mercredi 27 juillet 2016

une belle histoire

Christian Plaza a marché durant sept mois pour les enfants malades
Aventure. 
De retour de son périple, le marcheur au grand cœur a parcouru près de 3 ooo km pour les enfants souffrant de leucémies. 

Christian Plaza conserve précieusement ses vieilles chaussures de marche.  Photo Flavien Osanna
Christian Plaza a marché durant sept mois pour les enfants malades
Aventure. De retour de son périple, le marcheur au grand cœur a parcouru près de 3 ooo km pour les enfants souffrant de leucémies. 

Christian Plaza conserve précieusement ses vieilles chaussures de marche.  Photo Flavien Osanna

Prendre son café du matin, lire son journal, voir un match des Verts à la télé… Le marcheur au grand cœur, comme on le surnomme, retrouve ses petites habitudes. Dans le salon, la radio laisse échapper quelques notes de jazz. « J’ai raté le festival cette année. D’habitude, j’y vais souvent », sourit Christian Plaza.
Le retraité de 57 ans vient de passer sept mois sur les routes de France. Parti de Calais en février, il a parcouru 3 000 km à pied pour rejoindre Lyon, la semaine dernière. Sac à dos et béret sur la tête, le Viennois a marché pour les enfants atteints de leucémie. « Je ne pensais pas en être capable. Même quand je me sentais seul, je n’ai jamais pensé abandonner. »
Un miraculé
Chaque aventure est une résurrection. En 1999, Christian Plaza, cheminot, fait une mauvaise chute. « Je suis resté une semaine dans le coma. J’ai eu beaucoup de chance de ne pas finir handicapé. » Peu de temps après, il se découvre une passion : la marche. Et prend part à des expéditions (voir par ailleurs).
Dans son dernier périple, Christian découvre les villages normands et bretons, tombe pile-poil pendant la récolte des moules et noix de Saint-Jacques, puis descend la côte atlantique, direction les Landes et ses interminables rangées de pins : « Tu passes devant le camping des Flots Bleus comme dans le film ! »
Avec 1 000 euros de subventions et quelques économies en poche, le marcheur se débrouille tout seul. Il n’a pas de tente, seulement un duvet et des vêtements chauds ; dort dans des paroisses, des mairies, ou dans les tribunes d’un stade. Il mange des pâtes ou du riz cuisiné sur un réchaud.
À chaque étape, il demande aux maires de faire un don au profit de l’APPEL (voir l’info en plus). « J’étais coupé du monde. Il m’arrivait de ne plus savoir quel jour on était. » Les seuls moments où Christian s’informe, c’est pour lire son histoire dans la presse locale. Car son aventure n’est pas passée inaperçue : « J’ai gardé les articles qu’on a faits sur moi. Beaucoup de gens m’ont félicité pour mon action. Mais peu m’ont offert le gîte et le couvert… »
Après la traversée du GR 10 dans les Pyrénées, les plages de la Côte d’Azur, Christian termine par les Alpes et le col de l’Iseran (2 764 m), avant de rejoindre Lyon, le 16 septembre. Un comité d’accueil l’attendait au parc de la Tête d’Or : « Cela m’a fait drôle quand j’ai vu les enfants. J’étais très ému. On se bat des mois et quand le moment vient, ça passe très vite. »
Aujourd’hui, si les cartes de voyages sont pliées, le sac à dos et les chaussures bien rangées, le marcheur au grand cœur ne s’est pas pour autant arrêter de marcher. Il se balade souvent dans le coin avec ses amis. « Si je n’ai pas ma dose de sport, je suis malheureux. » Son ultime défi ? Le colosse de l’Amérique, l’Aconcagua (6 962 m) en Argentine. Et toujours pour les enfants.

Prendre son café du matin, lire son journal, voir un match des Verts à la télé… Le marcheur au grand cœur, comme on le surnomme, retrouve ses petites habitudes. Dans le salon, la radio laisse échapper quelques notes de jazz. « J’ai raté le festival cette année. D’habitude, j’y vais souvent », sourit Christian Plaza.
Le retraité de 57 ans vient de passer sept mois sur les routes de France. Parti de Calais en février, il a parcouru 3 000 km à pied pour rejoindre Lyon, la semaine dernière. Sac à dos et béret sur la tête, le Viennois a marché pour les enfants atteints de leucémie. « Je ne pensais pas en être capable. Même quand je me sentais seul, je n’ai jamais pensé abandonner. »
Un miraculé
Chaque aventure est une résurrection. En 1999, Christian Plaza, cheminot, fait une mauvaise chute. « Je suis resté une semaine dans le coma. J’ai eu beaucoup de chance de ne pas finir handicapé. » Peu de temps après, il se découvre une passion : la marche. Et prend part à des expéditions (voir par ailleurs).
Dans son dernier périple, Christian découvre les villages normands et bretons, tombe pile-poil pendant la récolte des moules et noix de Saint-Jacques, puis descend la côte atlantique, direction les Landes et ses interminables rangées de pins : « Tu passes devant le camping des Flots Bleus comme dans le film ! »
Avec 1 000 euros de subventions et quelques économies en poche, le marcheur se débrouille tout seul. Il n’a pas de tente, seulement un duvet et des vêtements chauds ; dort dans des paroisses, des mairies, ou dans les tribunes d’un stade. Il mange des pâtes ou du riz cuisiné sur un réchaud.
À chaque étape, il demande aux maires de faire un don au profit de l’APPEL (voir l’info en plus). « J’étais coupé du monde. Il m’arrivait de ne plus savoir quel jour on était. » Les seuls moments où Christian s’informe, c’est pour lire son histoire dans la presse locale. Car son aventure n’est pas passée inaperçue : « J’ai gardé les articles qu’on a faits sur moi. Beaucoup de gens m’ont félicité pour mon action. Mais peu m’ont offert le gîte et le couvert… »
Après la traversée du GR 10 dans les Pyrénées, les plages de la Côte d’Azur, Christian termine par les Alpes et le col de l’Iseran (2 764 m), avant de rejoindre Lyon, le 16 septembre. Un comité d’accueil l’attendait au parc de la Tête d’Or : « Cela m’a fait drôle quand j’ai vu les enfants. J’étais très ému. On se bat des mois et quand le moment vient, ça passe très vite. »
Aujourd’hui, si les cartes de voyages sont pliées, le sac à dos et les chaussures bien rangées, le marcheur au grand cœur ne s’est pas pour autant arrêter de marcher. Il se balade souvent dans le coin avec ses amis. « Si je n’ai pas ma dose de sport, je suis malheureux. » Son ultime défi ? Le colosse de l’Amérique, l’Aconcagua (6 962 m) en Argentine. Et toujours pour les enfants.