samedi 19 mars 2016

Myofasciite à macrophages et fibromyalgie



Myofasciite à macrophages et fibromyalgie

Quelle différence il y a entre ces deux maladies ? :

Il s'agit d'une très bonne question. En effet, c'est un des diagnostics différentiels le plus voisin de la fibromyalgie. Tous les symptômes sont comparables c'est-à-dire que la fatigue est présente, la douleur est exactement la même que celle qui survient au cours de la fibromyalgie (très intense le matin, associée à des contractures musculaires importantes) au réveil puis allant en diminuant, le plus souvent vers le milieu de la journée), on constate également la présence de troubles du sommeil, la présence de paresthésies au membre supérieur, des douleurs dans les muscles des articulations.
 
Il existe néanmoins quelques différences qui sont essentiels. Au cours de la fasciite à macrophages la biopsie musculaire apporte des renseignements essentiels. L'étude histologique c'est-à-dire des cellules et plus précisément des macrophages qui sont une variété de globules blancs, montre que leur cytoplasme contient des cristaux d'aluminium (à cause de certains vaccins contre l'hépatite B entre autres, effectués dans la masse musculaire ou lieu d'être fait en sous-cutané). 

Ceci n'existe pas dans la fibromyalgie. Si on pratique des biopsies (douloureuses d'après patients), ce qu'il ne faut pas faire quand le diagnostic de fibromyalgie est quasiment assuré, au cours de la fibromyalgie, ces biopsies ne montrent absolument rien sauf peut-être quelques problèmes ischémiques c'est-à-dire de vascularisation de la fibre musculaire (myofibrille). On ne connaît pas avec exactitude l'origine, plus précisément la cause de ses troubles musculaires survenant au cours de la fibromyalgie. Ils semblent être dus à l'intense diminution de l'activité physique des patients atteints de fibromyalgie.

D'autre part, certains signes, symptômes, que l'on pourrait appeler satellites, telles que la xérostomie (bouche sèche) et la xérophtalmie (œil sec) ne sont pas souvent présents au cours de la myofasciite à macrophages. Enfin, le patient, présente, entre autres, des fébricules et des sueurs nocturnes, ce qui n'est pas le cas de la fibromyalgie.
Une remarque, la myofasciite à macrophages est peut-être plus proche du syndrome de fatigue chronique que de la fibromyalgie.

Et ces 2 maladies ont elles le même traitement ??...car j'ai 1 fibromyalgie mais aussi 1 faible fièvre permanente…ce qui étonne les médecins...Donc voilà est ce important de faire le diagnostic...Si les traitements sont les même ???

Le traitement de la fasciite à macrophage est totalement différent de celui de la fibromyalgie. Il fait le plus souvent appel à des corticoïdes entre autres. En effet, il ne s'agit pas du tout de la même étiologie (origine de la maladie). 

Pour la fasciite à macrophages, la cause est l'accumulation d'aluminium dans les macrophages alors que pour la fibromyalgie, la cause est une dysrégulation (mauvaise régulation, adaptation) des phénomènes douloureux au cours de laquelle on ne constate aucune lésion musculaire ayant un rapport avec une perturbation anatomique ou physiologique des myofibrilles (fibre musculaire proprement dit).

Comme vous le savez sans doute la cortisone (corticoïdes) est non seulement contre-indiquée dans la fibromyalgie, mais en plus, totalement inefficace.

D'autre part l'évolution n'est pas du tout la même. La fibromyalgie s'éteint progressivement autour de l'âge de 60 à 65 ans, alors que la fasciite macrophages présente une évolution chronique avec faiblesse musculaire, tension musculaire et asthénie (fatigue) générale, entre autres.

Il est également utile de préciser que, les CP K, au cours de la fasciite à macrophages, sont élevés. Ceci n'est pas le cas au cours de la fibromyalgie, maladie qui ne se distingue par aucune perturbation biologique en dehors d'examens sophistiqués effectués en milieu spécialisé (dosage de la substance P dans le liquide céphalo-rachidien, dosage de la sérotonine dans le sang, dosage de l'hormone de croissance, modification de l'I.R.M. fonctionnelle ou du SPECT du thalamus et des caudés, entre autres).

Enfin, que le nombre de patients atteints de fasciite à macrophages est relativement peu nombreux (pour les individus diagnostiqués par biopsie musculaire). Il tourne autour de quelques de patients en France. Le nombre de fibromyalgiques est beaucoup plus élevé : sans doute plusieurs millions.

Il est essentiel, pour bien différencier cette pathologie, fibromyalgie et myofasciite à macrophages, de doser les CPK. et de se pencher, au cours d'une consultation, sur les symptômes que présentent la patiente ou le patient (cette affection touche plus souvent les hommes que les femmes, à l'opposé de la fibromyalgie).
Par la suite il faudra passer par la biopsie musculaire pour visualiser exactement l'état des macrophages, dans un contexte histologique mais pas dans n'importe quel service (s'adresser à la Salpêtrière entre autres).

La fièvre n'est pas obligatoirement en rapport avec une myofasciite à macrophages. Il s'agit simplement d'un symptôme supplémentaire survenant au cours de cette maladie.
En ce qui concerne les traitements dentaires, je ne suis pas habilité à vous répondre, désolé, mon expérience à ce sujet n'est pas suffisante.

Myofasciite à macrophages

Cause
Ce syndrome est dû à la présence d'hydroxyde d'aluminium dans les macrophages. Les macrophages sont une variété de globules blancs de grande taille intervenant dans les processus immunitaires en phagocytant (emprisonnant et digérant) les éléments et notamment les cellules étrangères.

L'hydroxyde d'aluminium est couramment utilisé comme adjuvant de certains vaccins injectables par voie intramusculaire. Un adjuvant utilisé dans la fabrication d'un vaccin est une substance chimique permettant de stimuler l'immunité de l'organisme étonnant à un vaccin une meilleure efficacité. Il existe en France 25 vaccins contenant de l'hydroxyde d'aluminium.
Il existe donc un doute entre la présence d'aluminium des vaccins et les lésions histologiques musculaires (des tissus composant les muscles) secondaires à la vaccination par certains vaccins incriminés (voir la liste ci-après).

Symptômes
En dehors des symptômes précédemment cités, il faut rajouter :

Âge moyen (25-55 ans) du patient
Les patients atteints sont souvent des sportifs
Les douleurs sont souvent déclenchées par un effort important
L'évolution se fait vers la chronicité, responsable d'une faiblesse musculaire associée à de la fatigue, de la tension musculaire, et un essoufflement.
Il existe d'autres symptômes chez certains patients

Le labo
Les analyses sanguines montrent l'augmentation des C.P.K. (enzymes musculaires).
Protéines intervenant essentiellement dans le fonctionnement musculaire et dans la mise en réserve d'énergie par une réaction chimique que l'on appelle la phosphorylation de la créatinine. La créatinine est une substance qui se trouve dans les muscles et qui permet, quand elle est associée à du phosphore, de constituer une importante réserve d'énergie pour ce muscle.

La créatinine phosphokinase, quant à elle, est l'enzyme qui va permettre d'effectuer la réaction inverse et de libérer de l'énergie en cas de besoins au niveau du muscle. La créatine phosphokinase est également présente dans le cerveau.
Cette enzyme est constituée par trois autres éléments que l'on appelle des isoenzymes :

M.M., enzymes présentes dans les muscles appelés squelettiques (qui sont insérés sur les os et permettent leur mobilisation).
M.B., enzymes présentes dans le myocarde (muscle du cœur).
B.B., enzymes présentes dans le tissu cérébral (substance blanche et substance grise).

Cette pathologie,

Les CPK sont supérieurs à 200 UI/l (6/14)
La vitesse sédimentation est supérieure à 40 mm (5/11)
La C. réactive protéine est supérieur à 0.8 mg (4/10)

Il existerait un syndrome auto immunitaire que chez très peu de patients. L'auto-immunité est un mécanisme se caractérisant par la fabrication d'anticorps contre les propres tissus du patient. Les biopsies musculaires (prélèvement de cellules composant le muscle : myocytes) pratiquées sur les malades présentant ce syndrome révèlent la présence d'une concentration anormale de cellules immunitaires que sont les macrophages. Ceux-ci sont présents dans l'enveloppe musculaire appelée fascia. Ces cellules infiltrent et distendent les fibres musculaires mais ne les détruisent pas.

Traitements
Il utilise pour l'instant les corticoïdes (cortisone). Les résultats sont pour l'instant moyennement probant. On a également associé à la cortisone, les antibiotiques. Les résultats dans ce cas ce sont semble-t-il , nettement améliorés après cette association.

Les vaccins contenant de l'hydroxyde d'aluminium sont :

AVAXIM vaccin inactivé contre l'hépatite A suspension injectable (IM)
D.T.COQ suspension injectable
DIFTAVAX ADULTE vaccin diphtérique et tétanique absorbé suspension injectable [rés. usage hosp.]
ENGERIX B 10 ENF-NOUR vaccin contre l'hépatite B suspension injectable IM
ENGERIX B 20 ADULTES vaccin contre l'hépatite B suspension injectable IM
GENHEVAC B PASTEUR suspension injectable IM
HAVRIX ADULTES 1440 U/1 ml suspension injectable IM
HAVRIX ENF-NOUR 720 U/0.5 ml suspension injectable IM
HB VAX DNA susp inj IM 10 µg/ml en seringue préremplie : 1 ml
HB VAX DNA susp inj IM 40 µg/ml : fl 1 ml [rés usage hosp]
HB VAX DNA susp inj IM Enf/Nour/NN 5 µg/0,5 ml en ser : 0,5 ml
INFANRIX Polio ENF suspension injectable (IM) en seringue pré-remplie
INFANRIX Polio Hib NOUR poudre et suspension pour suspension injectable (IM)
PENTACOQ poudre et suspension pour suspension injectable IM
PENTAVAC pdre et susp pr susp injectable en ser pré-remplie
PENTHIBest poudre et suspension pour suspension injectable IM [rés. usage hosp.]
REVAXIS suspension injectable
TETRACOQ suspension injectable IM
TETRAVAC ACELLULAIRE suspension injectable en seringue préremplie
TICOVAC 2.7 microg susp inj en seringue préremplie vaccin de l'encéphalite à tiques, adsorbé
TWINRIX ADULTE 720/20 suspension injectable en seringue pré-remplie
TWINRIX ENFANT 360/10 suspension injectable en seringue pré-remplie
VACCIN DTCP PASTEUR suspension injectable IM
VACCIN TETANIQUE PASTEUR suspension injectable
VAXICOQ suspension injectable, vaccin coquelucheux adsorbé sur hydroxyde d'aluminium
D.T.VAX solution injectable
HAVRIX 720 UI/1 ml suspension injectable IM
HAVRIX ENF- NOUR 360 U/0.5 ml susp inj IM
PENTACOQ lyoph et susp pr susp inj en ser pré-remplie bicompartimentée
PENT-HIBest lyoph et susp pr susp inj en ser pré-remplie bicompartimentée
TETAVAX suspension injectable
VACCIN DT PASTEUR sol inj
VACCIN HEVAC B PASTEUR susp inj

(Sources de l'Institut de Veille Sanitaire)
Adresse supplémentaire : http://asso.e3m.free.fr/

Voir également macrophage, fascia, C.P. K.
À lire aussi
Syndrome (ensemble de symptômes) touchant les hommes et femmes de tout âge et semble-t-il pas les enfants, se caractérisant par des douleurs musculaires, articulaires, une fatigue, une légère fièvre. Ce syndrome a été diagnostiqué à la suite des biopsies musculaires effectuées par le Groupe de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (GERMMAD) sur des malades ayant eu certaine vaccination.

À propos de la problématique concernant la relation entre l'aluminium et les vaccins, il ne fait aucun doute, en ce qui concerne la Myofasciite à macrophages, que cette substance a joué un grand rôle quant à la survenue de telles pathologies. Il est exact également, je vois que Christiane59 est parfaitement bien renseignée, l'aluminium est responsable de la survenue de cette maladie musculaire et des aponévroses qui sont les membranes recouvrant des muscles. Ceci a été démontré formellement puisque l'on a retrouvé des particules d'aluminium à l'intérieur des macrophages qui sont une variété de globules blancs et qui interviennent dans le nettoyage de l'organisme.

En ce qui concerne l'hépatite B, il est exact qu'une plainte a été déposée de la part de plusieurs centaines de personnes qui ont été vaccinées et qui sont atteints de sclérose en plaques. Pour l'instant je n'en sais pas plus mais il serait intéressant de se renseigner, en effet, à ce sujet. La plainte est en cours...
Maintenant, en ce qui concerne la fibromyalgie, aucune preuve n'a été apportée de l'effet délétère de la vaccination hépatite B.
Bizarrement, dans ma clientèle j'ai un grand pourcentage d'infirmière et d'aides-soignantes atteints de fibromyalgie, à suivre...
Dr Martzolff Richard médecin responsable de l'encyclopédie médicale Vulgaris

Plus d'informations:

- Les sels d'aluminium sont neurotoxiques (InVS, 2003Académie de Médecine, 2012).
- Les sels d'aluminium ont un possible potentiel cancérigène et perturbateur endocrinien (Marisol Touraine, 2012)
 - Les sels d'aluminium utilisés dans les vaccins migrent vers le cerveau (Académie de Médecine, 2012).
- Les publications scientifiques de qualité sont de plus en plus nombreuses à alerter sur les effets secondaires graves des sels d'aluminium vaccinaux (cf "l’état actuel des connaissances ", et la bibliographie de l'association E3M )
- Le Conseil d'Etat en tire les conséquences et reconnait maintenant le lien entre la Myofasciite à Macrophages et les vaccins utilisant des sels d'aluminium.

- Mais les autorités sanitaires demeurent dans l'ambigüité : le ministère de la santé a décidé de financer les recherches sur l'aluminium vaccinal, mais ne propose pas de vaccin sans aluminium. L'agence sanitaire recommande aux personnes qui se rasent (ou s'épilent) les aisselles de ne pas utiliser de déodorant avec sels d'aluminium, mais l'injection de ces mêmes sels d'aluminium au cœur de l'organisme ne fait l'objet d'aucune recommandation.

- Les conflits d'intérêts entre les autorités sanitaires et l'industrie pharmaceutique sont de plus en plus visibles, au sein de l'Agence du médicament comme du Comité Technique des Vaccinations (qui pilote la politique vaccinale française et dont les 3/4 des membres ont des liens avec  l'industrie pharmaceutique.


La myofasciite à macrophage

L'aluminium responsable de la myofasciite à macrophages

Cette maladie qui a été décrite en 1998 par R. Gherardi et al. Au congrès de la WMS ( World Muscular Society) qui s'est tenu à Antalya (Turquie) en octobre dernier une communication de l'auteur de ce premier article, en collaboration avec les membres du Groupe d'Etude et de Recherche sur les Maladies Musculaires acquises, a apporté un élément d'explication important sur l'origine de cette maladie dont on a décrit aujourd'hui une cinquantaine de cas.

Voir également sur : orpha net

L'examen, par des méthodes physico-chimiques, des inclusions contenues dans les macrophages présents dans les muscles atteints, a permis de découvrir que l'aluminium en était l'élément essentiel.
 
Or l'aluminium est utilisé comme adjuvant dans les vaccins contre les hépatites virales A et B.

Cependant comme toutes les personnes vaccinées contre ces maladies ne sont pas atteintes par la myofasciite à macrophages on estime que des prédispositions immunologiques sont à l'origine de l'apparition de cette pathologie chez certaines personnes et pas chez d'autres.

L'OMS a été saisi du problème pour que soit envisagée une modification dans la préparation des vaccins contenant de l'aluminium.
La MFM (ou myofasciite à macrophage)
Docteur Bernard CARCONE
Hôpital Privé d'Antony
http://www.ifrance.com/ski-sante-fr/com00.html

SEMIOLOGIE
 
Des adultes d'âge moyen (25-55 ans. Sex ratio = 1).
Souvent sportifs.
Se plaignent de douleurs musculaires (14/14) et articulaires diffuses (12/14).
Souvent déclenchées par un effort important.
Evoluant vers la chronicité responsable également : ---- D'une faiblesse musculaire (6/14)
---- De fatigue (5/14).
---- Fièvre (4/14).
---- De tension musculaire (4/14).
---- D'essoufflement (3/14).
---- Et de bien d'autres symptômes (GHERARDI MK et al LANCET 1998)

BIOLOGIE
---- Les CPK sont > à 200 UI/l (6/14)
---- La VS > à 40 mm (5/11)
---- La CRP > à 0.8 mg (4/10)
---- Les sérologies " classiques " ne montrent pas d'affection évolutive (HIV, HTLV, EB, CMV, HEPATITE A, B, C, TOXOPLASMOSE, TRICHINOSE, PICORNA, ECHO-HERPES VIRUS, LYME, PARVOVIRUS B19, COXIELLA BURNETTI, RICKETTSIOSE, FIEVRE Q, BARTONELLOSE).
---- L'auto-immunité n'est positive que chez 2 patients.

EVOLUTION
 
Comme dans le syndrome de fatigue chronique et la fibromyalgie, la chronicité fini par lasser les docteurs qui comme tous les docteurs renvoient la patate chaude aux autres docteurs et demandent des examens complémentaires :
---- L'EMG est Normal dans 6 cas, de type myopathique dans 4 cas, de type neuropathique dans 2 cas et non fait dans 2 cas.
---- La biopsie musculaire retrouve du jamais vu de mémoire d'anatomo-pathologiste : une infiltration centripète par des macrophages, une souffrance myocytaire et dans les macrophages amas intracytoplasmiques d'origine inconnue dont l'analyse a révélé qu'il s'agissait d'hydroxyde d'aluminium dont les propriétés fortement immuno-stimulatrices sont utilisées comme adjuvant dans plusieurs vaccins (Hépatite A, B, tétanos). .

TRAITEMENT
Il n'est pas encore codifié. D'après CHERIN P et al Rev de médecine interne 1999, sur 22 cas :
---- 4 patients non traités : 3 aggravations progressives et 1 stabilisation.
---- 18 patients traités :
  8 par corticoïdes (0.3 mg/kg). 4 réponses positives et 4 réponses partielles.
  7 patients traités par corticoïdes + antibiotiques : amélioration nette .
  3 par antibiotiques : 2 améliorations nettes.

NB
Le Scoop de SSF TIGNES 2000 Uniquement publié en Abstract (J Neurol 1999) ou soumis à publication (GHERARDI et Al). 

L'imputabilité des lésions de MFM aux vaccins aluminiques est acceptée par les agences nationales françaises et américaines et l'OMS

L'association entre lésions aluminiques persistantes locales et le syndrome systémique de myalgie fatigue est en cours d'étude épidémiologique.. Les arguments pour l'association MFM-alumine sont le début des manifestations systémiques suit la vaccination avec un délai d'apparition moyen est de 11 mois.
Nous pouvons enfin dormir pendant quelques consultations de fatigue chronique en posant la question fatidique " Avez vous été vacciné contre l'hépatite B "

CONTROVERSE

(Janvier 2002)
L'aluminium, adjuvant de certains vaccins, forme un dépôt qui attire les macrophages. On ne peut pas dire si la persistance de l'aluminium est normale ou anormale.
L'image histologique de myofasciite à macrophages reste très rare et la relation de cause à effet avec les symptômes cliniques n'est pas établie. Cette image a aussi été décrite chez des sujets en bonne santé et pourrait représenter une cicatrice histologique de la vaccination..
Actuellement, le rôle néfaste de l'aluminium n'est pas du tout établi et les autorités de santé maintiennent leurs recommandations d'utilisation des vaccins.
Source Dr Claire-Anne Siegrist du Centtre de vaccination et d'immunologie néonatale de Genève - Impact Médecin Hebdo N° 559 - 07/12/2001)

Voir également
http://www.invs.sante.fr/publications/myofasciite/rapport_myofasciite.pdf
http://www.myofasciite.com/
 
Le point sur la Myofasciite à Macrophages
Communiqué de presse AFSSAPS
30 avril 2004

La myofasciite à macrophages se caractérise par la présence d'une lésion particulière de tissus musculaires décrite pour la première fois en 1997 chez des patients qui présentaient des douleurs musculaires, des douleurs articulaires et une fatigue. Les investigations ont révélé la présence d'aluminium au sein de cette lésion, retrouvée principalement dans le muscle deltoïde. En 1999 a été avancée l'hypothèse selon laquelle cet aluminium serait d'origine vaccinale. En 2000, une étude, effectuée par l'Invs et portant sur 53 patients interrogés, a montré que 87 % des patients présentant la lésion avaient reçu au moins une dose de vaccin aluminique dans les 10 années précédant le début présumé des symptômes. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a reçu, à ce jour, 300 observations notifiées dans le cadre de la pharmacovigilance.

En 2002, afin de mieux comprendre l'origine et les conséquences éventuelles de cette lésion histologique, l'Afssaps a engagé une étude épidémiologique exploratoire cas-témoin. Cette étude comporte 26 cas définis par la présence de la lésion histologique et 96 témoins pour lesquels une biopsie réalisée dans les mêmes conditions ne montrait pas la présence de la lésion. Cette étude poursuivait 2 objectifs :
---- rechercher l'existence d'une association entre la lésion histologique et un syndrome clinique caractéristique,
---- rechercher l'existence d'une association entre la lésion histologique et des antécédents de vaccination avec un vaccin contenant un adjuvant aluminique.

Les principales conclusions de l'étude sont les suivantes :
  les résultats montrent que les personnes porteuses de la lésion rapportent plus fréquemment une fatigue que celles ne présentant pas la lésion. En ce qui concerne les symptômes musculaires et articulaires, aucune différence n'a été constatée entre les deux populations. Ainsi, l'étude n'a pas permis de conclure à une association entre la lésion et l'existence d'un syndrome clinique spécifique. 

  les résultats de l'étude confirment que, par rapport aux témoins, une forte proportion des personnes présentant la lésion a reçu un vaccin contenant de l'aluminium, dans les 10 ans précédant les premiers symptômes. Les associations de patients ont été tenues informées des conclusions de l'étude, en décembre 2003. L'étude a été présentée en commission nationale de pharmacovigilance en novembre 2003. Elle a également été soumise au Conseil Scientifique de l'Afssaps. En mars 2004, celui-ci a conclu à la nécessité de consulter des experts épidémiologistes n'ayant pas participé à l'étude, avant de rendre son avis prévu pour le 5 mai 2004 en fin de journée. Un point presse sera, à ce titre, organisé le jeudi 6 mai 2004 à 11h à l'Afssaps.

L'étude épidémiologique exploratoire cas-témoins peut être consultée sur le site Internet de l'Afssaps à l'adresse: la myofasciite à macrophages.

Contact :
Aude Chaboissier - Tél. 01 55 87 30 33 - aude.chaboissier@afssaps.sante.fr

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Vaccins avec de l'aluminium: pas de lien avec une maladie définie (Afssaps)
Mai 2004

Conseil scientifique Affsaps (2004) [Lire] (pdf)

Les autorités sanitaires ont jugé jeudi "hautement probable" que des vaccins contenant de l'aluminium aient entraîné l'apparition de lésions musculaires au niveau de l'épaule chez des patients, sans conclure à l'existence d'une nouvelle maladie liée à ces vaccins.
La plus grande fréquence de la fatigue observée parmi les patients porteurs de cette lésion ne suffit pas à établir ce lien ni à définir une maladie, selon l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). 

L'état actuel des connaissances "ne permet pas de considérer qu'il existe une association" entre ces lésions sur le site musculaire classiquement choisi pour la vaccination et un syndrome clinique (ensemble de symptômes) spécifique, estime dans son avis le conseil scientifique de l'Afssaps.

"La conclusion actuelle, c'est qu'il n'y a pas de maladie à myofasciite à macrophage (MFM)", a déclaré le Pr Alain Grimfeld, président de ce conseil.
Considérant "qu'aucun syndrome clinique spécifique n'est retrouvé associé à la vaccination avec des vaccins contenant un adjuvant aluminique", l'Afssaps estime qu'il "n'y a pas à remettre en cause la balance bénéfice-risque" de ces vaccins.
Une étude épidémiologique lancée en 2002 et publiée vendredi par l'Afssaps a montré que 90% des patients porteurs de cette lésion musculaire près de l'omoplate, avaient reçu l'injection d'un vaccin aluminique à ce point précis dans les dix années précédant l'apparition de symptômes (fatigue, douleurs musculaires et articulaires). Elle a aussi montré la plus grande fréquence de la fatigue parmi les porteurs cette lésion par rapport à un groupe-témoin.


Myofasciite à macrophages : état des lieux et traitement
Posté dans :

le 20 mars 2014
Identifiée en 1993 par Michelle Coquet, neuropathologiste à Bordeaux, la myofasciite à macrophages est une maladie peu fréquente à l’origine controversée.
Son diagnostic est caractérisé par de microscopiques lésions présentes dans des biopsies de muscle qui montrent une infiltration des macrophages dans le tissu musculaire. L’étiologie semble liée à la persistance de sels d’aluminium, hydroxyde, phosphate, sulfate, à l’endroit de l’injection. Ces sels d’aluminium se retrouvent dans certains vaccins notamment. La biopsie musculaire doit être réalisée dans la zone de l’injection du vaccin (deltoïde).

Maladie ou syndrome ?

La myofasciite est plus considérée comme un syndrome que comme une maladie. Ses symptômes se manifestent par des douleurs musculaires et articulaires, une faiblesse musculaire, une fatigue chronique, une fièvre modérée, des perturbations digestives chroniques, des troubles sensitifs et des troubles neurocognitifs. 

C’est une maladie dégénérative dont les symptômes peuvent être polymorphes. Le tableau clinique peut être important et évoluer en plusieurs phases. La première se caractérise par des troubles physiques et neurocognitifs invalidants, suivis d’une incapacité fonctionnelle totale par perte de l’éveil et d’un état de grâce, de rémission proche de l’état sain.

L’état de départ est caractérisé principalement par des douleurs, une fatigue chronique générale, un épuisement, associés à une asthénie musculaire et des troubles cognitifs, le tout associé à un état pseudo-grippal. Des douleurs articulaires (arthralgies) sont fréquentes avec des poussées inflammatoires. Les symptômes peuvent se développer tardivement, jusqu’à dix ans après la vaccination.
Les troubles de la fonction motrice sont constants, marqués par la diminution de la force musculaire, une diminution de l’endurance et de la résistance musculaire. Une ataxie (défaut de coordination des mouvements volontaires) rendant la marche difficile, des troubles de l’équilibre lors des transferts, en position debout et lors de la marche, des incoordinations, de la maladresse, des troubles d’élocution, etc. sont fréquents.

À ce tableau peuvent s’ajouter :

Des troubles sensitifs et sensoriels (hypoesthésies, paresthésies), des acouphènes, des troubles auditifs et oculaires ; – des troubles neurovégétatifs (frilosité, bouffées de chaleur, hypotension, vertiges) ;

Des troubles du sommeil comme l’endormissement difficile ou le syndrome des jambes sans repos, de même que des troubles du transit.
La myofasciite à macrophages a été définie en 2003 comme étant une pathologie se manifestant chez l’adulte par des douleurs musculoarticulaires et une fatigue chronique, parfois associée à une maladie auto-immune. Mais avant ce consensus autour d’une définition, il aura fallu bien des discussions.

Controverse et discussion
Plusieurs hypothèses ont été discutées, comme l’existence d’un groupe de sujets mauvais éliminateurs de l’aluminium, une dysfonction des macrophages, etc. Une lésion réactionnelle locale à l’aluminium, sans conséquence à distance et donc sans expression clinique, a été évoquée car cette lésion n’est retrouvée nulle part ailleurs qu’au point d’injection, tandis que les symptômes rapportés sont divers et peu spécifiques, voisins de ceux observés dans d’autres entités cliniques telles que la fibromyalgie ou le syndrome de fatigue chronique.

Voie d’injection en cause ?
L’augmentation de la fréquence de ce syndrome en France pourrait être expliquée par le mode d’injection (majoritairement par voie intramusculaire), par la zone choisie (deltoïdienne, une spécificité française), et par l’apparition du vaccin contre l’hépatite B dans une population d’adultes chez lesquels la réaction inflammatoire locale est vraisemblablement plus forte qu’après des vaccinations de rappel. Une association éventuelle avec une maladie autoimmune a également été évoquée dans la littérature.
D’abord considérée comme une maladie infectieuse, la mise en évidence de sels d’aluminium dans les biopsies musculaires a ensuite orienté la recherche vers les vaccins à adjuvant aluminique, les données alors disponibles évoquant un syndrome pouvant être lié à la persistance d’hydroxyde d’aluminium dans le système immunitaire.

Ce syndrome présente de fortes analogies avec les syndromes de fatigue chronique post-viraux et idiopathiques, ainsi qu’avec le syndrome de la guerre du golfe Persique dont l’origine vaccinale est actuellement fortement suspectée.
Peut-être bien que oui, peut-être bien que non

En 1999, l’OMS a reconnu l’existence de la myofasciite à macrophages, caractérisée d’une part par la présence dans le mus- cle deltoïde d’amas denses, persistants et localisés de macrophages accompagnés d’inclusions cristallines d’aluminium, et d’autre part par une réaction inflammatoire chronique focale, en précisant qu’il existe des données faisant état de lésions passagères après injection intramusculaire de vaccins contenant de l’aluminium.

Les données actuelles n’établissent ni n’excluent la possibilité d’une maladie générale affectant d’autres organes. Il existe de nombreux mécanismes immunitaires qui pourraient être à l’origine du passage d’une réaction immunitaire locale à une affection généralisée et la question doit être étudiée plus à fond.

Un nouveau traitement
Spécifiquement choisis et en concentration propre pour leur action sur l’aluminium, les composants réunis dans MMS Complex, actifs dans cette indication, trouveront également leur utilité dans la maladie d’Alzheimer ainsi que dans les syndromes post-viraux de fatigue chronique et les syndromes idiopathiques. Pour ces deux derniers, la composante fatigue étant dominante, il y aura lieu d’associer le guarana au MMS.

 Quels composants ?

– Le pycnogénol
L’écorce de pin est un mélange de flavonoïdes riche en polyphénols et en proanthocyanidines. Ces composants sont antiradicalaires et possèdent une demi-vie d’action plus longue que les vitamines C et E. Ils sont anti-inflammatoires. Les principes actifs du pycnogénol, hydrosolubles, passent la barrière céphalo-méningée, protègent le système nerveux central des effets des métaux lourds responsables de certaines pathologies neurodégénératives.

– Le lentin du chêne ou shiitaké (Lentinula edodes)
Il permet le passage de la paroi cellulaire, assure une action nutritive et revitalisante, casse les relais au niveau des enzymes et des protéines (ce qui permet aux autres substances de la première composition de faire leur travail), des travaux japonais révèlent une importante activité immunostimulante. Il possède des propriétés anti-inflammatoires et chélatrices.

– La vigne (Vitis vinifera)
Les principaux effets thérapeutiques de la vigne sont attribués à trois composés : la quercétine et ses dérivés, des flavonoïdes présents notamment dans la feuille ; les oligoproanthocyanidines, concentrés dans les pépins ; le resvératrol, un polyphénol qu’on trouve surtout dans la peau du raisin rouge. Ils agissent en combinant une action an- tioxydante et une protection des mito- chondries contre l’intoxication par les métaux.

– Les oligoproanthocyanidines (OPC) Cette famille de composés flavonoïdes est présente dans bon nombre de végétaux, principalement Vitis vinifera. C’est surtout pour leurs propriétés antioxydantes qu’on s’y intéresse. On estime leur activité antioxydante 20 à 50 fois supérieure à celle des vitamines C et E. Les antioxydants neutralisent les radicaux libres responsables des dommages causés par l’oxydation dans l’organisme par l’aluminium.

– Le thé vert (Camelia sinensis)
Il augmente les niveaux d’antioxydants dans l’organisme. Riche en polyphénols et en catéchines, il neutralise et freine la réaction en chaîne des radicaux libres. Sa richesse en théine en fait une plante par- ticulièrement utile dans les cas de fatigue chronique. Le thé vert agit également sur les douleurs et la faiblesse des muscles.

– La vitamine E (alpha-tocophérol) L’activité de l’alpha-tocophérol, couramment appelé vitamine E, est officiellement reconnue. Il contribue notamment à la protection des cellules contre les radicaux libres (effet antioxydant). En outre, elle protège les mitochondries contre les effets toxiques des métaux lourds.

– La vitamine B2 (riboflavine)
Elle est nécessaire à la synthèse de deux enzymes impliquées dans la production d’énergie et l’utilisation des nutriments. Ces enzymes protègent également les cellules contre les radicaux libres (effet antioxydant) générés lors des réactions métaboliques et notamment lors des intoxications. La vitamine B2 peut contribuer au métabolisme énergétique normal, à la protection du système nerveux et de la vision.

– Les tanins
Composés phénoliques, les tanins ont des propriétés antioxydantes, ce qui explique certains effets bénéfiques du jus de raisin et du vin sur la santé (protection cardio-vasculaire). Les phénols interviennent dans les caractères organoleptiques du vin. Les tanins du thé ont des effets sur l’assimilation du fer, la rendant moins efficace, ce sont des chélateurs de protéines et de métaux lourds, notamment du fer.

– La spiruline
Cette algue microscopique est très riche en protéines, en chlorophylle et en caroténoïdes. Mais c’est sa richesse en bêtacarotène (vingt fois plus que la carotte) qui la rend active dans cette indication, même si ses propriétés nutritionnelles et dépolluantes sont confirmées.

Dr Georges Van Snick