lundi 22 septembre 2014

hommage à Dadi

Ceux Qui S'en Vont
Ceux qui s'en vont, ceux qui nous laissent
Les vieux parents, les vrais amis
Ceux qui ont laissé leur jeunesse
Dans un paysage endormi

Ceux qui s'en vont, ceux qui nous laissent
Le coeur serré, les cheveux gris                                       
Ceux qui n'ont pas laissé d'adresse
Comme s'ils voulaient qu'on les oublie

Ceux qui s'en vont, ceux qui nous laissent
Avec le silence et la pluie
Avec la force et la faiblesse
De vouloir à être encore en vie

Ceux qui s'en vont, ceux qui nous laissent
En étranger au paradis
Ceux qui emportent leur tendresse
Et leur sourire à l'infini

Ceux qui s'en vont, ceux qui nous laissent
Avec des fleurs au bout des doigts
Ceux qui ne tiennent pas leurs promesses
Qui sont parti, pour qui, pour quoi ?

Ceux qui s'en vont, ceux qui nous laissent
Comme des écoliers dans le froid
Les évadés qui disparaissent
Les survivants de l'au-delÃ

Ceux qui s'en vont, ceux qui nous laissent
Avec le silence et la pluie
Avec la force et la faiblesse
De vouloir être encore en vie

Ceux qui s'en vont, ceux qui nous laissent
En étranger au paradis
Ceux qui emportent leur tendresse
Et leur sourire à l'infini

Ceux qui s'en vont, ceux qui nous laissent
Ceux qui s'en vont, ceux qui nous laissent



  Quand ceux qui vont, s'en vont aller, de Barbara

 Quand ceux qui vont, s'en vont aller,
Quand le dernier jour s'est levé
Dans la lumière blonde,
Quand ceux qui vont, s'en vont aller,
Pour toujours et à tout jamais
Sous la terre profonde,
Quand la lumière s'est voilée,
Quand ceux que nous avons aimés
Vont fermer leur paupières,
Si rien ne leur est épargné,
Oh, que du moins soit exaucée
Leur dernière prière :
Qu'ils dorment, s'endorment
Tranquilles, tranquilles.

Qu'ils ne meurent pas au fusil,
En expirant déjà la vie
Qu'à peine, ils allaient vivre,
Qu'ils ne gémissent pas leurs cris,
Seuls, rejetés ou incompris,
Eloignés de leurs frères,
Qu'ils ne meurent pas en troupeau
Ou bien poignardés dans le dos
Ou qu'ils ne s'acheminent
En un long troupeau de la mort,
Sans ciel, sans arbre et sans décor,
Le feu à la poitrine.

Eux qui n'avaient rien demandé
Mais qui savaient s'émerveiller
D'être venus sur terre,
Qu'on leur laisse choisir, au moins,
Le pays, fut-il lointain,
De leur heure dernière.
Qu'ils aillent donc coucher leurs corps
Dessous les ciels pourpres et or
Au-delà des frontières
Ou qu'ils s'endorment, enlacés,
Comme d'éternels fiancés
Dans la blonde lumière.

Quand ceux qui vont s'en vont aller
Pour toujours et à tout jamais
Au jardin du silence
Sous leur froide maison de marbre
Dans les grandes allées sans arbre,
Je pense à vous, ma mère.
Qu'ils aient, pour dernier souvenir,
La chaleur de notre sourire
Comme étreinte dernière.
Peut-être qu'ils dormiront mieux
Si nous pouvons fermer leurs yeux.
Je pense à vous, ma mère.
Qu'ils dorment, s'endorment
Tranquilles, tranquilles...


très difficile à écouter, ça me tord les tripes. l'interprétation de barbara me fait défaillir de douleur

 

  Vois-tu Dadi, hier était une journée des plus dure. Je sais, oui je sais il faut être digne mais la douleur est si dense, le soleil s'est changé en orage, l'orage de ma colère, ma colère contre l'irresponsabilité des armes, les armes qui ne sont pas sous clés. Quand l"'homme aura-t-il accepter que nous sommes faillibles. toute notre vie est jonchée d'erreurs que l'on pourrait éviter. Notre individualité nous fait commettre des fautes graves, irréparables. Sommes nous si ignorants, si je m'en foutiste pour assumer notre rôle d'éducateur. Sans éducateur, pas de connaissance, pas de responsabilité, pas de moral, pas d'avenir.Changeons, aidons nos jeunes à devenir adulte
Une mamie, la mamie de Dadi qui ne peut assécher sa peine. Toi, Dadi, mon petit, mon ami tu me manques, tu nous manques.

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire