jeudi 4 octobre 2012


Les défaillances de sûreté des 19 centrales nucléaires françaises pointées par Bruxelles


Ces carences avaient déjà été pointées par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française dans son rapport publié en juin et imposant des milliers de prescriptions aux exploitants.

Les tests de résistance nucléaires menés par l'Union européenne ont révélé des défaillances de sûreté, d'incidence variable, dans l'ensemble des centrales nucléaires françaises. Ce sont les principales conclusions d'un rapport du commissaire européen à l'énergie Günther Oettinger qui doit être présenté à la Commission mercredi 3 octobre, avant d'être dévoilé au public, jeudi, à Bruxelles.

Ce document de travail, qu'a pu consulter une partie de la presse, recense les "stress tests" menés depuis un an sur les 134 réacteurs du parc européen, répartis sur 68 sites dans 14 pays, pour tirer les leçons de la catastrophe de Fukushima en mars 2011. "Nos contrôles de sécurité ont été stricts, sérieux et menés en toute transparence. Ils ont permis de révéler ce qui allait bien et là où il fallait apporter des améliorations, a déclaré Günther Oettinger. En général, la situation est satisfaisante, mais nous ne devons avoir aucune complaisance."
Aucune fermeture de réacteur ne serait demandée, mais les investissements nécessaires à la sûreté des centrales européennes atteindraient entre 10 milliards et 25 milliards d'euros. Soit entre 30 millions et 200 millions d'euros par réacteur. Cette évaluation des coûts n'est pas une surprise. Philippe Jamet, représentant français du Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG), qui a mené les tests, avait chiffré en juin entre 100 et 200 millions d'euros par réacteur le coûts des investissements pour la France.
LA FRANCE CIBLÉE
Avec 19 centrales et 58 réacteurs, l'Hexagone est particulièrement ciblée par les critiques. Sur les 11 points identifiés comme des défaillances ou des manques, la totalité des centrales sont en défaut sur cinq à sept points.
De manière générale, il est rappelé que les équipements de secours, comme les groupes électrogènes, ne sont pas assez protégés contre les séismes ou les inondations, contrairement aux réacteurs britanniques, allemands ou belges. Les centrales de l'Hexagone manquent par ailleurs d'instruments de mesure sismique adaptés aux exigences post-Fukushima. Ces carences avaient déjà été pointées par l'Autorité de sûreté nucléaire française dans son long rapport publié en juin et imposant des milliers de prescriptions aux exploitants.
Néanmoins, la centrale de Fessenheim, que François Hollande s'est engagé à fermer en 2016, "présente moins de mauvais points dans le tableau récapitulatif du document européen. Un exemple : les procédures prévues en cas d'accident grave sont jugées insuffisantes à Chooz et Cattenom, mais adéquates [dans la centrale alsacienne]". Toutes les centrales françaises sont toutefois équipées de recombineurs d'hydrogène, un équipement qui permet de prévenir des explosions d'hydrogène et qui fait défaut dans les 10 centrales du Royaume-Uni et cinq des six centrales espagnoles.
TENSIONS ENTRE PARIS ET BRUXELLES
Ces recommandations doivent être soumises aux dirigeants de l'UE lors du sommet des 18 et 19 octobre à Bruxelles. Avec l'ambition que les travaux de renforcement de la sûreté des sites européens soient effectués, au plus tard, d'ici à 2015.
"D'ores et déjà, le ton monte entre Paris et Bruxelles. Le commissaire en charge de l'énergie et Delphine Batho, la ministre de l'écologie et de l'énergie, ont eu un entretien houleux sur le sujet, lundi 1er octobre, à Paris. M. Oettinger s'est aussi entretenu avec Henri Proglio, le PDG d'EDF, le principal exploitant de centrales en France, livre Philippe Ricard, correspondant à Bruxelles, dans un article du Monde daté de mercredi 3 octobre. Les autorités françaises ont cherché, ces derniers jours, à atténuer la portée des conclusions préparées par les services de M. Oettinger. A Paris, on se méfie de toute tentative de centralisation par l'Europe de la régulation du secteur nucléaire."

mardi 2 octobre 2012

 

tous ensembles



A UNE HEURE DU MATIN (Charles Baudelaire)


Enfin! Seul! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même.

Enfin! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde.

Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une revue, qui à chaque objection répondait : «- C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons;» m'être vanté (pourquoi?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle; ouf! est-ce bien fini ?

Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Ames de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur Dieu! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise

vendredi 21 septembre 2012


Vacances à Paimboeuf, estuaire de Loire. Paimboeuf est situé entre Saint-Nazaire (chantiers de l’Atlantique et aérospatial. Là où est né le Bélouga (avion qui transport les tronçon d’avion à toulouse) et entre Nantes.


Arrvée :

A notre descente de l’avion, nous avons eu un grand moment d’émotion .

 

Rien n’est plus agréable de passer ces vacances auprès des siens. La mer nous a révélé ses secrets : sable, océan, coquillages et crustacés ont été sujets à milles et une question.  Je me suis intéressée à leurs vies, leur milieu aquatique. Bref, j’ai appris pleins de choses.

Quelques photos pour illustrer mes vacances avec mon petit frère Nassim, mon grand frère Dadi, Maman bien sûr (je ne me sépare jamais de ma maman et de mamie de Nantes.

Mon petit frère voulais manger avec nous à table il a fait de grands progrès : il grandit
 
 

 

les langoustines                   A l’océarnium ? je suis sur une tortue

 


                        La raie

requin

Raie

Il y a tant de belles photos que je ne peux toutes les mettre.

La plage et ses délices. Découvertes de petis crabes (étrilles), crevettes grises bigorneaux. Nous avons suivis un crabes enserrant à l’aide de sa pince avant un bigorneau, il ne voulait pas lâcher sa proie. Le crabes avance de côté, c’est malin 

 

 

!


Mamie a un jardin potager tout fleuri. J’ai appris à cueillir tomates, courgettes, poivrons, vu des courges en croissances ainsi qu’une pastéque. Mamie m’a expliqué que la pluie avait abimé quelques récoltes. J’ai coupé les fleurs fanées. Je me suis éclatée au jardin. La photo en est preuve, je pêche des poissons.

 


Méduse échouée sur le sable. Les méduses au bord de mer sont moins urticantes que celles en eaux profonde donc nous avons pu nous baigner sans crainte.

Aujourd’hui dimanche, nous prenons le chemin des daims à Frossay, petit village typique à la région. Pour vous raconter mon après-midi, je vous mets quelques photos prise de loin lors du spectacle. La féérie de Leroy merlin et ses chevaliers.

Combat de chevalier



 


 




 

 

 

              

                   

              

               


 

 

 

 


 


Vertèbre de baleine

 

 

 

 

 

   

   


 

 


         

  

Petites carottes primeurs du jardin





 

        

 

Verveine citron du jardin de Mamie

 

 

                             


Romarin ? Nous faisons la cueillette. Maman pourra faire de la tisane cet hiver.


 

 

 


Menthe



Avec Mamie nous préparons le romarin. On le met ensuite dans un appareil et la déshydratation commence pendant plusieurs heures. L’hiver nous serons heureux de retrouver toutes ses plantes aromatiques


 

           

Dans le jardin, Mamie a installé une piscine, nous avons pu mon frère et moi s’arroser au pistolet à eau.  A côté, l’Hermitage de la Baule

                   

Blocos  à Saint-nazaire                                Remorqueur

 Au loin pont de Saint-Nazaire pour aller vers Paimboeuf, saint-brévins et pornic. Je ne peux pas tout mettre mais nous avons passé de super vacances en Loire-Atlantique chez mamie. Maintenant, il faudra attendre l’été prochain.
nos vacances n images






Batz sur mer





toujours en direction du Croisic



 
 
la baule scoublac l'hermitage


 
le croisic
 









le pont de Saint-Nazaire

 
 
Saint-Nazaire en bordure de mer
 



petit pont menant aux chantiers de l'Atlantique
























Blocos de saint-nazaire

vendredi 14 septembre 2012



Lorsque Newton découvre la loi universelle de la gravitation il comprend que si la pomme tombe de l'arbre alors que la Lune ne tombe pas sur la Terre, bien que tous les deux soient attirés par la Terre, c'est parce que la Lune, tournant autour de la Terre, est soumise à une force centrifuge qui tend à la repousser. Il s'agit de la même force centrifuge que celle qui vous projette à l'extérieur d'un manège en rotation.

De la même manière la Terre est à la fois attirée vers la Lune et repoussée. Les océans sont donc soumis à deux forces opposées :

attraction gravitationnelle
force centrifuge

L'intensité de la force centrifuge est constante sur la Terre tandis que l'intensité de l'attraction gravitationnelle est variable car son intensité dépend de la distance à la Lune : plus un point est proche de la Lune, plus l'attraction est forte.

lundi 3 septembre 2012


Un système de tout-à-l’égout intégré au cerveau



Un système de tout-à-l’égout intégré au cerveau
Des chercheurs viennent de mettre en évidence pour la première fois l’existence d’un réseau actif d’évacuation des déchets produits par le cerveau. Des dysfonctionnements dans ce système pourraient expliquer la survenue de maladies neuro-dégénératives comme Alzheimer ou Parkinson.
Comme tous les organes, le cerveau consomme de l’énergie et des nutriments, et il produit des résidus plus ou moins toxiques issus de cette activité métabolique. Une équipe de chercheurs de l’Université de Rochester (Etats-Unis) vient de découvrir que pour éliminer ces déchets, le cerveau utilise un système d’évacuation très organisé basé sur un réseau de canaux de drainage indépendant et parallèle à la circulation sanguine. Ce tout-à-l’égout cérébral, jamais observé jusque-là, assumerait le même rôle que celui joué par le système lymphatique dans le reste de l’organisme. Cette découverte vient d’être publiée dans la revue Science Translational Medicine.
 
 
Lavage de crâne
Canal "glymphatique" entourant une artère cérébrale
« L’élimination des déchets est d’une importance cruciale pour les organes, et on s’est longtemps posé la question de savoir comment le cerveau parvenait à se débarrasser de ses déchets, explique Maiken Nedergaard qui a supervisé l’étude. Nos travaux montrent que le cerveau s’autonettoie d’une manière plus organisée et à une plus grande échelle que ce qu’on imaginait jusque-là. » Ce système d’évacuation, que l’équipe de Maiken Nedergaard a baptisé « système glymphatique », agit d’une manière similaire au système lymphatique à ceci près qu’il s’appuie sur les cellules gliales, des cellules du cerveau distinctes des neurones.
Un système d’évacuation rapide
 
Détail du fonctionnement du système glymphatique
Grâce au système glymphatique, un liquide appelé liquide céphalo-rachidien (LCR) est perfusé dans le tissu nerveux cérébral. Sous pression, le LCR entraîne ensuite avec lui les déchets accumulés dans le tissu nerveux, avant d’être drainé et recollecté par d’autres conduites du système glymphatique qui l’évacuent finalement dans la circulation sanguine. Jusqu’alors, on pensait que le « nettoyage » du cerveau se faisait exclusivement par diffusion passive du LCR depuis les ventricules cérébraux, un mécanisme d’évacuation très lent pour un organe aussi actif que le cerveau. Le système glymphatique est non seulement plus rapide, mais il permet également d’atteindre des zones plus reculées du tissu cérébral. « Étant donné l’intense métabolisme du cerveau et son extrême sensibilité, il n’est pas étonnant que son mécanisme d’évacuation des déchets soit plus spécialisé et étendu que ce que l’on pensait auparavant », affirme Maiken Nedergaard.
Toujours est-il qu’on peut s’étonner qu’un système aussi fondamental pour le bon fonctionnement cérébral ait pu jusque-là échapper à la sagacité des chercheurs. La principale raison est que ce système glymphatique ne fonctionne que dans un cerveau vivant et uniquement lorsqu’il est intact : il était donc impossible de l’observer sur des cerveaux prélevés post-mortem et les procédés de visualisation disponibles ne permettaient pas jusqu’à peu de le détecter chez des sujets vivants. Les chercheurs ont cette fois eu recours à une technique récente, appelée microscopie à 2 photons, qui permet de visualiser en temps réel les flux de sang et de LCR dans le cerveau d’un animal vivant.
Alzheimer en ligne de mire
Bien que leur étude porte sur des cerveaux de souris, les auteurs pensent qu’un système identique existe chez l’homme dont le cerveau est très proche de celui du petit rongeur, du moins sur le plan physiologique. Cette découverte pourrait donc avoir d’importantes applications thérapeutiques, notamment dans le traitement des pathologies neurodégénératives, telles les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson. Les chercheurs ont ainsi constaté que plus de la moitié des agrégats de bêta-amyloide – une protéine qui s’accumule dans le cerveau des patients souffrant d’Alzheimer- sont éliminés via le système glymphatique. « Si le système glymphatique ne parvient plus à nettoyer le cerveau comme il devrait le faire, soit en raison du vieillissement, soit suite à un traumatisme, les déchets vont s’accumuler dans le cerveau, précise Jeffrey Illiff, l’un des coauteurs de l’étude. Augmenter l’activité du système glymphatique permettrait probablement de prévenir l’accumulation des dépôts amyloïdes, voire offrirait un moyen de liquider les agrégats accumulés lorsque la maladie d’Alzheimer est déjà établie. »