glande parotide.
La sialographie peut également être pratiquée quand il existe une sécheresse de la bouche (hyposialorrhée).
Contre-indications
La quantité de rayons X que reçoit le patient pendant la sialographie n'est pas très importante. Néanmoins étant donné qu'il existe des risques liés à la dose de rayons pour le fœtus, on demande à la femme enceinte, durant l'examen, de porter un tablier de plomb qui la protège contre les rayonnements nocifs pour l'enfant.
Certaines personnes sont allergiques à l'iode qui est contenu dans le produit de contraste. Dans ce cas le médecin prescrit un traitement préventif que le sujet prend durant les trois jours qui précèdent examen.
Effets secondaires
L'examen en lui-même est indolore. L'injection du produit de contraste s'accompagne le plus souvent d'une sensation de chaleur et de dilatation de la glande salivaire. Cette impression diminue puis disparaît assez rapidement. Un gonflement plus ou moins important de la glande salivaire est à l'origine de douleurs. Celles-ci peuvent persister pendant quelques heures après examen.
Adresses utiles
Voir également dans notre
forum:
http://www.vulgaris-medical.com/forum/viewtopic.php?id=9017
Subglossite diphtéroïde
Définition
Tumeur de petite dimension, présentant une exulcération, siégeant à la face inférieure de la langue, au niveau du frein et due au frottement des dents, plus précisément des incisives inférieures.
Généralités
L'exulcération, appelée également érosion, correspond à une petite ulcération légère et superficielle. L'ulcération et une perte de substance localisée des couches superficielles de la peau ou des muqueuses (couche de cellules recouvrant l'intérieur des organes comme en contact avec l'air).Historique
Pathologie stomatologique (spécialité des maladies de la bouche) étudiée par Riga En 1880.Cause
Des accès de toux (survenant essentiellement pendant la coqueluche) favorisent la survenue de ce type de tumeur. Tous les enfants atteints de toux sont susceptibles de présenter une subglossite diphtéroïde.
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