mercredi 10 août 2011

biographie


Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi dans l'ex-département de Constantine (depuis 1962 Dréan dans la Willaya d'El Taref) en Algérie, et mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin dans l'Yonne, est un écrivain, dramaturge, essayiste et philosophe français. Il fut aussi un journaliste militant engagé dans la Résistance et dans les combats moraux de l'après-guerre.

L'œuvre de Camus comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurdité de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l'absurde, révolte qui conduit à l'action et donne un sens au monde et à l'existence, et « alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir » [1].

Sa critique du totalitarisme soviétique lui a valu les anathèmes des communistes et a conduit à la brouille avec Jean-Paul Sartre. Il a été couronné à 44 ans par le Prix Nobel de littérature en 1957 et son aura reste grande dans le monde.

D'après Bertrand Poirot-Delpech[2], les essais sur son œuvre ont abondé juste après sa mort, tandis qu'on rendait très peu compte de sa vie. Les premières biographies ne sont apparues que dix-huit ans après la disparition du prix Nobel. Parmi celles-ci, la plus impressionnante est celle de Herbert R Lottman[3], un journaliste américain observateur de la littérature européenne pour The New York Times et le Publishers Weekly.

Dans le journal Combat, ses prises de position ont été courageuses autant que déconcertantes, aussi bien sur la question de l'Algérie que sur ses rapports avec le Parti communiste qu'il a quitté après un court passage[.. ] Camus est d'abord témoin de son temps, intransigeant, refusant toute compromission. Il sera ainsi amené à s'opposer à Sartre et à se brouiller avec d'anciens amis. D'après Herbert R. Lottman, Camus n'a appartenu à aucune famille politique déterminée, mais il ne s'est dérobé devant aucun combat : il a successivement protesté contre les inégalités qui frappaient les musulmans d'Afrique du Nord, contre la caricature du pied noir exploiteur. Il est allé au secours des exilés espagnols antifascistes, des victimes du stalinisme, des objecteurs de conscience[].



Formation

Albert Camus fait ses études à Alger. À l'école communale, il est remarqué en 1923 par son instituteur, Louis Germain, qui lui donne des leçons gratuites et l'inscrit en 1924 sur la liste des candidats aux bourses, malgré la défiance de sa grand-mère qui souhaitait qu'il gagnât sa vie au plus tôt. Camus gardera une grande reconnaissance à Louis Germain et lui dédiera son discours de prix Nobel12. Reçu, Camus peut entrer comme demi-pensionnaire au lycée Bugeaud (désormais lycée Émir Abd-el-Kader). « J'avais honte de ma pauvreté et de ma famille (...) Auparavant, tout le monde était comme moi et la pauvreté me paraissait l'air même de ce monde. Au lycée, je connus la comparaison », se souviendra-t-il13. Il commence à cette époque à pratiquer le football et se fait une réputation de gardien de but. Mais, à la suite de ses crachements de sang, les médecins diagnostiquent en 1930 une tuberculose et il doit faire un bref séjour à l'hôpital Mustapha. Son oncle, voltairien et anarchiste, et sa tante Acault, qui tiennent une boucherie dans la rue Michelet, l'hébergent ensuite, rue du Languedoc, où il peut disposer d'une chambre. Camus est ensuite encouragé par Jean Grenier - qui lui fera découvrir Nietzsche.



Débuts littéraires

En 1934, il épouse Simone Hié : « J'ai envie de me marier, de me suicider, ou de m'abonner à L'Illustration. Un geste désespéré, quoi... »14. En 1935, il commence l'écriture de L'Envers et l'Endroit, qui sera publié deux ans plus tard par Edmond Charlot dans la librairie duquel se retrouvent les jeunes écrivains algérois, tel Max-Pol Fouchet. À Alger, il fonde le Théâtre du Travail, qu'il remplace en 1937 par le Théâtre de l'Équipe, où la première pièce jouée est une adaptation du roman de Malraux dont les répétitions lui donne l'occasion de nouer une amitié avec Emmanuel Roblès. Dans le même temps il quitte le Parti communiste, auquel il avait adhéré deux ans plus tôt. Il entre au journal créé par Pascal Pia, l'Alger Républicain, organe du Front populaire, où il devient rédacteur en chef. Son enquête Misère de la Kabylie aura un écho retentissant15. En 1940, le Gouvernement Général de l'Algérie interdit le journal. Cette même année, il se marie à Francine Faure. Ils s'installent à Paris où Albert travaille comme secrétaire de rédaction à Paris-Soir sous l'égide de Pascal Pia. Il fonde aussi la revue Rivage et fait la connaissance de Malraux. Durant cette période, il fait paraître le roman L'Étranger (1942) qui est publié par Gallimard sur l'instance de Malraux et l'essai Le Mythe de Sisyphe (1942) dans lesquels il expose sa philosophie. Selon sa propre classification, ces œuvres appartiennent au « cycle de l'absurde » – cycle qu'il complétera par les pièces de théâtre Le Malentendu et Caligula (1941). En 1943, il est lecteur chez Gallimard et prend la direction de Combat lorsque Pascal Pia est appelé à d'autres fonctions dans la Résistance. En 1944, il rencontre André Gide et un peu plus tard Jean-Paul Sartre, avec qui il se lie d'amitié. Le 8 août 1945, il est le seul intellectuel occidental à dénoncer l'usage de la bombe atomique deux jours après le bombardement d'Hiroshima dans un éditorial resté célèbre, dans Combat16. En 1945, à l'initiative de François Mauriac, il signe une pétition, afin de demander au général de Gaulle la grâce de Robert Brasillach, personnalité intellectuelle connue pour son activité collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1946, Camus se lie d'amitié avec René Char. Il part la même année aux États-Unis et de retour en France il publie une série d'articles contre l'expansionnisme soviétique : coup d'État de Prague et anathème contre Tito (1948). En 1947, c'est le succès littéraire avec le roman La Peste, suivi deux ans plus tard, en 1949, par la pièce de théâtre Les Justes.

En 1957, alors âgé de 44 ans, Camus reçoit le prix Nobel de littérature pour « l'ensemble d'une œuvre qui met en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes. »

Engagement politique et littéraire

En octobre 1951, la publication de L'homme révolté provoque de violentes polémiques où Camus est attaqué à sa gauche. La rupture avec Jean-Paul Sartre a lieu en 1952, après la publication dans Les Temps modernes de l'article de Jeanson qui reproche à la révolte de Camus d'être « délibérément statique ». En 1956, à Alger, il lance son « Appel pour la trêve civile », tandis que dehors sont proférées à son encontre des menaces de mort. Son plaidoyer pacifique pour une solution équitable du conflit est alors très mal compris, ce qui lui vaudra de rester méconnu de son vivant par ses compatriotes pieds-noirs en Algérie puis, après l'indépendance, par les Algériens qui lui ont reproché de ne pas avoir milité pour cette indépendance. Haï par les défenseurs du colonialisme français, il sera forcé de partir d'Alger sous protection17. Toujours en 1956, il publie La Chute, livre pessimiste dans lequel il s'en prend à l'existentialisme sans pour autant s'épargner lui-même. Il démissionne de l'Unesco pour protester contre l'admission de l'Espagne franquiste. C'est un an plus tard, en 1957, qu'il reçoit le prix Nobel de littérature. Interrogé à Stockholm par un étudiant musulman originaire d'Algérie, sur le caractère juste de la lutte pour l'indépendance menée par le F.L.N. en dépit des attentats terroristes frappant les populations civiles, il répond clairement : « Si j'avais à choisir entre cette justice et ma mère, je choisirais encore ma mère. » Cette phrase, souvent déformée, lui sera souvent reprochée. Il suffit pourtant de rappeler d'une part que Camus vénérait sa mère, d'autre part que celle-ci vivait alors à Alger dans un quartier très populaire particulièrement exposé aux risques d'attentats. Albert Camus était contre l'indépendance de l'Algérie et écrivit en 1958 dans la dernière de ses Chroniques Algériennes que "l'indépendance nationale [de l'Algérie] est une formule purement passionnelle[.]", il dénonça néanmoins l'injustice faite aux musulmans et la caricature du pied noir exploiteur, et disait souhaiter la fin du système colonial mais avec une Algérie toujours française, proposition qui peut paraitre contradictoire.

Pour ce qui est du communisme, il proteste contre la répression sanglante des révoltes de Berlin-Est (juin 1953) et contre l'expansionnisme communiste à Budapest (septembre 1956).



Décès

Le 4 janvier 1960, en revenant de Lourmarin (Vaucluse), par la Nationale 6 (trajet de Lyon à Paris), au lieu-dit Le Petit-Villeblevin, dans l'Yonne, Albert Camus trouve la mort dans un accident de voiture à bord d'une Facel-Vega FV3B conduite par son ami Michel Gallimard, le neveu de l'éditeur Gaston, qui perd également la vie. La voiture quitte la route et percute un premier arbre puis s'enroule autour d'un second, parmi la rangée qui la borde18. Les journaux de l'époque évoquent une vitesse excessive (180 km/h), un malaise du conducteur, ou plus vraisemblablement, l'éclatement d'un pneu. L'écrivain René Étiemble déclara : « J'ai longtemps enquêté et j'avais les preuves que cette Facel Vega était un cercueil. J'ai cherché en vain un journal qui veuille publier mon article... »



En marge des courants philosophiques, Albert Camus s'est opposé au marxisme et à l'existentialisme. Il n'a cessé de lutter contre toutes les idéologies et les abstractions qui détournent de l'humain. En ce sens, il incarne une des plus hautes consciences morales du XXe siècle - l'humanisme de ses écrits ayant été forgé dans l'expérience des pires moments de l'espèce humaine.

Depuis le 15 novembre 2000, les archives de l'auteur sont déposées à la bibliothèque Méjanes, dont le centre de documentation Albert Camus assure la gestion et la valorisation.



Le 19 novembre 2009, le quotidien Le Monde affirme que le président Nicolas Sarkozy envisage de faire transférer les restes d'Albert Camus au Panthéon19. Dès le lendemain, son fils, Jean Camus, s'oppose à ce transfert, craignant une récupération politique20. Sa fille, Catherine Camus, ne se prononce pas.

Philosophie

Une question, l'absurde

« L'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde ». Dans cette phrase est concentrée la puissance d'un conflit, d'une confrontation qui supporte et emporte l'œuvre de Camus. Deux forces qui s'opposent : l'appel humain à connaître sa raison d'être et l'absence de réponse du milieu où il se trouve. L'homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu'à sa raison d'être.

L'appel humain, c'est la quête d'une cohérence, or pour Camus il n'y a pas de réponse à cette demande de sens. Tout au moins n'y a-t-il pas de réponse satisfaisante, car la seule qui pourrait satisfaire l'écrivain devrait avoir une dimension humaine : « Je ne puis comprendre qu'en termes humains ». Ainsi les religions qui définissent nos origines, qui créent du sens, qui posent un cadre, n'offrent pas de réponse pour l'homme absurde : « Je ne sais pas si ce monde a un sens qui le dépasse. Mais je sais que je ne connais pas ce sens et qu'il m'est impossible pour le moment de le connaître. Que signifie pour moi une signification hors de ma condition ? L'homme absurde n'accepte pas de perspectives divines. Il veut des réponses humaines.



Sisyphe, par Franz von Stuck, 1920

L'absurde n'est pas un savoir, c'est un état acquis par la confrontation consciente de deux forces. Maintenir cet état demande une lucidité et nécessite un travail, l'absurde c'est la conscience toujours maintenue d'une « fracture entre le monde et mon esprit » écrit Camus dans Le Mythe de Sisyphe. Ainsi l'homme absurde doit s'obstiner à ne pas écouter les prophètes (c'est-à-dire avoir assez d'imagination pour ne pas croire aveuglément à leur représentation de l'enfer ou du paradis) et à ne faire intervenir que ce qui est certain, et si rien ne l'est, « ceci du moins est une certitude ».

L'homme absurde ne pourrait s'échapper de son état qu'en niant l'une des forces contradictoires qui le fait naître : trouver un sens à ce qui est ou faire taire l'appel humain. Or aucune de ces solutions n'est réalisable.



Une manière de donner du sens serait d'accepter les religions et les dieux. Or ces derniers n'ont pas d'emprise sur l'homme absurde. L'homme absurde se sent innocent, il ne veut faire que ce qu'il comprend et « pour un esprit absurde, la raison est vaine et il n'y a rien au-delà de la raison ».

Une autre manière de trouver du sens serait d'en injecter : faire des projets, établir des buts, et par là même croire que la vie puisse se diriger. Mais à nouveau « tout cela se trouve démenti d'une façon vertigineuse par l'absurdité d'une mort possible ». En effet, pour l'homme absurde il n'y a pas de futur, seul compte l'ici et le maintenant.

La première des deux forces contradictoires, le silence déraisonnable du monde, ne peut donc être niée. Quant à l'autre force contradictoire permettant cette confrontation dont naît l'absurde, qui est l'appel humain, la seule manière de la faire taire serait le suicide. Mais ce dernier est exclu car à sa manière « le suicide résout l'absurde ». Or l'absurde ne doit pas se résoudre. L'absurde est générateur d'une énergie. Et ce refus du suicide, c'est l'exaltation de la vie, la passion de l'homme absurde. Ce dernier n'abdique pas, il se révolte.

Une réponse, la révolte

Oui, il faut maintenir l'absurde, ne pas tenter de le résoudre, car l'absurde génère une puissance qui se réalise dans la révolte. La révolte, voici la manière de vivre l'absurde. La révolte c'est connaître notre destin fatal et néanmoins l'affronter, c'est l'intelligence aux prises avec le silence déraisonnable du monde, c'est le condamné à mort qui refuse le suicide. C'est pourquoi Camus écrit : « L'une des seules positions philosophiques cohérentes, c'est ainsi la révolte »

La révolte c'est aussi s'offrir un énorme champ de possibilités d'actions. Car si l'homme absurde se prive d'une vie éternelle, il se libère des contraintes imposées par un improbable futur et y gagne en liberté d'action. Plus le futur se restreint et plus les possibilités d'actions « hic et nunc » sont grandes. Et ainsi l'homme absurde jouit d'une liberté profonde. L'homme absurde habite un monde dans lequel il doit accepter que « tout l'être s'emploie à ne rien achever», mais un monde dont il est le maître. Et à Camus, qui fait de Sisyphe le héros absurde, d'écrire : « Il faut imaginer Sisyphe heureux. »

Bien que Camus réfute les religions parce que « on n'y trouve aucune problématique réelle, toutes les réponses étant données en une fois », et qu'il n'accorde aucune importance au futur : « il n'y a pas de lendemain », sa révolte n'en est pas pour autant amorale. « La solidarité des hommes se fonde sur le mouvement de révolte et celui-ci, à son tour, ne trouve de justification que dans cette complicité ». Tout n'est pas permis dans la révolte, la pensée de Camus est humaniste, les hommes se révoltent contre la mort, contre l'injustice et tentent de « se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver du nihilisme, la longue complicité des hommes aux prises avec leur destin ».

En effet, Camus pose à la révolte de l'homme une condition : sa propre limite. La révolte de Camus n'est pas contre tous et contre tout. Et Camus d'écrire : « La fin justifie les moyens ? Cela est possible. Mais qui justifie la fin ? À cette question, que la pensée historique laisse pendante, la révolte répond : les moyens ».

Entre journalisme et engagement

Roger Quilliot appelle ce volet de la vie de Camus La plume et l'épée, plume qui lui a servi d'épée symbolique mais sans exclure les actions qu'il mena tout au long de sa vie (voir par exemple le chapitre suivant). Camus clame dans Lettres à un ami allemand son amour de la vie : « Vous acceptez légèrement de désespérer et je n'y ai jamais consenti » confessant « un goût violent de la justice qui me paraissait aussi peu raisonné que la plus soudaine des passions. » Il n'a pas attendu la résistance pour s'engager. Il vient du prolétariat et le revendiquera toujours, n'en déplaise à Sartre ; la première pièce qu'il joue au Théâtre du Travail, Révolte dans les Asturies, évoque déjà la lutte des classes.

Il va enchaîner avec l'adhésion au Parti communiste et son célèbre reportage sur la misère en Kabylie paru dans Alger-Républicain. Il y dénonce « la logique abjecte qui veut qu'un homme soit sans forces parce qu'il n'a pas de quoi manger et qu'on le paye moins parce qu'il est sans forces.» Les pressions qu'il subit alors vont l'obliger à quitter l'Algérie mais la guerre et la maladie vont le rattraper. Malgré cela, il va se lancer dans la résistance.

À écrire dans Combat, à lutter pour des causes auxquelles il croit, Camus éprouve une certaine lassitude28. Ce qu'il veut, c'est pouvoir concilier justice et liberté, lutter contre toutes les formes de violence, défendre la paix et la coexistence pacifique, combattre à sa façon pour résister, contester, dénoncer.

Albert Camus et l'Espagne

Les origines espagnoles de Camus s'inscrivent aussi bien dans son œuvre, des Carnets à Révolte dans les Asturies ou L’état de siège, par exemple, que dans ses adaptations de La Dévotion à la Croix (Calderon de la Barca) ou Le Chevalier d'Olmedo (Lope de Vega). Comme journaliste, ses prises de position, sa lutte permanente contre le franquisme, se retrouvent dans de nombreux articles depuis Alger républicain en 1938, des journaux comme Combat bien sûr mais aussi d'autres moins connus, Preuves ou Témoins, où il défend ses convictions, affirme sa volonté d'engagement envers une Espagne libérée du joug franquiste, lui qui écrira « Amis espagnols, nous sommes en partie du même sang et j'ai envers votre patrie, sa littérature et son peuple, sa tradition, une dette qui ne s'éteindra pas. C'est la profession de foi d'un homme qui est constamment resté fidèle « à la beauté comme aux humiliés. »

Son œuvre théâtrale
Caligula

Romans et nouvelles
Noces
La Peste
L'Été
La Chute




Essais
 La Postérité du soleil (avec René Char)




Autobiographies et divers
 Actuelles (Chroniques I à III)
Biographies et Témoignages
Albert Camus par lui-même (M Lebesque)
 Albert Camus contemporain (Lyotard)
Études et documents
La Mer et les Prisons (R Quilliot)

dimanche 7 août 2011

Innocent de Vieuxmec sur netlog j'ai adorais


INNOCENT

Les femmes sont trop compliquées,
Il faut toujours tout expliquer,
Il faut toujours se justifier,
Toujours se faire pardonner.

Mais un de ces jours vous verrez :
Je vivrai suivant mon bon gré,
J’offrirai bonbons, fleurs, amour
Sans rien espérer en retour :

Je m’en irai rue Saint-Denis,
Y trouver des femmes jolies :
Là, je distribuerai des fleurs,
Je proposerai du bonheur ;

Je leur chanterai des chansons,
Leur réciterai mes leçons,
Je déclamerai des poèmes,
Je leur dirai que je les aime.

Je leur jouerai de la guitare,
Les emmènerai Pont des Arts
Et on jouera à chat perché,
A cache-cache, à chat blessé.

Je suis sûr que, dans leur bonté,
Leur grande générosité,
Ces femmes sauront m’apprécier
Et voudront me féliciter.

On ne fera rien à demi,
On se quittera bons amis
Et on ira se coucher
Chacun de son côté.

samedi 6 août 2011

cassouille dans son habit d'hiver

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huître géante

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verveine rouge et bleue

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Dalhias mes fleurs préférées

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ma réussite mon jardin dans toute sa splendeur

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en 2004, mon jardin en friche

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coco mon ami

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promenade au lac de St Viaud

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méga coquelicot de mon jardin

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Crabes farcis aux piments des îles


Crabes farcis aux piments des îles

Pour 4 personnes

4 tourteaux

1 citron vert

3 oignons blancs

3 gousses d’ail

50 g de beurre

2 cuillères à soupe d’arachide

4 brins de ciboulette

1 brin de persil

1 brin de thym

¼ de baguette rassie

15 cl de lait

Poivre, sel, 1 pointe de piment antillais

1 cuillère à soupe de chapelure

Préparer les crabes :

Lavez les tourteaux dans de l’eau additionnée de jus de citrons vert. Dans une marmite d’eau bouillante salée, j’ajoute du vinaigre blanc (le crabe se décortique mieux) faites les cuire à gros bouillons 20 min. Egouttez  et laissez refroidir. Décortiquez. Réservez les carapaces. Emiettez  la chair de tourteaux en gardant le corail.

Faire la farce :

Faites tremper le pain dans le lait. Egouttez  bien. Mixez  le pain avec la ciboulette, le persil, les oignons et l’ail. Saupoudrez de thym et faites revenir dans une poêle avec le beurre et l’huile, remuez bien, salez et poivrez. Ajoutez la chair de tourteau, le corail, le piment haché finement et remuez 2 à 3 min, faites cuire 10 min.

Dresser :

Garnissez les carapaces, parsemez de chapelure et faites gratiner  8 min à four préchauffé 180°. Dégustez chaud dans les carapaces.

Le truc : Préparez la farce la veille, elle aura le temps de s’imprégner de tous les parfums

Coupe fruitée au café


Coupe fruitée au café



C’est un dessert idéal après un plat de poisson ou de viande blanche

2 nectarines coupées en deux et dénoyautées

50 g de sucre cristallisé

2 cuillères à soupe d’extrait de café

3 jaunes d’œufs

1 cuillère à soupe de maïzena

75 g de sucre en poudre

30 cl de lait

30 cl de crème épaisse



Coupez les nectarines en dés. Dans une casserole, diluez le sucre cristallisé avec 4 cuillères à soupe d’eau et faites bouillir 2 min. Incorporer les nectarines et l’extrait de café. Otez du feu et laissez refroidir.

Dans une casserole, battez les jaunes d’œufs avec la Maïzena et le sucre en poudre. Incorporez le lait et faites épaissir sur feu doux, sans laisser bouillir.

Répartissez la moitié des nectarines au sirop dans les quatre coupes et couvrez de crème anglaise. Réservez au frais jusqu’au moment de servir.

Déposez des cuillères de crème sur les coupes. Ajoutez le reste de nectarines.

Vous pouvez utiliser d’autres fruits que les nectarines : ananas, banane, mangues…..

jeudi 4 août 2011

petits gratins de poires

40 g de beurre
4 poires bien mûres de 150 g chacune
1 oeuf entier + 1jaune
50 g de sucre

une façon originale et goûteuse d'accommoderles poires

beurrez 4 plats à gratinsindividuels. Pelez et évidez les poires. Tranchez-les finement et disposez-les en éventail dans les plats.
Fouettez l'oeuf entier et le jaune avec le sucre. Faîtes cuire au bain-marie pendant 5 à 10 mn, sans cessez de foutter. Nappez les poires de cettecrème.
Enfournez les plats sous le gril du four, pour 1 à 2 mn, juste le temps de dorer les gratins. 

Crème brésilienne

1 boîte de 480 g d'ananas en tranches                                           Calories par personne 335
3 cuillières à soupe de gélatine en poudre
3 oeufs
100 g de sucre en poudre
1 cuillière à café de café soluble
25 cl de crème fouettée

Egoutterl'ananas en conservant 3 cuillières à soupe de jus. Réserver  2 tranches, hacher le reste etle faire égoutter dans un tamis fin.
Dans une petite casserole, chauffer le jus d'ananas réservé. Ajouter la gélatine et remuer jusqu'à complète dissolution.
Fouetter les oeufs avecle sucrejusqu'à ceque le mélange épaississe. Ajouter le hachis d'ananas et le café soluble délayé dans une cuillière à soupe d'eau. Verserla gélatine et mélanger.
Réserver 4 cuillière de crème fouettée. Incorporer lereste à la préparation précédente. Répartir dans 4 coupes en verreetmettreau frais 3 heures.
Juste avant de servir, décorer chaque coupe de crème fouettée et d'une demi-tranche d'ananas.

jeudi 21 juillet 2011


                             petit chat , création maison


coupe de fruits, mes premiers tableaux


                                           peinture du petit chien d'une amie



                                 j'adore peindre la nature



                                              petite poule graphique


                                         crocodile



                                         pêcherie

doudou singe

Ce petit singe est fait avec desrécupération de tissus

A Guérande, parc floral






samedi 9 juillet 2011

ma ville

ma ville

Paimboeuf n'est, au XIIème siècle, qu'un petit hameau, simple îlot coincé entre deux bras de la Loire, vivant de pêche, d'agriculture et d'élevage, qui prend l'importance d'une ville qu'au XVIIème siècle. Le mouillage de Paimboeuf est signalé dès 1483 A noter qu'au XVIème siècle et XVIIème siècle Paimboeuf était considéré comme une île. En effet, Louis XIV, dans des lettres patentes de 1682, désigne encore cette localité par les mots de bourg ou île de Paimboeuf.
A partir de 1650, Paimboeuf devient un avant-port de Nantes (pour, entre autre, la traite des Noirs appelés "bois d'ébène&quot:) : l'accès du port de Nantes devenant de plus en plus difficile, les plus gros bâtiments doivent mouiller à Paimboeuf (il sert surtout de station de délestage en 1639). L'activité du port de Paimboeuf croit avec l'essor du commerce de Nantes vers les Iles. A la veille de la guerre de Sept Ans, il serait arrivé à Paimboeuf, "année commune", "100 navires des Iles, 25 de Marseille, 250 de l'étranger, dont la plupart sont hollandais, et 1200 barques". Pendant longtemps Paimboeuf n'est qu'une ville de matelots et d'ouvriers : "Paimboeuf n'est qu'un village composé d'hostelleries et de cabarets pour la commodité des équipages". Ce n'est qu'à la fin du XVIIIème siècle que nombres d'officiers marchands élisent domicile à Paimboeuf : en 1767, il n'y a qu'une quinzaine de capitaines établis en ville, alors qu'on en relèvent trente-sept en 1789. Un môle y est construit en 1782 et les remparts qui entourent la ville de Paimboeuf datent de 1796. A noter que l'ouverture des bassins de Saint-Nazaire, en 1856, est le signal de la décadence de ce port.
La police de la ville appartenait à la juridiction seigneuriale du marquisat de La Guerche. La paroisse Saint-Louis de Paimboeuf est fondée en 1763. C'est seulement en 1761 que les Paimblotins (habitants de Paimboeuf) obtiennent l'érection en paroisse autonome des deux trèves du Haut et du Bas Paimboeuf. Avant cette date, les habitants dépendaient de deux autres paroisses plus éloignées qu’étaient Saint-Père-en-Retz (pour le Haut-Paimboeuf) et Sainte-Opportune (pour le Bas-Paimboeuf). Comme la ville était partagée entre deux paroisses, chacune avait fait construire sur l’îlot une chapelle : Notre Dame de Pitié pour Saint-Père-en-Retz (en 1667) et Saint Louis pour Sainte-Opportune-en-Retz.
Une brigade de maréchaussée n'est établie à Paimboeuf qu'en 1770 : dès 1692, on y dénonçait les "désordres et démêlés". Durant la Révolution, plusieurs fois les royalistes tentent de prendre Paimboeuf, mais les "bateaux armés" qui défendent la ville et sont commandés par le capitaine de corsaires Jacques François gardent l'intégrité de l'île. Le 13 mars 1793, 1500 à 2000 paysans, sous les ordres de Danguy de Vue veulent y entrer de force, mais ils sont arrêtés et dispersés par la garde nationale. Le 2 mai 1793, nouvelle tentative, et, cette fois, c'est Charette qui commande, mais Paimboeuf est alors gardé par deux bataillons du 60ème de ligne, à la tête desquels était Macdonald. Charette revient deux fois à la charge avant de se retirer. Un incendie a lieu dans le port de Paimboeuf, les 10 et 11 juin 1795, détruisant, entre autre, plusieurs navires : l'Aurore, le Saint-Nicolas, la Mère-Chérie, le Simple,….

l'hydrogène, carburant de demain ?

A l'heure où la plupart des constructeurs automobiles annoncent la mise sur le marché de véhicules électriques pour 2011, faut-il encore croire que l'hydrogène sera le carburant du XXI ème siècle, comme cela a été annoncé il y a quelques années ? On sait depuis longtemps récupérer de l'énergie à partir de ce gaz : le principe d'une pile combustible, qui produit de l'électricité et de la chaleur en recombinant de l'hydrogène gazeux et de l'oxygène de l'air avec pour seul "rejet" de l'eau, a été décrit dès 1806 par le chimiste britanique Humphry Davy, et le premier prototype remonte à 1839. Depuis la NASA a montré le potentiel de tels dispositifs lors des missions Gemini et Apollo. Pourtant, l'horizon d'une mise sur le marché d'une telle technologie ne cesse d'être repoussé...
Et pour cause : d'une part, si les piles à combustible sont toujours plus performantes aujourd'hui, c'est au détriment de leur coût. D'autre part, l'hydrogène n'existe pas à l'état naturel sur terre. Utiliser ce gaz comme carburant implique donc aussi de le produire, de le stocker, et de le distribuer à grande échelle, en toute sécurité et à bas prix. Pour chacune de ces étapes de la filière hydrogène, diverses solutions se dessinent. C'est notamment le cas pour l'un des éléments les plus coûteux de la filière -le catalyseur qui augmente la puissance et le rendement de la pile à combustible. Actuellement à base de métaux nobles tel le platine, il pourrait être remplacé d'ici quelques années par un catalyseur bon marché inspiré ... de micro-organismes. Parallèlement, un stockage de l'hydrogène sous forme solide, beaucoup moins dangeraux que les bonbonnes de gaz et plus compact, est aussi en cours de commercialisation. Nous examinerons ici l'intérêt potentiel de la filière hydrogène, comment produire ce gaz, comment le stocker et de quelle façon on pourrait réduire les coûts de mise en oeuvre, qui restent l'un des principaux freins à son développement.
Mais d'abord, pourquoi l'hydrogène ? Pour plusieurs raisons. Cee gaz a un très fort potentiel énergétique ; la molécule d'hydrogène gazeux, nommée dihydrogène, est constituée de deux atomess d'hydrogène liés entre eux<<<<<<<<; <c'est là que réside le secret : rompre cette liaison, par exemple par réaction avec l'oxygène de l'air(O2), conduit à une importante libération d'énergie qui peut être convertie en électricité avec une pile à combustible. De plus, cette réaction ne rejette que de l'eau. Lhydrogène ( par commodité, on utilisera ce terme à la place du dihydrogène) peut donc être envisagé comme une alternative non polluante aux énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon...)
Stocker les énergies renouvelables
Ensuite, il existe une matière première abondante à partir de laquelle on peut produire l'hydrogène : l'eau. Ainsi, la filière hydrogène pourrait reposer uniquement sur deux réactionss chimiques qui ne rejettent pas de gaz à effet de serre. L'hydrogène peut en effet être produit par électrolyse de l'eau via une réaction où de l'énergie électrique assure la transformation de l'eau en hydrogène et oxygène gazeux. Et à l'inverse, de l(hydrogène et de l'oxygène gazeuxpeuvent être combinés pour produire de l'eau en libérant chaleur et électricité. Le bilan de matière de ces deux réactions est donc nul. L'hydrogène a seulement été utilisé de manière temporaire pour stocker de l'énergie, et l'eau utilisée pour le produire a été générée au cours du processus.
L'hydrogène peut ainsi être envisagé comme le moyen durable de stocker l'énergie électrique, offrant la possibilité de la restituer à la demande avec un assez bon redement global. Ce principe apparaît particulièrement adapté pour le stockage des énergies renouvelables. Les sources d'énergie éolienne et solaire, par exemple, sont réparties de façon inégale et représentent un caractère intermittent peu prévisible, lié à leur dépendance aux conditions météorologiques. Le stockage des surplus d'énergie sous forme d'hydrogène permettrait un lissage de l'approvisionnement et une distribution régulière de l'énergie. Ainsi, sur l'île d'Utiza, à 1_ kilomètres des côtes de la Norvège, on alimente les habitations avec de l'électricité produite à partir d'éoliennes. Mais l'excédent d'électricité est utilisé pour électrolyser de l'eau et produire de l'hydrogène, lequel sera stocké sur place. Ce gaz est ensuite combiné à de l'oxygène de l'air dans une pile à combustible lorsque le vent faiblit, et est ainsi reconverti en énergie électrique. une dizaine d'habitations sont ainsi alimentées uniquement par de l'énergie renouvelable ! Des projets similaires sont mis en place en Corse et sur l'île de la Réunion pour évaluer l'intérêt d'alimenter en électricité des sites isolés au moyen d'énergie solaire photovoltaïque.
Il s'agit donc de construire en grandes quantité et à un coût raisonnable des dispositifs fiables de production et d'utilisation de l'hydrogène. C'est encore loin d'être le cas : si plusieurs technologies performantes existent, aucune ne concilie à la fois coût, compacité et durabilité. C'est tout l'enjeu des recherches sur l'hydrogène aujourd'hui

l'amour, le but de notre existence

l'amour est le but de notre existence, unlien mystérieux et magique. Un sentimentqui fait tourner le monde décryptant la véritable nature de ces "atomes crochus ". Une foule d'expèriences olfactives et visuelles nous permettent d'explorer le rôle des sens dans l'entreprise de séduction, composant une véritable histoire naturelle de l'amour.
Sans amour, la vie serait paisible. Par bonheur, la pulsion vient mettre le feu à notre monde intime et le brasier nous pousse alors à nous réorganiser s'il on veut coexister à nos pulsions, sinon la violence régnerait.
La prise de conscience ne peut naître que de la différence de deux perceptions. Le choix du partenairese fait donc sur le sexeet sur la manière d'aimer. L'amour, en nous arrachant à nos premiers liens, nous permet de poursuivre d'autres stratégies affectives.
Notre nouveau partenaire, outre la sexualité et l'enfantement, devra nous sécuriser, nous séduire chaque jour et satisfaire nos fantasmes. Si nous voulons devenir celui que le bonheur  arrive, le conjoint ou la conjointe aura intérêt àêtre toujours heureux;
Accepter cequi se passe en nous l'être humain ne peut s'empêcherde chercher à tout contrôler. Pourtant, nos pensées, nos émotions et nos sensations sont incontrôlables. C'estmême précisément lorsqu'on tente d'asservir ces phénomènes psychologiques qu'ils prennent le plus d'ampleur et nous posent le plus de difficultés. Notre vie psychologique semble bien plus souvent être notre ennemie que notre amie. Elle est pourtant notre plus précieux partenaire. Comment arrêterde se battre contre son meilleur allié ?
Il est imposible de contrôler tout ce qui se passe dans notre tête. Chacun d'entre nous préférerait se débarrasser d'une partie de ce que la vie déclenche en lui. Quelques mauvais souvenirs, une anxiété qui se meten route au quart de tour, une tristesse qui nous saute dessus sans crier gare, ou encore des jugements négatifs sur soi.

mercredi 6 juillet 2011

La stevia

La stevia, une plante aux mille vertus

Une herbe douce aux pouvoirs sucrants. La stevia rebaudiana appelée aussi »chanvre d’eau » ou simplement stevia est une plante reconnue comme un édulcorant 200 à 300 fois plus sucrant que le sucre, sans aucun apport calorique et 100% naturel. Après avoir été interdite dans l’Union Européenne en raison de sa réputation de plante abortive aujourd’hui démentie, elle est autorisée en France depuis 2009. La stevia pourrait devenir une alternative aux édulcorants de synthèses. Dans l’affirmative elle pourrait devenir une alternative à la crise viticole.

La stevia rebaudiana est une plante buissonnante originaire du Paraguay. Appartenant à la famille des Astéracées, elle mesure 40 à 80 cm de haut dans la nature, et peut atteindre jusqu’à un mètre lorsqu’elle est cultivée. Ses feuilles, lancéolées et légèrement duveteuses, ont une étonnante particularité dans la bouche, elles sont intensément sucrées. Les indiens d’Amazonie utilisent les feuilles de stevia pour sucrer leurs boissons, ou les mâchent longuement comme une friandise. Introduite en Europe au XVIe siècle par les conquistadors espagnols, il faudra attendre le début du XXe siècle pour que cette plante soit étudiée, classée botaniquement et que sa composition chimique soit établie. Originaire des régions tropicales d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale au nord du Mexique, la stevia est aujourd’hui cultivée à grande échelle dans de nombreux pays d’Amérique du Sud et d’Extrême-Orient.

Les propriétés sucrantes de cette plante sont plus importantes  que celles du sucre de canne.

Dans les années 1970, elle a connu un réel essor au Japon après l’interdiction de l’usage des édulcorants artificiels aspartame et saccharine dans l’alimentation japonaise après des rapports alarmants de scientifiques mettant en exergue les dangers et les effets négatifs de ces édulcorants de synthèse sur la santé humaine. Parallèlement, un consortium japonais mettait au oint une méthode d’extraction des glucosides de la stevia. Ainsi, il a été démontré que les propriétés sucrantes de cette plante sont plus importantes que celles du sucre de canne. Autrement dit, 300 à 500 feuilles de stevia, représentant 50 g de stévioside, ont un pouvoir sucrant égal à celui de 12,5 kg de sucre de canne. L’état japonais a alors autorisé l’extrait de stevia comme édulcorant alimentaire. Son usage s’est rapidement répandu en Asie et en Amérique du Sud. Il est désormais présent dans quantité de produits agroalimentaires sur ces continents, de la sauce soya aux boissons gazeuses en passant par les gâteaux, les entremets. En effet, outre son pouvoir sucrant naturel, il a été démontré que l’apport calorifique est très faible, car les glucocides de stéviol ont une valeur calorifique nulle.

Alternative dans l’alimentation du XXIe siècle

La stevia peut remplacer le sucre sans le avoir tous les inconvénients. Des chercheurs ont mis en avant son potentiel pour traiter l’obésité et l’hypertension en raison de ses effets négligeables sur l’augmentation de glucose dans le sang. La plante peut donc fournir un édulcorant compatible avec les régimes diabétiques et les régimes hypoglycémies. On prête d’autres vertus à cette plante, même si elles n’ont pas été réellement prouvées scientifiquement. On dit que la stevia possède une action tonifiante et stimulante, elle est d’ailleurs utilisée pour ses propriétés anti-fatigue en Amérique du  Sud. On lui attribue également des  pouvoirs sur la digestion avec la stimulation des fonctions gastro-intestinales. On la dit diurétique et coupe-faim, et de ce fait, amincissante et dotée d’un pouvoir de régulation de la tension artérielle. En effet, elle est utilisée en cosmétique dans les masques qui paraît-il, auraient des vertus rajeunissantes, nettoyantes et anti-inflammatoires. Cet édulcorant naturel laisse en bouche une sensation sucrée qui dure plus longtemps que le saccharose, sa légère amertume et son arrière goût de réglisse apportent un goût intéressant qui se marie fort bien avec les tisanes. On la trouve sous forme de feuille séchées mais également en poudre pour utilisation culinaire. A noter que la stevia peut être cuite sans problème, ce qui est un atout supplémentaire pour la fabrication des gâteaux.

Cette plante, semble avoir de nombreux atouts, pourrait devenir une bonne alternative dans l’alimentation du XXIe siècle où les excès de sucre font ravages et où la surconsommation d’édulcorants de synthèse n’est pas sans poser de nombreux problèmes de santé comme les risques de cancers liés à leur utilisation excessive. A noter qu’au Japon, la stevia représente aujourd’hui les deux tiers de la consommation d’édulcorants.

La Malaisie, la Thaïlande, la chine, la Corée du Sud, Taiwan, le Brésil, le Paraguay et même les Etats-Unis s’en sont aussitôt emparés.

mardi 5 juillet 2011

La coecostomie par voie endoscopique

La coecostomie par voie endoscopique est une chirurgie classique dite "de Malonne" . Elle consiste en la réalisation d'une coecopexie'abouchement du coecum à la paroi abdominale, à l'aide d'agrafes métalliques et à la mise en place d'une sonde multiperdorée (sonde de chait) permettant ainsi les irrigations coliques antérogrades.
Cette sonde n'est utilisée que 3 semaines après l'intervention, afin de permettre la consolidation de la zone de coecopexie. Les irrigations sont débutées avec de l'eau tiéde en quantité variant de 500 à 2 litres suivant le cas.
Il est fréquent observé des fuites modérées autour de la sonde ou du bourgeon charnu. La migration des agrafes métalliques peuvent être responsable de douleurs pariétales intenses. Une exérèse chirurgicale peut être alors nécessaire.
Un régime sans résidu, des antalgiques et bien sûres les irrigations aide à une vie tout à fait normale. Il faut bien sûre un temps d'adaptation car cette chirurgie touche aussi au phisique.
Si j'écris cet article, c'est pour informer étant donné qu'il n'est pas facile de parler à son entourage, ses amis.

samedi 2 juillet 2011

La zététique

La zététique

Une méthode scientifique pour combattre la superstition, la naïveté et les escroqueries.

Lire, comparer, vérifier, l’observatoire zététique a mis en place une méthode scientifique qui permet de vérifier la réalité pour regarder le monde le plus objectivement possible. Explication.

Dans une société où tout va trop vite, comment se protéger des manipulations en tout genre et garder son libre arbitre ? Si vous êtes curieux, logique, à la recherche d’informations rationnelles et que vous refusez d’adhérer aux coïncidences inexpliquées, alors, vous êtes peut-être sans le savoir un adepte de la zététique. Un drôle de nom que l’on associe à l’art du doute, qui vient du grec « zêtêkos » et qui signifie « qui recherche ». Enseignée dès l’antiquité, par le grec Pyrrhon (360-270 avant J.C., la zététique se fonde sur le refus de toute affirmation dogmatique. Emile Littré la définit lui-même dans son célèbre dictionnaire comme la « méthode dont on se sert pour pénétrer la raison des choses ». Cette discipline a été introduite dans l’enseignement universitaire par le professeur Henri Broch, fondateur d’un laboratoire de zététique à l’université de Nice Sophia-Antipolis. Ses matériaux d’étude privilégiés sont les phénomènes réputés paranormaux mais cette démarche critique trouve de nombreuses applications au quotidien, en particulier quand il s’agit d’analyser les nombreuses quantités d’informations auxquelles tout citoyen peut un jour être confrontées. Autrement dit, il s’agit d’une méthode scientifique et cartésienne d’analyse d’investigation des phénomènes paranormaux couplée, entre sciences physiques, psychologie et sociologie qui véhicule le droit pour chacun à une information complète et contradictoire.

L’objectif de ces scientifiques : lire, comparer, démystifier, expliquer

L’astrologie, la parapsychologie, les médecines non conventionnelles, les pseudosciences et autres phénomènes  paranormaux ont pignon sur rue. Selon un rapport de l’OMS, 75% des français ont déclarés y avoir recours au moins une fois, ne serait-ce qu’en lisant leur horoscope du matin. Le but de la zététique est de chercher l’origine de ces croyances ou de proposer des explications raisonnables aux phénomènes paranormaux « nous voulons développer l’esprit critique, regarder le monde plus objectivement possible et éviter aux gens d’être floués par ceux qui utilisent leurs croyances à des fins douteuses ».Nous voulons prendre en amont le problème des dérives sectaires qui peuvent conduire des personnes à se trouver aliénés dans des choix, ou dans une dérive financière ou morale grave. Explique Richard Monvoisin, membre de l’observatoire zététique en France.

L’objectif de ces scientifiques : lire, comparer, démystifier, expliquer quels subterfuges ou quels raisonnement erronés pourraient être utilisés pour amener à croire à la véracité du phénomène ou de la speudoscience.En d’aitres termes les zététiciens se veulent être de véritables sentinelles contre certains effets sensationnels souvent amplifiés par les médias. L’observatoire zététique propose de rendre l’information la plus complète et la plus objective possible pour préserver le libre arbitre et la liberté de chacun en donnant des réponses concrètes à des croyances ou certains phénomènes en appréhendant le réel, par le biais d’enquêtes et d’expériences scientifiques. Les zététiciens ont l’habitude de réaliser des enquêtes sur les phénomènes étranges afin, le cas échéant, de proposer des explications qui se passent de tout recours au paranormal. Henri Broch a ainsi été l’un des tout premier à pointer du doigt les erreurs commises par Jacques Benveniste dans la célèbre affaire de « la mémoire de l’eau ».En 1998, ce chercheur français a affirmé, après étude, que l’eau garde la trace des substances qui y ont été plongées, même si on les en a retirées pare la suite. L’article scientifique contenant ces affirmations a été publié le 30 juin 19998 dans la très sérieuse revue « Nature ». Une semaine plus tard, Henri Broch publiait la liste des nombreuses failles méthodologiques dont le travail de Jacques Benveniste était entaché. Et qui en invalidait les conclusions.

« Les tenants du paranormal sont contre l’homme »

Les zététiciens s’efforcent également de mettre en pratique les connaissances qu’ils ont accumulées sur le paranormal. Henri Broch peut ainsi expliquer comment plonger ses doigts dans le plomb fondu  sans se brûler ( il faut prendre soin de passer ses mains dans de l’eau au. préalable, ce qui les isole temporairement de la chaleur par un film de vapeur d’eau, selon le phénomène physique appelé caléfaction). Il sait encore ordonner à son pouls de cesser de battre (grâce à une balle coincée sous l’aisselle comprimant l’artère axillaire) ou encore, et sans trucage aucun, marcher pieds-nus sur des charbons ardents sans se brûler ! Clou de son cours : devant ses étudiants  médusés, l’enseignant-chercheur ne manque de tout cela jamais les cuillères et les clefs… qu’ils ont eux-mêmes apportées en classe. Mais, cette fois, il ne divulguera pas son secret.

Dans un monde où la pansée critique s’effrite, où le rationalisme est à ce point mis à mal, on sévit le Nouvel-âge et où les sectes de tout poil  font résurgence, l’action de Broch s’avère salutaire et indispensable. Et elle est d’autant bienvenue qu’elle est menée avec un humour qui rappelle celui de Voltaire ou de Montaigne, mélange de grâce, de légèreté (celle de l’esprit), d’espièglerie et d’ironie. Et on a bien envie, au sortir d’une conversation avec lui, de dire de nos actuels parapsychologues et d’autres charlatans ce que Volaire disait de certains saints : « ce sont des fripons qui rencontrèrent des sots ».

Mais on aurait tord de seulement sourire. Et Broch le premier vous rappellera à quel point des questions soulevées sont graves : « les tenants du paranormal sont contre l’homme ». Contre l’homme dans sa complexité. Ce qu’ils récusent, au fond, c’est homo sapiens. C’est à ces thuriféraires du paranormal, à ces ennemis de la pensée critique que Broch, avec le concours de Jacques Théodor et de l’illusionniste Gérard Majax, lance un défi depuis quelques années.

lundi 27 juin 2011

l'amour, le but de notre existence

l'amour est le but de notre existence, unlien mystérieux et magique. Un sentimentqui fait tourner le monde décryptant la véritable nature de ces "atomes crochus ". Une foule d'expèriences olfactives et visuelles nous permettent d'explorer le rôle des sens dans l'entreprise de séduction, composant une véritable histoire naturelle de l'amour.
Sans amour, la vie serait paisible. Par bonheur, la pulsion vient mettre le feu à notre monde intime et le brasier nous pousse alors à nous réorganiser s'il on veut coexister à nos pulsions, sinon la violence régnerait.
La prise de conscience ne peut naître que de la différence de deux perceptions. Le choix du partenairese fait donc sur le sexeet sur la manière d'aimer. L'amour, en nous arrachant à nos premiers liens, nous permet de poursuivre d'autres stratégies affectives.
Notre nouveau partenaire, outre la sexualité et l'enfantement, devra nous sécuriser, nous séduire chaque jour et satisfaire nos fantasmes. Si nous voulons devenir celui que le bonheur arrive, le conjoint ou la conjointe aura intérêt àêtre toujours heureux;
Accepter cequi se passe en nous l'être humain ne peut s'empêcherde chercher à tout contrôler. Pourtant, nos pensées, nos émotions et nos sensations sont incontrôlables. C'estmême précisément lorsqu'on tente d'asservir ces phénomènes psychologiques qu'ils prennent le plus d'ampleur et nous posent le plus de difficultés. Notre vie psychologique semble bien plus souvent être notre ennemie que notre amie. Elle est pourtant notre plus précieux partenaire. Comment arrêterde se battre contre son meilleur allié ?
Il est imposible de contrôler tout ce qui se passe dans notre tête. Chacun d'entre nous préférerait se débarrasser d'une partie de ce que la vie déclenche en lui. Quelques mauvais souvenirs, une anxiété qui se meten route au quart de tour, une tristesse qui nous saute dessus sans crier gare, ou encore des jugements négatifs sur soi.

lundi 20 juin 2011

l'hydrogène une énergie propre pour demain

A l'heure où la plupart des constructeurs automobiles annoncent la mise sur le marché de véhicules électriques pour 2011, faut-il encore croire que l'hydrogène sera le carburant du XXI ème siècle, comme cela a été annoncé il y a quelques années ? On sait depuis longtemps récupérer de l'énergie à partir de ce gaz : le principe d'une pile combustible, qui produit de l'électricité et de la chaleur en recombinant de l'hydrogène gazeux et de l'oxygène de l'air avec pour seul "rejet" de l'eau, a été décrit dès 1806 par le chimiste britanique Humphry Davy, et le premier prototype remonte à 1839. Depuis la NASA a montré le potentiel de tels dispositifs lors des missions Gemini et Apollo. Pourtant, l'horizon d'une mise sur le marché d'une telle technologie ne cesse d'être repoussé...                                                              
Et pour cause : d'une part, si les piles à combustible sont toujours plus performantes aujourd'hui, c'est au détriment de leur coût. D'autre part, l'hydrogène n'existe pas à l'état naturel sur terre. Utiliser ce gaz comme carburant implique donc aussi de le produire, de le stocker, et de le distribuer à grande échelle, en toute sécurité et à bas prix. Pour chacune de ces étapes de la filière hydrogène, diverses solutions se dessinent. C'est notamment le cas pour l'un des éléments les plus coûteux de la filière -le catalyseur qui augmente la puissance et le rendement de la pile à combustible. Actuellement à base de métaux nobles tel le platine, il pourrait être remplacé d'ici quelques années par un catalyseur bon marché inspiré ... de micro-organismes. Parallèlement, un stockage de l'hydrogène sous forme solide, beaucoup moins dangeraux que les bonbonnes de gaz et plus compact, est aussi en cours de commercialisation. Nous examinerons ici l'intérêt potentiel de la filière hydrogène, comment produire ce gaz, comment le stocker et de quelle façon on pourrait réduire les coûts de mise en oeuvre, qui restent l'un des principaux freins à son développement.
Mais d'abord, pourquoi l'hydrogène ? Pour plusieurs raisons. Cee gaz a un très fort potentiel énergétique ; la molécule d'hydrogène gazeux, nommée dihydrogène, est constituée de deux atomess d'hydrogène liés entre eux<<<<<<<<; <c'est là que réside le secret : rompre cette liaison, par exemple par réaction avec l'oxygène de l'air(O2), conduit à une importante libération d'énergie qui peut être convertie en électricité avec une pile à combustible. De plus, cette réaction ne rejette que de l'eau. Lhydrogène ( par commodité, on utilisera ce terme à la place du dihydrogène) peut donc être envisagé comme une alternative non polluante aux énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon...)
Stocker les énergies renouvelables
Ensuite, il existe une matière première abondante à partir de laquelle on peut produire l'hydrogène : l'eau. Ainsi, la filière hydrogène pourrait reposer uniquement sur deux réactionss chimiques qui ne rejettent pas de gaz à effet de serre. L'hydrogène peut en effet être produit par électrolyse de l'eau via une réaction où de l'énergie électrique assure la transformation de l'eau en hydrogène et oxygène gazeux. Et à l'inverse, de l(hydrogène et de l'oxygène gazeuxpeuvent être combinés pour produire de l'eau en libérant chaleur et électricité. Le bilan de matière de ces deux réactions est donc nul. L'hydrogène a seulement été utilisé de manière temporaire pour stocker de l'énergie, et l'eau utilisée pour le produire a été générée au cours du processus.
L'hydrogène peut ainsi être envisagé comme le moyen durable de stocker l'énergie électrique, offrant la possibilité de la restituer à la demande avec un assez bon redement global. Ce principe apparaît particulièrement adapté pour le stockage des énergies renouvelables. Les sources d'énergie éolienne et solaire, par exemple, sont réparties de façon inégale et représentent un caractère intermittent peu prévisible, lié à leur dépendance aux conditions météorologiques. Le stockage des surplus d'énergie sous forme d'hydrogène permettrait un lissage de l'approvisionnement  et une distribution régulière de l'énergie. Ainsi, sur l'île d'Utiza, à 1_ kilomètres des côtes de la Norvège, on alimente les habitations avec de l'électricité produite à partir d'éoliennes. Mais l'excédent d'électricité est utilisé pour électrolyser de l'eau et produire de l'hydrogène, lequel sera stocké sur place. Ce gaz est ensuite combiné à de l'oxygène de l'air dans une pile à combustible lorsque le vent faiblit, et est ainsi reconverti en énergie électrique. une dizaine d'habitations sont ainsi alimentées uniquement par de l'énergie renouvelable ! Des projets similaires sont mis en place en Corse et sur l'île de la Réunion pour évaluer l'intérêt d'alimenter en électricité des sites isolés au moyen d'énergie solaire photovoltaïque.
Il s'agit donc de construire en grandes quantité et à un coût raisonnable des dispositifs fiables de production et d'utilisation de l'hydrogène. C'est encore loin d'être le cas : si plusieurs technologies performantes existent, aucune ne concilie à la fois coût, compacité et durabilité. C'est tout l'enjeu des recherches sur l'hydrogène aujourd'hui