vendredi 25 avril 2014

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Insolite. 10 perles prononcées par des patients à leur médecin

Dans son livre C'est grave docteur ?, Michel Guilbert a retranscrit les pires phrases qu'il ait entendues de la part de ses patients.


Le médecin généraliste peut être le témoin privilégié de nombreux lapsus. MARC LE CHELARD / AFPLe médecin généraliste peut être le témoin privilégié de nombreux lapsus. MARC LE CHELARD / AFP


Le docteur Michel Guilbert écoute attentivement les maux de ses patients depuis plus de 30 ans. Mais quand surviennent à l'improviste quelques bons mots, il sort son carnet et note consciencieusement ces perles savoureuses...
Compliments alimentaires, carte virale et points de soudure cohabitent avec la spasmofolie, le coma idyllique et l'épaule lustrée. Du simple lapsus à l'approximation médicale, sans oublier des envolées thérapeutiques toutes personnelles, les pathologies au complet passent à la moulinette !
Incongrues, étonnantes ou poétiques, ces quelque 200 perles récoltées par le docteur Michel Guilbert valent n'importe quelle ordonnance antidéprime !

1. "On m'a enlevé la vésicule immobilière"

Ce patient voulait bien évidemment parler de la vésicule biliaire, organe en forme de sac situé sous le foie. Son rôle est souvent méconnu : elle stocke la bile, liquide sécrétée par le foie, avant que celui-ci ne soit déversé dans l'intestin afin de favoriser la digestion.

2. "Ca fait deux ans que je n'ai pas eu mon tutti frottis"

Ou encore : "le gynéco m'a fait un frottis frotta". Ces patientes parlent du frottis, examen simple et indolore qui permet de dépister précocement le cancer du col de l'utérus. On en profite pour rappeler que la Haute Autorité de Santé recommande des frottis réguliers à toutes les femmes de 25 à 65 ans.

3. "J'ai un bouchon de chair humaine dans l'oreille"

Dans les oreilles, on ne trouve pas de "chair humaine" mais plutôt du cérumen, substance jaunâtre sécrétée dans le conduit auditif des humains (et d'autres mammifères), aidant à son nettoyage et à sa lubrification.

4. "J'ai fait un coma idyllique"

Difficile de croire qu'il puisse exister des comas idylliques. En revanche, des comas éthyliques, oui. On parle de coma éthylique lorsque, après avoir absorbé une quantité importante d'alcool, une personne devient inconsciente et ne peut plus être réveillée. Dans cet état, elle ne peut plus se défendre et devient vulnérable à toutes les "agressions" extérieures. Le site alcoolassistance.net rappelle les gestes à adopter en cas manifeste de coma éthylique.

5. "On doit me faire un PET scan, mais je ne sais pas quand je dois péter"

Nul besoin pour le patient de faire quoi que ce soit lors d'un PET Scan. Le PET Scan ou tomographie par émission de positons (TEP) est un examen qui permet de réaliser des images de l'intérieur du corps de façon très ciblée et précise, afin d'observer le fonctionnement d'un organe ou encore de détecter des cellules cancéreuses.

6. "On m'a mis une vulve cardiaque"

Il vaut mieux pour le patient que ce soit une valve cardiaque, élément du cœur séparant les différentes cavités et empêchant le sang de refluer dans le mauvais sens. Il existe différents types d'intervention chirurgicale des valves cardiaques.

7. "J'ai fait une grossesse extra stérile"

Scoop : la grossesse extra stérile n'existe pas. Cependant, la grossesse extra-utérine existe bien, elle. Elle se caractérise par le développement de l’œuf en dehors de l’utérus, mettant la vie de la femme en danger en l’absence d’intervention médicale. Selon l'Inserm, elle concerne environ 2% des grossesses, soit 15.000 femmes par an en France. 

8. "J'ai vraiment très mal au dos depuis plusieurs semaines, je crois que j'ai attrapé un bungalow"

Ce patient a confondu "bungalow" avec le terme "lumbago", que les médecins nomment "lombalgie commune aiguë". Il est possible de prévenir ce mal de dos en prenant de bonnes habitudes.

9. "On doit la vacciner contre l'horreur"

Malheureusement, il n'existe pas (encore) de vaccin contre l'horreur. Il est en revanche possible d'avoir recours au vaccin ROR (rougeole - oreillons - rubéole). La vaccination ROR systématique est le seul moyen pour permettre l’élimination de ces maladies.

10. "Mon mari a des gnomes à la prostate"

Ce n'est pas évident à deviner mais Michel Guilbert précise que ce patient voulait parler d'adénome de la prostate, tumeur bénigne se manifestant par des anomalies urinaires (douleurs, besoins fréquents d’uriner, etc.) évoluant progressivement. S’il n’est pas traité, l'adénome peut entraîner des complications allant de l’infection urinaire à une atteinte de la fonction rénale.

mercredi 23 avril 2014

5 choses à savoir pour comprendre son cerveau et mieux s'en servir

Publication: 23/04/2014 15h32

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Depuis une dizaine d'années, les connaissances sur le cerveau ont connu des progrès considérables. Certaines de ces découvertes font figure de révolution et beaucoup d'entre nous répugnent encore à les accepter tant elles remettent en cause nombre d'idées considérées comme acquises. En premier lieu, on a longtemps cru que l'Homo sapiens naissait avec un quota limité de neurones et que chaque neurone qui mourait n'était pas remplacé. On sait aujourd'hui que le cerveau adulte produit de nouveaux neurones dans certaines parties de son cerveau et qu'il est possible d'augmenter ou de réduire cette faculté. Le cerveau s'adapte, se réorganise, en permanence. En somme, le cerveau n'apparaît plus comme un organe figé, ni homogène, après un certain âge ; nous devons le considérer comme un organe en perpétuel chantier tel la fameuse Sagrada Família de Barcelone.
Aujourd'hui, les recherches scientifiques permettent une meilleure connaissance de la psychologie humaine, et des processus d'attention et de mémorisation. Il est possible au travers des découvertes récentes de mieux appréhender nos émotions et d'optimiser nos prises de décision. Les recherches récentes nous aident à mieux connaître l'architecture cérébrale et à accroître ainsi nos propres performances. Certaines permettent d'envisager des applications très pratiques pour améliorer son quotidien. Ainsi peut-on définir cinq lois qui favorisent la plasticité cérébrale de l'adulte.
Premièrement, vouloir comprendre, chercher à élucider des problèmes complexes, ne pas sombrer dans la routine, fait partie des conduites à favoriser pour améliorer la malléabilité de notre cerveau. Pour le dire autrement : notre cerveau est informable et déformable ! Il reçoit constamment des informations et évolue en permanence. Ces reconfigurations permettent aux personnes de se préparer aux situations nouvelles. Si elles ne parviennent plus à vivre de façon appropriée par rapport à la nouveauté, il y a une forte probabilité qu'elles deviennent rapidement maladaptées ce qui conduit aux souffrances neurologiques et psychiatriques comme les troubles de l'humeur. Quand les capacités à recevoir des informations s'amenuisent, l'individu risque de ne plus avoir de réactions positives face au changement. Pour optimiser ses facultés mentales, il vaut mieux être un éternel apprenant. Apprendre pour comprendre la complexité du monde dans lequel nous évoluons, apprendre pour rester ouvert aussi à la nouveauté sociale. La curiosité intellectuelle préserve la santé mentale.
Deuxièmement, il nous faut lutter contre l'infobésité, c'est-à-dire le trop plein d'informations. L'accroissement du flot des informations que nous recevons augmente le nombre de données que nous devons traiter puis stocker. Certaines de ces données sont utiles lorsqu'elles nous servent à comprendre. En revanche, d'autres le sont moins quand elles nous font juste savoir et non comprendre. Prenez l'exemple des mails dont vous êtes en copie. L'auteur du mail vous a informé mais cette donnée ne vous concerne pas forcément. Si vous recevez pendant toute une journée, une série de mails à contenu négatif, ils vont probablement insidieusement créer en vous des états d'âme négatif (mélancolie, etc.). Quoi faire ? Et bien luttons contre cette pollution sonore et visuelle. Si vous prenez l'exemple de l'actualité que l'on distille en continue, il est probable qu'inconsciemment, soumis à ce rabâchage, vous soyez perturbé par des faits certes spectaculaires (un tremblement de terre, un accident de voiture,... ), mais somme toute faisant partie de notre vie. Ce flux d'actualités vous parvient sans que nous soyons directement concernés par cette nouvelle. Le flux finit par engendrer une pollution.
Troisièmement, nous devons être vigilant à la tentation d'un usage chronique de somnifères ou anxiolytiques. Ces médicaments si utiles pour traiter les troubles du sommeil ou de l'humeur (ou toutes autres pathologies qui atteignent l'équilibre mental) modifient le fonctionnement du cerveau et réduise la plasticité cérébrale. Ces médicaments sont essentiels dans les cas où ils sont prescrits. Cependant, leur action peut s'avérer néfaste s'ils sont utilisés à très long terme et de façon chronique. Les psychotropes doivent rester une béquille sur laquelle nous devons nous reposer lors d'un événement exceptionnel mais il faut très vite penser à mettre en place une thérapie comportementale qui viendra relayer l'action des psychotropes. En la matière, l'automédication est extrêmement délétère. C'est en favorisant des comportements qui flattent l'estime de soi que l'on doit envisager, entre autre, une thérapie efficace.

Quatrièmement, nous devons éviter la sédentarité car l'absence d'exercice physique nuit au cerveau. Rappelons que notre cerveau a besoin d'être correctement oxygéné. Or, l'activité physique favorise cette oxygénation. Pratiquer un sport permet aussi d'améliorer l'estime de soi.
Cinquièmement, nous devons rester vigilant sur une partie de notre cerveau qui ne s'active que lors d'interactions avec l'Autre. S'intéresser à l'autre est bénéfique car il nourrit notre cerveau social. Longtemps méconnu, le cerveau social est un atout pour l'équilibre. Cultiver son altérité revient à entretenir son cerveau.

Cholestérol : le jaune d’oeuf presque aussi mauvais que le tabac

On savait le tabac nocif pour les artères. Le jaune d’œuf serait presque aussi dangereux. Il favoriserait en effet la formation de plaques d’athérome dans les vaisseaux sanguins, à l’origine d’infarctus et d’AVC, surtout à partir de la quarantaine.




Le jaune d'œuf s'appelle aussi le vitellus. Il contient tous les éléments pour alimenter le poussin pendant sa gestation et les premières heures de sa vie hors de sa coquille, avant qu'il ne commence à picorer. Il est donc riche en éléments nutritifs, et le cholestérol ne fait pas exception ! © Joao Estevao A. de Freitas, Wikipédia, DP
Le jaune d’œuf est un aliment riche. Et pour cause : il est censé nourrir le poussin pendant sa gestation à l’intérieur de la coquille. Riche en oméga-3, en protéines ou en antioxydants, il contient également beaucoup de cholestérol (200 mg en moyenne). Or il est conseillé de ne pas dépasser les 300 mg par jour.
De précédentes recherches tendaient à rassurer, prouvant que la consommation de jaune d’œuf n’a pas d’influence sur les taux de cholestérol circulant. Alors peut-on le manger sans modération ? Une nouvelle étude publiée dans Atherosclerosis vient rompre cet optimisme et démontre qu’il a un impact néfaste sur la santé des artères, et donc la santé en général !

Le jeune d’œuf, fournisseur de plaques d’athérome

Les chercheurs de l’University of Western Ontario (Canada) ne se sont pas focalisés sur le cholestérol sanguin mais plutôt sur ses conséquences directes dans l’organisme : les plaques d’athérome. Elles correspondent à des amas de graisse obstruant les vaisseaux, diminuant ledébit sanguin ou le bloquant entièrement, allant jusqu'à causer des infarctus ou des accidents vasculaires cérébraux (AVC).
À l’aide d’une échographie, les mesures des plaques d’athérome totales dans l’artère carotide (au niveau du cou), de 1.262 patients, (47 % de femmes) ont été effectuées. En parallèle, les volontaires, âgés de 61 ans en moyenne, ont répondu à des questionnaires portant sur leur mode de vie, la prise de médicament, leur consommation de tabac et bien sûr de jaunes d’œuf.

Les jaunes d'œuf se retrouvent dans beaucoup d'aliments : pâtisseries, panures, ou encore sauces. Personnes à risques, veillez à ne pas en manger trop ! © Zasypkyn, StockFreeImages.com
L’analyse des résultats montre que les dégâts vasculaires causés par l’aliment correspondent aux deux tiers de ceux engendrés par la cigarette pour au moins trois œufs avalés par semaine. C’est à partir de 40 ans environ que l’athérosclérose s’accélère et que la détérioration devient plus importante. Des données observées globalement, même lorsque les principaux facteurs de risque(âge, IMC, tension artériellediabète) ont été ajustés. Cependant, l’activité physique ou le tour de taille n’ont pas été pris en compte dans cette étude et pourraient avoir une influence.
Autrement dit, ce travail contredit les analyses précédentes qui écartaient la menace des œufs pour les taux de cholestérol. Il semblerait qu’une simple analyse de sang ne suffise pas à déterminer l’impact sur la santé.

Le cholestérol vu par photographie numérique

Une autre étude nous apprend que l’on pourrait se passer des piqûres pour estimer la cholestérolémie. Des scientifiques du Sree Sastha Institute of Engineering and Technology en Inde viennent de prouver qu’il est possible de remplacer la prise de sang… par une photographie de l’arrière de la main.
Ils expliquent dans le Journal of Medical Engineering and Informatics que le cholestérol se concentre dans les plis des doigts. Une photo capturée par un appareil numérique est comparée par informatique à des millions de clichés regroupés dans une base de données et faisant office d’étalon.
L’analyse ne renseigne que sur la valeur totale de cholestérol et non sur le détail et les différents composants (bon cholestérol ou mauvais). Pour les personnes présentant des taux élevés, la prise de sang s’impose de manière à analyser plus précisément l’échantillon. Dans le cas contraire, pas la peine d’insister : le patient n'a pas besoin d'examen supplémentaire !

Dans le monde, l'obésité tue plus que la faim

D'après le rapport annuel de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, il y a plus de personnes obèses dans le monde que de personnes souffrant de malnutrition. Une constatation qui soulève la question de l'accessibilité aux denrées alimentaires d'une part, et celle du déséquilibre alimentaire d'autre part.

  


Le monde compte désormais plus d'obèses que de personnes souffrant de malnutrition mais le poids des privations augmente dans un contexte de crise alimentaire croissante, a mis en garde la Fédération internationale de la Croix-Rouge dans un rapport publié jeudi à New Delhi.
L'organisme humanitaire basé à Genève a centré son rapport annuel sur les catastrophes dans le monde sur les problèmes de nutrition en soulignant la disparité entre riches et pauvres ainsi que la récente envolée des prix. Selon les statistiques de la Croix-Rouge, 1,5 milliard de personnes souffraient d'obésité dans le monde en 2010 tandis que 925 millions d'autres souffraient de malnutrition.
« Si la libre interaction du marché a abouti à une situation où 15 % de l'humanité a faim tandis que 20 % est en surpoids, il y a quelque chose qui n'a pas marché quelque part », a résumé le secrétaire général Bekele Geleta, cité dans un communiqué.
Le directeur de la Croix-Rouge pour la région Asie-Pacifique, Jagan Chapagain, a qualifié ces statistiques « de scandale à double tranchant », lors d'une conférence de presse dans la capitale indienne. Il a souligné que « les excès de l'alimentation tuent aujourd'hui plus que la faim ».

En 2011, les prix des denrées alimentaires ont flambé

Selon lui, le problème de la faim n'est pas dû à une pénurie de nourriture dans le monde mais à une mauvaise distribution, au gâchis et à une hausse des prix qui rend les denrées alimentaires moins accessibles. Les prix des denrées alimentaires ont flambé en 2011 à l'échelle mondiale, faisant craindre une crise alimentaire similaire à celle de 2008 qui avait provoqué des émeutes et une instabilité politique dans de nombreux pays.
La hausse des prix alimentaires, que la Croix-Rouge attribue entre autres facteurs à la spéculation sur le marché des matières premières et au changement climatique, a été perçue comme l'un des éléments déclencheurs des mouvements de protestation populaire au Mahgreb et au Moyen-Orient cette année.
« Un nouveau cycle d'inflation [...] plonge un grand nombre de personnes parmi les plus pauvres au monde dans une plus grande pauvreté et dans des situations de grave malnutrition », a dénoncé l'organisation.


En bref : certains antidouleurs seraient mauvais pour le cœur

L’absorption de certains antalgiques n’est pas sans danger pour la santé. Des chercheurs viennent en effet de montrer que la prise régulière de ces médicaments peut augmenter le risque de problèmes cardiaques. Reste à comprendre le mécanisme mis en jeu…

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), dont font partie l’aspirine et l’ibuprofène, sont utilisés pour réduire la douleur, la  fièvre et l'inflammation. Mais ils pourraient avoir des effets négatifs sur la santé. C’est en tout cas ce qu’a observé une équipe néerlandaise dont les résultats sont publiés dans la revue British Medical Journal.
Pour leur étude, les chercheurs ont suivi pendant 13 ans en moyenne un groupe de 8.423 personnes, âgées de plus de 50 ans. Au cours de cette période, leur rythme cardiaque a été régulièrement mesuré. A la fin du suivi, 857 des participants (10,2 %), dont l’âge moyen était de 68,5 ans, ont développé une fibrillation auriculaire. Ce trouble du rythme cardiaque est le plus fréquent chez les adultes dans le monde et concerne 4,5 millions de patients en Europe. Il est caractérisé par une accélération, un ralentissement ou une irrégularité des battements cardiaques et peut entraîner un accident vasculaire cérébral (AVC) ou une insuffisance cardiaque.
Les auteurs ont montré que l’usage régulier d’AINS été associé à une augmentation de 76 % du risque de fibrillation auriculaire, en comparaison des individus qui n’en prenaient jamais. Les autres facteurs de risque comme l’âge, le sexe et les maladies cardiovasculaires ont été pris en compte par les auteurs. L’absorption récente (dans les 30 derniers jours) de ce type d’antalgiques été même liée à une hausse de ce risque de 84 %. « Les AINS inhibent la production d’une enzymeappelée cyclo-oxygénase, suggèrent les auteurs. Cela pourrait augmenter la tension et contribuer au développement d’une fibrillation auriculaire. » Mais de nombreuses recherches sont encore nécessaires pour comprendre le lien entre les AINS et les problèmes cardiaques.

Petite histoire d’un mensonge à la mode



À la veille de l’ouverture des portes de la Fashion Week de Milan, Greenpeace International publie un nouveau rapport révélant la présence de produits chimiques dangereux dans les vêtements pour enfants de certaines des plus grandes marques internationales de haute-couture. Versace, Louis Vuitton, Dior, Hermes ou encore Dolce&Gabbana sont notamment dans la ligne de mire.














Les étiquettes de ces vêtements font parfois rêver, mais en matière de pollution, on est loin, très loin du conte de fées ! 
Le prestige de la haute couture s’effondre : s’agissant de l’utilisation de produits chimiques dangereux dans leur processus de fabrication, ces vêtements de luxe ne font pas mieux que leurs cousins de la “Fast Fashion” et du prêt-à-porter.
Parmi les 8 grandes marques de luxe dont les produits ont été testés, les marques françaises sont les pires : Louis Vuitton, Christian Dior et Hermès… Des ballerines ou des tee-shirts de leurs gammes pour jeunes enfants affichent des concentrations très élevées de NPE, une substance dangereuse dont l’usage est strictement réglementé au sein de l’Union Européenne.
Au fil des enquêtes et des rapports, la vérité apparaît : la mode toxique concerne TOUS les consommateurs !
Pas moins de 70 pour cent des rivières, des lacs et des réservoirs en Chine sont touchés par la pollution des eaux. Lors d’enquêtes récentes, Greenpeace a identifié des liens entre un certain nombre de grandes marques du textile et les usines textiles en Chine qui déversent des produits chimiques dangereux dans les rivières.
Des enquêtes de suivi ont révélé la présence de substances chimiques dangereuses dans des articles vestimentaires en magasin, des produits qui passent dans l’environnement, à l’occasion d’un lavage par exemple, et se dégradent dans l’eau pour former des produits chimiques toxiques qui dérèglent le fonctionnement hormonal.
Ces produits chimiques constituent une grave menace pour la santé humaine et l’environnement, empoisonnant de précieux cours d’eau dans le monde entier.

Le vrai luxe ? Une mode sans danger !
Des géants de la mode de luxe, comme Burberry, ou Valentino, ont déjà prouvé par leurs engagements que l’industrie peut changer.

Pourquoi les marques comme Louis Vuitton et Versace, les marques qui construisent leur réputation sur leur capacité à repousser les limites de la mode, sont-elles si en retard lorsqu’il s’agit de rejoindre la tendance sans toxiques qui traverse l’industrie ?

mardi 22 avril 2014

j'ai aimé

 La vulnérabilité : 

Une force, plutôt qu’une faiblesse
Aujourd’hui, nous avons tendance à penser que vulnérabilité équivaut à faiblesse. Mais d’après le professeur Brené Brown, auteur du bestseller « Le pouvoir de la vulnérabilité », cette notion serait plutôt le berceau de l’amour, de l’empathie, et du courage.


L’idée que la vulnérabilité est une preuve de faiblesse est le mythe le plus répandu et le plus dangereux. Quand on passe sa vie à se protéger de la vulnérabilité et à éviter d’être perçu comme trop émotif, on ressent du mépris vis-à-vis de ceux qui sont moins capables ou moins désireux de masquer leurs sentiments, de se faire une raison et de persévérer envers et contre tout. On en est arrivé au point où, plutôt que de respecter et d’apprécier le courage et l’audace inhérents à la vulnérabilité, on laisse la peur et la gène se transformer en jugement et en critique.

La vulnérabilité n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Ce n’est pas ce qu’on appelle une émotion négative, mais ce n’est pas non plus une expérience légère et positive. La vulnérabilité est au cœur des émotions et des sentiments. Ressentir, c’est être vulnérable. Croire que la vulnérabilité équivaut à de la faiblesse, c’est croire que le sentiment est une faiblesse. Hypothéquer sa vie affective par peur d’avoir à en payer le prix revient à s’éloigner de ce qui fait le sens et le but de la vie.

Le rejet de la vulnérabilité découle le plus souvent de son association avec des émotions négatives comme la peur, la honte, le chagrin, la tristesse et la déception. Ce sont des émotions dont on ne veut pas parler, même quand elles affectent profondément la manière dont on vit, aime, travaille, dirige. Ce que la plupart des gens échouent à comprendre, et qu’il m’a fallu une décennie de recherches pour éclaircir, c’est que la vulnérabilité est également le berceau des émotions et des expériences qui font follement envie. La vulnérabilité est le terreau de l’amour, de l’intimité, de la joie, du courage, de l’empathie et de la créativité. Elle est la source de l’espoir, de la responsabilité et de l’authenticité. Quand on veut éclaircir ses objectifs et mener une vie plus spirituelle, la vulnérabilité est la voie à emprunter.

Je sais que c’est difficile à croire, surtout quand on a passé sa vie à penser que vulnérabilité et faiblesse étaient synonymes, mais c’est vrai. Je définis la vulnérabilité comme l’incertitude, la prise de risque, l’ouverture émotionnelle. Avec cette définition à l’appui, réfléchissons à l’amour. Aimer jour après jour quelqu’un qui répond ou non à cet amour, dont on ne peut pas assurer la sécurité, qui reste ou part sans préavis, qui se montre loyal jusqu’à la mort ou trahit à la première occasion, c’est cela la vulnérabilité. L’amour est incertain et incroyablement risqué. Aimer, c’est se mettre à nu sur le plan affectif. Oui, c’est effrayant et ça peut faire mal, mais peut-on imaginer de vivre sans aimer et être aimé ?

Faire connaître ses peintures, ses écrits, ses photos ou ses idées sans l’assurance qu’ils soient acceptés et appréciés, c’est aussi de la vulnérabilité. Absorber la joie de certains instants, tout en sachant qu’ils sont fugaces, et alors que la sagesse populaire recommande de ne pas trop se réjouir du bonheur pour ne pas attirer le malheur, c’est aussi une forme de vulnérabilité intense.

Comme je l’ai souligné ci-dessus, le vrai danger est qu’on commence à considérer le fait de ressentir comme une faiblesse. A l’exception de la colère (une émotion secondaire qui sert de masque social à des émotions plus souterraines et plus compliquées), la société est en train de perdre sa tolérance aux émotions, et par conséquent à la vulnérabilité.

Les exemples suivants font partie des réponses des participants à qui j’ai demandé de compléter l’amorce « La vulnérabilité, c’est... » Ils font de la définition de la vulnérabilité quelque chose de personnel et d’intime :
- avoir une opinion impopulaire
- me défendre
- demander de l’aide
- dire non
- démarrer ma propre affaire
(...)

Tout cela ressemble-t-il à de la faiblesse ? Soutenir quelqu’un qui se débat dans des problèmes est-il un signe de fragilité ? Accepter la responsabilité de quelque chose est-il le fait d’une personne faible ? Retrousser ses manches après un désastre est-il une preuve de faiblesse ? NON. La vulnérabilité a le goût de la vérité et l’odeur du courage. La vérité et le courage ne sont pas toujours confortables, mais ils n’ont rien à voir avec la faiblesse.

Oui, on est complètement nu(e) quand on est vulnérable. Oui, on est dans la salle de torture de ce qu’on appelle l’incertitude. Et oui, on prend un énorme risque affectif en acceptant la vulnérabilité. Mais aucune équation ne dit que prendre des risques, braver l’incertitude et s’ouvrir aux émotions sont des preuves de faiblesse. Quand nous avons demandé : « Que ressentez-vous quand vous êtes vulnérables ? », les réponses ont été tout aussi frappantes :
- c’est enlever mon masque et espérer que mon vrai moi n’est pas trop décevant.
- C’est ne plus prendre sur moi.
- C’est là où la peur et le courage se rejoignent.
- On est à mi-chemin sur la corde raide, terrifié aussi bien par l’idée d’avancer que de reculer.
(...)

Et la réponse la plus fréquente à nos efforts pour mieux comprendre la vulnérabilité ? Nu(e).
- La vulnérabilité, c’est comme d’être nu(e) sur scène, et d’espérer des applaudissements plutôt que des rires.
- C’est d’être nu(e) quand tout le monde est habillé.
- Ca ressemble à un rêve de nudité : on est dans un aéroport et on est nu(e) comme un ver.

Pour discuter de la vulnérabilité, il est utile de se référer à la définition et l’étymologie du mot vulnérable. Selon le Littré, il vient du latin vulnerare, qui signifie « blesser ». Sa définition est : « qui peut être blessé » et « susceptible d’être touché, blessé, d’un point de vue moral ou physique ». Le même dictionnaire définit la faiblesse comme la disposition à être facilement brisé et, au figuré, l’instabilité. D’un point de vue purement linguistique, il est évident que ce sont des concepts très différents. En fait, on pourrait avancer que la faiblesse vient d’un manque de vulnérabilité : quand on n’est pas conscient de sa propre sensibilité, on court davantage le risque d’être blessé.
On est et sera toujours esclave de quelque chose, puisque la vie est faite ainsi.
La question réside dans l'acceptabilité ou non de ce qui nous est imposé pour pouvoir vivre.
Rien n'écarte une future révolte si la populace n'en peut plus, à condition qu'elle ne soit pas devenue trop mollassonne.
Je ne serais cependant pas aussi catégorique, et j'éviterais de m'exprimer comme si je détenais la vérité unique, car le monde est vaste et plein d'individu ayant chacun sa propre expérience et sa façon de penser et de voir le monde, mais il semblerait que plus on voit loin, plus on risque d'oublier ce qui est tout proche. Et il en va de même dans les habitudes, bonnes ou mauvaises, que l'on adopte dans la vie.
Je veux dire par là, que si on oublie pourquoi quelque chose existe, pourquoi et comment cela a été créé, et pourquoi et comment cela fonctionne, alors on a de forte chance de devenir esclave.
Mais le "maître" pognon a sans doute trop de pouvoir, et on devrait se poser la question "comment réduire cet insidieux et illusoire pouvoir que semble procurer la monnaie ?".
Un premier pas serait plus d'égalité et de solidarité et de respect... ou d’autres formes d'implantations sociales permettant l'abolition de l'usage de l'argent.
Cependant, ces technologies ont toutes, malheureusement leurs bon côtés et leur mauvais aspects : à la façon d'un outil, tel un couteau de cuisine, qui est censé servir pour cuisiner exclusivement dans un monde théorique...
... et pour ce qui est de la manipulation, qui n'a jamais fait l'achat d'un objet en se disant après coup "mince alors, j'en avais pas besoin, ils m'ont bien eu !" ?
C'est à chacun de faire les efforts pour rester dans le juste et la vertu, l'optimisme si possible, et ne pas se laisser manipuler. C'est du travail, ça vient pas tout seul. Surtout avec tous ces faux semblants inculqués par notre actuelle société de consommation.