vendredi 25 décembre 2015

Déchéance : on a les références qu'on mérite.

Déchéance : on a les références qu'on mérite.

Publié le 25 Décembre 2015
Toute pratique est pratique d'une théorie.
ou les enseignements de l'histoire.
Déchéance : on a les références qu'on mérite.
Au moment de mettre ce livre sous presse, je viens d’apprendre qu’effectivement, la Junte m’a « déchu » de la nationalité chilienne.  
(Armando UribeLe livre noir de l’intervention américaine au Chili,
traduction de Karine Berriot & Françoise Campo,
bas de page 223, Seuil, 1974)

Aragon pour stigmatiser la normalisation en Tchécoslovaquie avait écrit à l'automne 1968 :
 "Je me refuse à croire, qu'il va se faire là-bas un Biafra de l'esprit."
La version actualisé 2015 conduit à reprendre l'image :
" il faut se refuser d'admettre qu'il puisse s'instaurer ici les méthodes dont usa Pinochet au Chili"
Conclusion de Canaille le Rouge : la sociale démocratie est un naufrage de l'humanité



Les mots sont très politiques.
Déchoir en est une image particulièrement forte 
Quand des actes prennent une telle dimension cataclysmiques, quand un Tsunami brun menace de dévaster la France le retour sur les mots et leur sens est indispensable.
Ce que propose la doublette Valls-Hollande est du niveau de ce qui restera dans l'histoire un moment majeur d'infâmie d'Etat.

C'est du même niveau historique que la révocation de l'Edit de Nantes, que l'abrogation des décrets Crémieux en Algérie colonisée, synonyme du rétablissement du banissement.
Le déchu et le banis sont frère. Ils fabriquent des appatrides et en cela violent la signature de la France sur tous les traités internationnaux ratifiés depuis 1945.

Valls avait annocé la couleur lors de l'instauration de l'état d'urgence. :
""Les autorités françaises ont informé le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe d’un certain nombre de mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence […], mesures qui sont susceptibles de nécessiter une dérogation à certains droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme", 

Certains alors vaient pris cela à la légère et disaient à ceux qui comme Canaille le Rouge s'insurgeaient contre cette ignominie qu'ils abusaient.
Qui à l'air malin maintenant ?
Les personnes visées le sont au titre de terrorisme. Les mêmes mots 75 ans après. C'est ce qui conduira au Mont valérien, pour ne parler que de ce lieu là parmi de nombreux autres à plus milles exécutions de "terroristes".
Ne pas connaitre son histoire condamne à la revivre.   
A ceux qui claironnent qu'il ne faut pas abuser, relisez le chapitre du dessus.
Pétain condamné à mort à la libération, gracié par De Gaulle, fut déchu de ses droits et titres, pas de sa nationalité. La France d'alors pourtant meurtie avait un autre sens de la dignité politique que les disciples du François francisqué de 40, père spitituel de celui qui joue son François Napoléollande.

Le bannissement politique et la déchéance de nationalité outre les gouvernement Pétain, a été utilisé massivement en France après la Commune, pendant le régime militaire du Brésil (1964-1985) au Chili de Pinochet à l'encontre des dissidents politiques.  

Souvenez vous pour les moins jeunes des réactions de ce qui n'était pas encore la Solférinocratie, déjà plus la SFIO mais toujours la social démocratie quand ils appelaient (ils n'avaient là pas tord) à manifester contre la déchéance nationalité soviétique imposé à Soljenitsine.

La droite rose aujourd'hui au pouvoir en France use des méthodes qu'elle stigmatise chez les autres. 




Littéraire
  • (auxiliaire être) Tomber d'une situation supérieure : Il est déchu de son rang.
  • (auxiliaire avoir) Perdre de sa valeur ; s'affaiblir, décliner : Autorité qui déchoit.

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Mots proches

 déchoir

verbe intransitifconjugaison
(bas latin decadere, du latin classique cadere, tomber)



Littéraire
  • (auxiliaire être) Tomber d'une situation supérieure : Il est déchu de son rang.
  • (auxiliaire avoir) Perdre de sa valeur ; s'affaiblir, décliner : Autorité qui déchoit.
Déchéance : on a les références qu'on mérite.



Les dictionnaires ne laissent flotter aucune équivoque : 

 déchoir

verbe intransitifconjugaison
(bas latin decadere, du latin classique cadere, tomber)



Littéraire


  • (auxiliaire être) Tomber d'une situation supérieure : Il est déchu de son rang.
  • (auxiliaire avoir) Perdre de sa valeur ; s'affaiblir, décliner : Autorité qui déchoit
Il a aussi donné choir.
  • déchet
  • déchu
"Tomber dans un état moins brillant, moins avantageux que celui où l’on était".
(À la voix passive) Déposséder
Les exemple retenu par les dictionnaires donnent en soi du sens à une démarche :
  • Peter Schwarber fut même déchu de ses droits de bourgeoisie et banni de la ville. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  • Au moment de mettre ce livre sous presse, je viens d’apprendre qu’effectivement, la Junte m’a « déchu » de la nationalité chilienne. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, bas de page 223, Seuil, 1974)
​après celui qui est déchu, regardons le statut de "celui qui déchoit"
  • Diminuer, s’affaiblir, en parlant des choses.
    • Son crédit, sa fortune, sa réputation commencent à déchoir.
    • Dans la décadence de l’Empire romain, l’éloquence elle-même commença bientôt à déchoir.
    • Pouvoir déchu.
  • Décliner, en parlant d’une personne avancée en âge, lorsque les facultés du corps ou de l’esprit commencent à s’affaiblir en elle.
    • Commencer à déchoir.

Finalement Quand on en est conduit à déchoir quelqu'un de ses droits en s'affranchissant de ce qui fait la légitimité de celui qui en décide ce n'est même plus un faux pas ni une erreur, mais une déchéance.
La France est sous le feu de la critique de tout ce que le monde compte d'espace de liberté.
Valls se paient même le luxe de nous laisser administrer une leçon de liberté par ses coopains les sabreurs de Ryiad. Cela aidera à mesurer dans quel cloaque ce pouvoir nous entraine.

Soixante douze heures après le conseil des Sinistres ayant arrêté la forfaiture, la garde des Sceaux, malgré le viol des principes de la constitution et e la signature internationale de la France reste à son poste.
Où est la dignité ?